Vc's socii, c. i, n
T). W^ADDiNd, Appar. ad Annal. Minor., g 3, n. 2-4. — Ce chroniqueur dit au n. 3 du même ouvrage, qu'il ne trouva rien sur la famille maternelle de François, mais
il y avait encore, en i534, plusieurs Moriconi à Assise, mais dans un tel état de pauvreté que la charité des fidèles devait subvenir à leurs besoins.
Ainsi qu^il arrive souvent pour les saints, la naissance de François fut entourée de circonstances remarquables. Cette naissance a tant d'analogies avec celle du Sauveur qu'on se demande involontairement comme autrefois :
4 Qu'adviendra-t-il de cet enfant (i)? » Le moment de la délivrance approchait pour Pica. Ses souffrances se prolongeaient depuis plusieurs jours, elles étaient si vives qu'on craignait pour la vie de la mère et de l'enfant. La pauvre femme se trouvait dans le moment le plus critique pour une jeune mère : sa vie était en danger; l'enfant
il donne de la manière suivante la généalogie du côté paternel : Le grand-père de François était Bernardone Morico; le père, Pierre Bernardone, qui avait un plus jeune frère du nom d'Ange. Bernardone eut, de Pica, François et Ange. Wadding ne donne pas les noms des autres enfants; les connaissait-il? (Très socu, c. i, n. 9.) Ange eut deux fils : Picard, qui ne se maria pas, et Jean, de qui naquit Ciccolus (petit Jean). Ciccolus eut quatre fils et deux filles : François, qui devint Frère-Mineur et Gardien de Saint-Damien (les Frères s'y trouvaient pour le service de Téglise et pour la direction spirituelle des Clarisses) ; Pierre, qui mourut sans avoir été marié : Bernard, qui eut de sa femme un fils appelé Jean, et Antoine (Rodolphe le nomme Ange), qui devint aussi Frère- Mineur et enseigna la théologie à Paris, d'après Rodolphe, et à Pérouse (Perisii), d'après Wadding. Les deux filles de Ciccolus furent Françoise, qui se maria, et Claire, qui fut religieuse et devint abbesse de Saint-Ange in Pancio. Nous ne pouvons aller plus loin dans la descendance de Pierre Bernardone. — Cf. Cristofani, vol. I, p. 78 et suiv. I. Luc, I, 66.
ORIGINK, NAISSANCE ET BAPTEME
qu'elle portait dans son sein était menacé d'être frustré de la grâce du baptême ; Bernardone, son époux, était loin d'elle, en France (i), et elle ne devait plus le revoir. Quelles angoisses pour une épouse et pour une mère ! Mais le Ciel eut pitié d'elle. Un pèlerin vint sinformer de l'état de la malade ; puis il déclara qu'elle ne serait délivrée qu'en se rendant dans une étable, et que le nouveau-né, au lieu d'être enveloppé d'étoffes précieuses, devait être posé sur le foin et la paille. Malgré le peu de confiance que pouvaient inspirer les conseils d'un inconnu, on transporta Pica dans l'étable attenant à la maison, elle y fut délivrée sans autre assistance (2). O profondeur des trésors de la sagesse et de la science de Dieu, nous écrions-nous ici avec l'Apôtre (3); que vos jugements sont incompréhensibles et vos voies impénétrables! Déjà, dans sa naissance, vous vous rendez conforme celui qui vous ressemblera dans toute sa vie. Voici sur sa couche cet enfant mystérieux, faible et sans force comme tout autre enfant ; on s'étonne, on est dans l'admiration, des questions se succè-
I. A cette époque, la France et l'Italie faisaient un commerce important d'étoffes précieuses, de broderies d'or et d'argent et de fourrures. Du coté de l'Allemagne, la voie commerciale passait par Bozen dans le 'l'yrol, dont les foires étaient renommées. D'après une tradition très ancienne, François \isita ces foires comme jeune marchand, et il aurait servi la messe dans l'église des saints Ingénu et Krard. — Cf. h'cuillcs du 'lirai. 18Ô7, p. 391.
'2. WaI)1)IN(;, Appar. ad Annal. Minor., g 3, n. (S.