CHAPITRE VII
différence à la vaine multitude des interprétations diverses qui l'accueillirent sur le chemin', « Le séjour du séminaire ou vous m'avez envoyé, écrivait-il bientôt après à l'archevêque, convient parfaitement a ma santé et à mes goûts : cette sainte demeure est pour moi comme un port tranquille et inattendu après un trop long orage; ces jeunes enfants me plaisent, leur piété me repose, leurs travaux m'intéressent, l'éclat le plus bruyant de leurs jeux est plus doux et plus paisible à mon oreille que le bruit des discours qui troublent le monde. » Mais, tout en se livrant en conscience a ses nouvelles fonctions, il lui était difficile de s'y donner tout entier : suit parce que, n'étant là qu'en second, il ne pouvait avoir toute son initiative, et que bientôt même, faut-il le dire avec lui? il s'aperçut qu'il inspirait des ombrages; soit surtout parce que, tant qu'il n'était pas remplace a la Madeleine, et tant que le curé persistait dans sa résistance, rien n'était terminé; les catéchistes pouvaient conserver toujours le désir et l'espoir de reprendre ces œuvres où ils avaient mis tout leur cœur, et qui ne pouvaient être continuées qu'à la Madeleine. Un long mémoire, calme et lumineux expose des faits, rédigé par l'abbé Dupanloup, fut présenté tout a la fois à l'archevêque, pour achever de faire à ses yeux la lumière, et au curé, comme un suprême appel à sa conscience. Mais, inflexible, inébranlable, se résignant à faire lui-même les fonctions de vicaire, le curé de la Madeleine ne dit pas une parole, ne fit pas une démarche. Comment sortir de cette impasse?
En face d'un scandale certain, d'une presse hostile, d'un gouvernement peu bienveillant, Ms* de Quélen jugea convenable de ne pas user de toute son autorité, et le cure lui ayant enfin, par une démarche habile, donné une satisfaction, il crut tout concilier en transférant avec honneur, à Saint-lloch, les sept catéchistes de la Madeleine, et en les remplaçant à la Madeleine par autant de prêtres de Saint-Roch,
L'honneur était sauf, mais le cœur désolé: l'obeis-