RITION DE JÉSUS : AUX DEUX DISCIPLES QUI ALLAIENT À EMMAUS
S. Marruteu (XXVIITI. 1.—15.).—Or, la nuit du sabbat, le premier jour de la semaine commençant à luire, Marie-Madeleine et l’autre Marie vinrent pour voir le sépulcre. Et voilà qu'il se fit un grand tremblement de terre ; car un ange du Seigneur descendit du ciel, et, s’'approchant, il renversa la pierre et s’assit dessus ;
son visage était comme un éclair, et son vêtement
1—+ Comme les textes rassemblés ici entrent dans le détail d'un très grand nombre de circonstances, dont les unes sont marquées par plusieurs Evangélistes, et les autres par un seu!, si nous avions voulu entreprendre de combiner ensemble ces circonstances, il aurait fallu confondre les textes des quatre Evangélistes. Nous avons cru qu'il serait plus avantageux de séparer leurs récits : il sera facile d'y reconnaître les circonstances qui se ressemblent,
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comme la neige. Par la crainte qu’il leur inspira, les gardes furent épouvantés, et devinrent comme morts. Mais l'ange prenant la parole, dit aux femmes : Ne craignez point, vous; car je sais que vous cherchez Jésus, qui a été crucifié : il n’est point ici ; car il est ressuscité, comme il l’a dit ; venez et voyez le lieu où le Seigneur était déposé : et allant promptement, dites à ses disciples qu’il est ressuscité : et voici qu'il va devant vous en Galilée; c’est là que vous le verrez !.
Ainsi je vous l'ai dit d'avance.
Elles sortirent aussitôt du sépulcre avec crainte et avec une grande joie, courant porter ces nouvelles à ses disciples. Et voilà que Jésus se présenta à elles, disant : Je vous salue. Et elles, s’approchant, embrassèrent ses pieds et l’adorèrent. Alors Jésus leur dit : Ne craignez point ; allez, annoncez à mes frères qu’ils aillent en Galilée ; c’est là qu’ils me verront.
Lorsqu’elles s’en furent allées, voilà que quelquesuns des gardes vinrent à la ville, et rapportèrent aux princes des prêtres tout ce qui s’était passé. Et ceuxci, s'étant assermblés avec les anciens, et ayant tenu conseil, donnèrent une grosse somme d’argent aux soldats, disant : Dites : Ses disciples sont venus de nuit et l’ont enlevé, pendant que nous dormions. Et
1— Les disciples de Jésus-Christ étant Galiléens devaient s’en retourner en Galilée après la fête de Pâque.
ira, Les morts.
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si le gouverneur l’apprend, nous le persuaderons, et nous vous mettrons en sûreté.
Ainsi les soldats, l’argent reçu, firent comme ils étaient appris ; et ce bruit s’est répandu parmi les Juifs jusqu’à ce jour.
S, Marc (XV, 47.—X VI, 1.-18.).—Or, Marie-Madeleine, et Marie, mère de Joseph, regardaient où on le mettrait. Lorsque le sabbat fut passé !, Marie-Madeleine, et Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des parfums pour venir embaumer Jésus. Ainsi parties de grand matin, le premier jour de la semaine, elles arrivèrent au sépulcre, le soleil étant déjà levé. Or, elles se disaient l’une à l’autre : Qui nous Otera la pierre de l’entrée du sépulcre ? Maïs regardant elles virent la pierre Ôtée; or, elle était fort grande. Et entrant dans le sépulcre, elles aperçurent un jeune homme assis à droite, vêtu d’une robe blanche, et elles furent frappées d’étonnement. Il leur dit : Ne craignez point ; c’est Jésus de Nazareth, le crucifié, que vous
1— Lorsque le sabbat fut passé ; c’est-à-dire le samedi au soir, lorsque le soleil fut couché. Le sabbat finissait au coucher du soleil. Pour accorder saint Marc'avec saint Luc, qui dit que ces femmes avaient préparé les parfums dès la veille du sabbat, ii faut traduire ici : Elles avaient acheté des parfums ; ou bien elles achetèrent de nouveau des parfums qu’elles joignirent à ceux qu’elles avaient achetés la veille, et qui ne suffisaient pas pour <mbaumer comme il faut le corps de Jésus-Christ,
cherchez ; il est ressuscité, il n’est point ici ; voilà le lieu où on l'avait mis. Mais allez, dites à ses disciples et à Pierre qu’il va devant vous en Galilée; c’est à que vous le verrez, comme il vous l’a dit. Mais elles, sortant du sépulcre, s’enfuirent, car le tremblement et la peur les avait saisies, et elles ne dirent rien à per-
sonne !, tant elles étaient effrayées.
| Or, Jésus étant ressuscité le matin, au premier jour | de la semaine, il apparut premièrement à Marie-Made- | leine, de laquelle il avait chassé sept démons. Et elle | alla l’annoncer à eeux qui avaient été avec lui, et qui | s’affigeaient et pleuraient. Maïs eux, entendant dire qu’il vivait et qu’il avait été vu par elle, ne le crurent pas. Ilse montra ensuite sous une autre forme, à deux d’entre eux, qui étaient en chemin et qui uilaïient à une maison de campagne. Et ceux-ci allèrent l’annoncer aux autres; mais ils ne les crurent pas non
plus.
