Bon. 198 et 199. Fior. IV conaid
LB CANTIQUB DU 80LBIL 315
Le lendemain» le Saint arriva à la Portioncule. Il
semble d y avoir t'ait qu'uoe courte apparition et être reparti à peu près aussitAt pour aller évangéliser le sud
de rOmbrie,
On ne peut songer à le suivre dans cette mission.
Frère Élie raccompagnait, ne lui cachant plus les inquiétudes qu'il avait pour sa vie, tant il le voyait exténué ^.
Depuis le retour de Syrie (août 1220) il n'avait cessé de s'aHaiblir, mais son ardeur redoublait de jour en jour. Rien ne l'arrêtait, ni ses souffrances, ni les sollicitations des frères; monté sur un une il parcourait parfois trois ou quatre villages en une journée. Un labeur si excessif amena une infirmité plus pénible encore que les précédentes, il fut menacé de perdre la vue^.
Sur ces entrefaites, une sédition avait contraint fiono* rius ni à quitter Rome (fin avril 1336). Apres quelques semaines passées à livoli, il vint se fixer à Rieti, oxi son séjour devait se prolonger jusqu'à la fin de 1336^.
L arrivée du pape avait amené dans cette ville, avec la cour pontificale tout entière, plusieurs médecins renommés; aussi le cardinal Hugolin qui avait suivi le pontife, apprenant la maladie de François, Tappela-t-ii à Rieti pour l'y faire soigner. Mais malgré les instances de frère Élie, celui-ci hésitait beaucoup à se rendre à cette invitation K 11 lui semblait qu'un malade n'a qu'une chose à faire : s en remettre purement et simplement
1. i Ccl. 109; 69; Bon. 208. Peut-être faut-il raUacher à cette tournée le passage à Celano 2 Gel. 3,30. Spcc. 22; Bon. 156 et 157.