EVANGILE SELON ST-JEAN, C. XVIII
40.—Ils (les Juifs) se mirent tout de nouveau à crier tous ensemble : Nous ne voulons point de celui-ci (de JÉSUS), mais | donnez-nous Barrabas. Or, Barrabas était un voleur. | C. XIX, 1.—Alors Pilate ordonna de prendre JÉsus, et il le | fit flageller.
2.—Et les soldats ayant fait une couronne d’épines entrelacées, la lui mirent sur la tête, et ils le revêtirent d’un manteau d’écarlate.
8.—Et ils venaient à lui et lui disaient : Salut, roi des Juifs ; et ils lui donnaient des souflets !
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PT pas uniforme. Alors le grand prêtre se levant au milieu d’eux interrogea Jésus, disant : Tu ne réponds rien à otre ce que ceux-ci déposent contre toi ? Mais Jésus se niers taisait, et il ne répondit rien. Le grand prêtre l’intertifiés rogea de nouveau et lui dit : Es-tu le Christ, le Fils du sion Dieu béni ? Et Jésus lui dit : Je le suis ; et vous verrez " le Fils de l’homme assis à la droite de la majesté de ne Dieu, et venant sur les nuées du ciel. Alors le grand égiti- prêtre déchirant ses vêtements, dit : Qu’avons-nous » père encore besoin de témoins ? Vous avez entendu le verti blasphème : Que vous en semble ? Tous le condamnè- Le rent comme étant digne de mort. Aussitôt quelques- RAR uns se mirent à cracher sur lui, à voiler sa face, à le . €'ichirer à coups de poing et à lui dire : Prophétise ; et 1838, les serviteurs le déchiraient de soufflets. Et pendant Pères que Pierre était en bas dans la cour, vint une des servantes du grand prêtre ; et lorsqu'elle eut aperçu int de Pierre qui se chanffait, le regardant, elle dit: Toi Vase Li aussi tu étais avec Jésus le Nazaréen. Mais il le nia, a de disant : Je ne sais ni ne connais ce que tu veux dire. Et il sortit devant la cour, et un coq chanta. Or, la | ne servante l’ayant encore vu, dit à ceux qui étaient és présents : Celui-ci est un d’entre eux. Mais il le nia de” tille not. veau. Et peu après ceux qui étaient là disaient à ntre- Pierre : Tu es certainement un d’entre eux, car tu es | Pre aussi Galiléen. Alors il se mit à faire des imprécations | i des et à jurer : Je ne connais point cet homme que vous
____© dites. Et aussitôt un coq chanta encore. Et Pierre se |
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ressouvint de la parole que lui avait dite Jésus : Avant qu'un coq chante deux fois, tu me renieras trois fois. Et‘ se mit à pleurer. Dès le matin, les princes des prêtres s'étant assemblés avec les anciens, et les scribes, et tout le conseil, ils lièrent Jésus, l’'emmenèrent et le livrèrent à Pilate. Et Pilate l’interrogea : Es-tu le roi des Juifs ? Jésus lui répondant, lui dit : Tu le dis. Et les princes des prêtres portant contre lui beaucoup d’aceusations, Pilate l’interrogea de nouveau, disant : Tu ne réponds rien ? Vois de combien de choses ils t’accusent. Mais Jésus ne répondit pas davantage, de sorte que Pilate en était étonné. Or, à un des jours de la fête, il avait coutume de remettre au peuple un des prisonniers, celui qu'ils demandaient. Il y avait alors un nommé Barabbas qui avait été mis en prison avec d’autres séditieux, et qui avait commis un meurtre dans la sédition. Le peuple étant donc monté devant le prétoire, commença à demander ce qu’il leur accordait toujours. Pilate leur répondant, dit : Voulez-vous que
je vous délivre le roi des Juifs ? Car il savait que c'était par envie que les princes des prêtres l’avaient livré. Mais les pontifes excitèrent le peuple à demander qu'il leur délivrât plutôt Barabbas. Pilate répondant encore, leur dit : Que voulez-vous donc que je fasse du roi des Juifs ? Mais de nouveau ils crièrent : Crucifiezle ! Pilate, cependant, leur disait : Maïs quel mal a-t-il fait ? Et eux criaient encore plus : Crucifiez-le ! Pilate donc, voulant complaire au peuple, leur remit Barabbas,
JÉSUS-CHRIST 283 au et il leur livra Jésus déchiré de verges, pour être ta crucifié, Or, les soldats le conduisirent dans la cour du
at prétoire, et ayant convoqué toute la cohorte, ils le bes, vètirent de pourpre, et tressant une couronne d’épines, 1e ils la mirent sur sa tête. Pais ils commencèrent à le > roi saluer, disant : Salut, roi G:s Juifs ! Etils lui frappaient Et la tête avec un roseau ; et ils erachaient sur lui, et, coup fléchissant le genou, ils l’adoraïent. Et après qu'ils se RP furent ainsi joués de lui, ils lui ôtèrent la pourpre, et le Ste couvrirent de ses vêtements ; puis ils Femmenèrent e, de pour le crucifier, Et ils contraignirent un certain SH de de Cyrène, père d'Alexandre et de Rufus !, qui passait n 408 | par là en revenant de sa maison des champs, de porter se sa croix. Ensuite, ils le conduisirent au lieu appelé Lou Golgotha ; ce que l’on interprète par : lieu du Calvaire. urtre 1 Ils lui présentaient à boire du vin mêlé de myrrhe ; ie Te 4 mais il n’en prit point. Et l’ayant crucifié, ils se partaraté 4 gèrent ses vêtements, y jetant le sort, pour savoir ce ls que Ë que chacun en emporterait. Or, il était la troisième £ que 1 heure ? lorsqu'ils le crucifièrent. Et le titre de sa raient É 1—IL est de tradition que Simon se convertit, plus tard, avec ander à ses deux fils. Rufus mourut, Evôque en Espagne (Sa Fite est au É 12 Nov.).—Alexandre est inscrit au Martyrologe, comme martyr ndant à par Adon et le vén. Bède.—Simon, leur père, mourut paisiblesse du | ment, plein de mérites, à Jérusalem (On célèbre sa mémoire le cifièse ler Déc.). (Corn-à-Lap, in Matt. CO: 27.1, ; ; + Heureux donc ceux qui aident Jésus à portera Croix ! 1 a-t-il 2—+ La troisième heure : non le commencement, mais In fin de Pilate la troisième, c'est-à-dire environ la sixième, comme le dit abbas, S. Jean, (XIX. 14). Les Hébreux avaient divisé le jour et la