‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 242 sur 242 · EN PREPARATION · texte numérisé non relu

EN PREPARATION

Tome 111. Les disciples de saint François. ToMB IV. L'Evcmgile éternel. — Tomb V. Saint Célestin V. ToMB VI. Jacobone de Todi et les Franciscains spirituels.

OHAQUB VOl/UHB SB YBKD SApARAMBHT.

Benigko leotori,

étude suivante paraissant pour la première fois dans r édition italienne de la Vie de IS. François; j' ai cru devoir en faire tirer à part quelques exemplaires pour les personnes qui s' intéressent aux plus petits détails de ï histoire firandscaine.

On me dira sans doute qu' il importe assez peu en somme de savoir exactement où se trouvait ï liospice où S, François se voua tout d' abord aux œuvres de miséricorde. Je n' en disconviens })as, et par moments je suis tenté de croire, moi aussi, à la vaniié de ces recherclies qui occupent pendant des semaines et des mois pour un si mince résultat.

Je suis cependant plus porté à penser que négliger ces minuties, lorsqu' on les trouve chemin faisant, serait pécher par or.tcueil. Nous ne sommes pas tous destinés à découvrir r Amérique ou à révolutionner le monde par V élaboration d'une nouvelle métaphysique.

n en est des vérités historiques comme des pièces d' or. Celui qui en conquiert trois ou quatre, à force de travail, tient plus à cet humble pécule que le millionnaire à ses trésors.

Le tour laborieux et fatigant des pages qui suivent ne laisse guère .deviner avec quelle joie ont été faites les re-

cherches qu' elles exposent : le souci de 1' exactitude conduit d' ordinaire à de désagréables surprises ; les pages les plus frraeieiises ou les plus héroïques de V histoire ne sont trop souvent que de pures légendes.

Au contraire, plus on creuse V histoire fhmciscaine, plus on est surpris de la voir dev(Miir plus belle dans la mesure où elle devient plus vraie et plus précise.

L' histoire ici est plus grande que la légende, et c' est pourquoi on se sent pris d' émotion devant ces humbles chapelles de San Rufino d' Arce et de 8.^ Maria Maddalena vers lesquelles les historiens franciscains n' ont jamais songé à i)orter leurs pas.

Cette pauvre maison de paysan, où est encastré S. Rufino d' Arce et où de jolis enfants grouillent et jouent avec Tani mal le plus populaire de l'Ombrie, fut jadis T hospice où S. François soigna les lépreux, ce fut à cette masure qu' il sonj^rea dans les rêves et les soupirs de son agonie lorsqu'il luttait contre la mort et aurait voulu revivre une nouvelle vie, encore plus humble, plus vouée, plus active.

C* est donc une simple relique (pie j' ai découverte, iiiai> une relique encore intacte, qui n' a été gâtée ni par une dévotion indiscrète, ni profanée par des bouleversements.

Allez y faire un pèlerinage, laissez vos yeux errer sur le paysage environnant, là haut vers les grottes des Caroeri, vers le chemin de Satriano (1) vers les cyprès de S. Damien, vers le dôme de la Portioncule ou vers TOspedaletto i2i et peut-être vous sentirez -vous subtilement pris d'affection pour ce coin du pays séraphique où tout parle d'art, de poésie, d' amour ei où les cloches portent au bon Dieu une

<l) Chemin, à mi c6te du Subasio, sniTi quand on ramena François mourant de

Nocora ;\ Assis".

{ >) i/osiK-iiait'ito, ou Ca8a (; II. il. ti Jadis San Salvatorc délie Pareti, est le lien d*oà s. François b^i Assise lors qu' on le trasporta de révéctié à la PorUoncale«

(les prières les plus sublimes qui soient montées de la terre au ciel: MetUem mnctam, spontaneam, hanorem Deo et patriae liberaHanem (1).

(1) Inscription du bourdon d'Asâiâc fondu en 1839.

Cette ésnde paraitra natureUement en français dans la prochaUie édition de Ja Vie de S. François, avec on appareil bibliographique ploa eomplet.

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