AVadding, Annal. Minor., ad ann. 1214, n
VOYAGE AU MAROC 2o7
vent soit bâti par vous. Préparez-vous à vous mettre à Toeuvre. » Comme son interlocuteur lui faisait remarquer que sa pauvreté le mettait dans Fimpossibilité d'exécuter ce travail, il lui répondit : c Ayez bon courage; prenez une pioche, allez jusqu'à la fontaine, creusez-y et vous trouverez un trésor qui vous permettra de faire ce que le Ciel demande de vous. » Cotolaï obéit; il alla au lieu indiqué, creusa le sol et trouva le trésor qui suffit à construire le couvent (i).
Un miracle, dira-t-on à ce récit, et peut-être haussera-t-on les épaules. On ne saurait guère contester Facte de fondation du monastère qui fut vu, après des siècles, par des témoins dignes de foi. Mais le miracle du trésor est-il avéré? A cela, rien d'impossible, car, ainsi que le remarque très justement Chalippe, dans la vie de saint François, Celui qui fit trouver à Pierre une pièce de monnaie dans la bouche d'un poisson, pour payer à l'empereur le tribut, pouvait aussi bien faire trouver au charbonnier un trésor avec lequel il bâtît un couvent pour l'humble François. Ce couvent reçut plus tard le nom de Saint-François. Deux inscriptions placées dans l'église indiquaient que le charbonnier et sa femme y avaient trouvé leur dernière demeure (2).
Outre ce couvent, on attribue à François la fondation d'autres monastères à Corugna, à Oveti, à Rivadi, à Gatta, à Avila, à Tudela, à