S. Luc (XXIIT, 54.-56.-X XIV, 1.-35.). —Or, c'était le jour de la préparation, et le sabbat allait commencer.
Les femmes qui étaient venues de la Galilée avec
Jésus ayant suivi Joseph, virent le sépulcre, et com-
1—A personne ; c’est-à-dire à aucune des personnes qu’elles rencontrèrent : car il est constant, par saint Matthieu ,et par saint Luc, qu’elles en firent le rapport aux apôtres, selon le
commandement qu’elles avaient reçu.
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ment le corps de Jésus y avait été mis. Et s’en retournant, elles préparèrent des aromates et des parfums ; et pendant le sabbat, elles demeurèrent en repos, selon ‘la loi. Mais le premier jour de la semaine !, elles vinrent de grand matin au sépulcre, apportant les parfums qu’elles avaient préparés ; et elles trouvèrent la pierre Ôtée du sépulcre. Et étant entrées, elles ne trouvèrent point le corps du Seigneur Jésus.
Or, il arriva, pendant qu’en leur âme elles en étaient consternées, que près d’elles parurent deux hommes avec des robes resplendissantes. ÆEt comme elles étaient effrayées et baissaient le visage vers la terre,
ils leur dirent : Pourquoi cherchez-vous parmi les
. morts celui qui est vivant ? Il n’est pas ici, mais il est
ressuscité ; rappelez-vous comment il vous a parlé quand il était encore en Galilée, disant : Il faut que le Fils de l’homme soit livré entre les maïns des hommes pécheurs, qu'il soit crucifié, et que le troisième jour il ressuscite. Et elles se ressouvinrent de ses paroles. Et, revenues du sépulere, elles annoncèrent toutes ees choses aux onze et à tous les autres, Or, c’étaient Marie-Madeleine, Jeanne, Marie, mère de Jacques, et les autres qui étaient avec elles, qui rapportaient ces choses aux apôtres. Et ce récit leur parut comme du délire, et ils ne les crurent pas.
1—On a déjà r' marqué que le mot sabbat ou repos, jour de repos, signriait at ssi semaine.
Cependant Pierre, se levant, courut au sépulere ; et, s'étant penché, il ne vit que les linges posés à terre, et
il s’en alla, admirant en lui-même ce qui était arrivé.
Or, voici que deux d’entre eux ! allaient ce même
jour à.un village nommé Emmaüs, qui était à la distance de soixante stades de Jérusalem. Et ils s’entretenaient de tout ce qui s'était passé. Et il arriva que, pendant qu’ils discouraient et conféraient ensemble, Jésus lui-même s'étant approché, marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient retenus, de peur qu'ils ne le connussent. Et il leur dit : Quels sont ces discours que vous tenez ainsi en marchant, et pourquoi êtesvous tristes ? Et l’un d’eux, nommé Cléophas, répondant, lui dit : Es-tu seul si étranger dans Jérusalem, que tu ne saches point ce qui s’y est passé ces jours-ci ? Quoi ? leur dit-il. Et ils répondirent : Touchant Jésus de Nazareth, qui fut un prophète puissant en œuvres et en paroles devant Dieu et devant tout le peuple : et comment les princes des prêtres et nos chefs l'ont livré pour être condamné à mort et l’ont crucifié : pour nous, nous espérions que c’était lui qui devait racheter Israël : et cependant, après tout cela, voici déjà le troisième jour que ces choses sont arrivées. A la vérité, quelques femmes qui sont des nôtres nous
1—Deux d'entre eux; c'est-à-dire deux d’entre les disciples auxquels les saintes femmes racontèrent ce qu’elles avaient vu au sépulcre, ;
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lere ; et, terre, et t arrivé.
ce même à la dis- |s s’entreriva que, ensemble, avec CUX:e v'ils ne le , discours quoi êtes- 18, l'épon- Jérusalem, is jours-ci ?
Touchant issant en at tout le t nos chefs t crucifié :
Lui devait cela, voici ivées. À Otres nous
es disciples avaient vu