‹ Vie de NapoléonChapitre 3 sur 40 · MONSIEUR LE LIBRAIRE · texte numérisé non relu

MONSIEUR LE LIBRAIRE

Je vous en demande pardon, Monsieur, il n'y a nulle emphase dans les volumes que l'on vous présente à acheter. S'ils étaient écrits en style Salvandy, on vous demanderait quatre mille francs par volume.

Il n'y a jamais de grandes phrases ; jamais le style ne brûle le papier, jamais de cadavres ; les mots horrible, sublime, horreur, exécrable, dissolution de la société, etc., ne sont pas employés.

L'auteur a la fatuité de n'imiifer personne; mais son ouvrage fait, s'il fallait, pour en donner une idée, en comparer le style à celui de quelqu'un des grands écrivains de France, l'auteur dirait :

J'ai cherché à raconter non pas comme MM. de Salvandy ou de Marchangy, mais comme Michel de Montaigne ou le président de Brosses.

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