‹ Vie de s. François d'AssiseChapitre 40 sur 257 · Voir la préface du P. Stanislas · texte numérisé non relu

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LXVI VIE DJi S. FRANÇOIS

Cette traduction italienne ne renfermait pas les derniers chapitres de la légende^ ceux qui riicontent la mort, les stigmates et la translation^ Elle a donc été faite à une époque où l'on n'avait pas encore remplacé la partie supprimée par un court résumé des autres légendes.

De tout cela se dégagent deux conclusions pour la critique : 1^ Ce résumé final n'a pas la même autorité que le reste de l'ouvrage, puisqu'on ignore l'époque à laquelle il a été ajouté. 2^ Les fragments d'une légende de frère Léon ou des Trois Compagnons, épars dans des compilations postérieures, peuvent être parfaitement authentiques.

Dans son état actuel, cette Légende des Trois Compagnons est le plus beau monument franciscain et Tune des productions les plus délicieuses du moyen fige. Il y a dans ces pages, je ne sais quoi de doux, d'intime, de chaste, une sève de jeunesse et de virilité que les Fioretti rappelleront sans y atteindre jamais. A plus de six cents ans de distance, nous y sentons revivre le rêve le plus pur qui ait fait tressaillir l'Église chrétienne.

Ces frères de Greccio qui, éparpillés dans la montagne à l'ombre des oliviers, passaient des journées à chanter l'hymne du soleil, sont les vrais modèles entrevus par les maîtres ombriens primitifs. Ils se ressemblent tous, ils sont gauchement posés, tout en eux et autour d'eux pèche contre les règles les plus élémentaires de l'art; cependant leur souvenir vous poursuit, et lorsque vous aurez oublié depuis longtemps les œuvres des maîtres impeccables, vous reverrez sans effort les créations de ces ouvriers inconnus, car l'amour appelle l'amour; et ces personnages étri-

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