Mère de saint Louis, roi de France
3. Wadding, Annal. Minor., ad ann. I2i3, n. 61. — Ibid., ad ann. 1214, n. 2.
Crucifié à ce monarque et à son peuple. Il était convaincu que sa tentative lui vaudrait la couronne tant désirée. Mais, cette fois encore, Dieu mit obstacle au succès de son plan, car pendant qu'il était sur le sol espagnol, il fut assailli d'une maladie qui l'obligea à renoncer à la poursuite de son voyage (i). Oh ! combien il eût voulu sacrifier toutes ses forces, sa santé et sa vie pour la conversion des Marocains, dont il n'était plus séparé que par un étroit bras de mer! Mais Dieu ne lui demanda pas ce sacrifice, et ce fut pour lui le plus grand des sacrifices. Pour la seconde fois, il se soumit humblement à la céleste volonté.
Toutefois, avant de revenir, il voulut répandre la semence de la parole divine parmi les habitants de l'Espagne, et consolider son Ordre. Alors même que tout ce que racontent Wadding et d'autres auteurs plus récents, de l'activité du Saint en Espagne, ne serait pas historiquement certain, parce que ces historiens ont plutôt écrit d'après la tradition que d'après les documents du pays, cette tradition persistant à travers les siècles prouve cependant que François a dû faire beaucoup au milieu de ce peuple chrétien.
D'après Wadding (2), notre Saint aurait aussi visité Compostelle, pour satisfaire sa dévotion auprès du tombeau de l'apôtre saint Jacques, et solliciter la protection divine pour