Salimbene ann
3. Glassberger ann. 1253. An. fr. t. II, p. 73. Fvnter Johannes de Pnrma minister yeticralis, multiplicatis lilteris prœcepit fr. Tlwmœ de Celano {cod. Cepcrnno), ut vitam beati Frnncisci quœ antiqua Legendn dicitur per/icerct, qiiia solum de ejus conversa^ iione et verbis in primo tractatu, de mandata Fr.Crcsceniii olim gene^^alis compilât o , omissis mivdculis fecevat meidionem^ et sic secundum tractatum de miraculia sancti Patris compilavit^ qiiem eum epistola quœ indpU : Religiosa vettra aoUietludo eidem gènerail mUit.
Ce traité des miracles est perdu, car on ne peut Tidentifier comme le veut M. MûUur (Anfànge p. 177) avec la deuxième partie (en en comptant trois comme Tédition Amoni) de la Seconde Vie : !• i'é* pitre Beligioea veitra tollieitudo ne s'y trouve pas; 2* cette deuxième partie n'est pas un recueil de miracles, eo prenant ce mot dans le sens de ^érisons miraculeuses qu'il avait au treisième siècle. Les vingt-deux chapitres de cette deuxième partie ont une unité marquée ; on pourrait les Intituler : François prophète, mais non: Fronfots ihaunuUurge.
£TLD£ CRITIQL£ DES SOLRCES lAWil
lui^. Plus rien détormaU ne s'opposait à ce ^u'il fîi sur la portîeii de l'œurn des Trois CompigiioiiBy sopprimée psr Crweendiit, le timyail fiûft déjà sur eelle qui ayait été
ApprouTée.
Le Légende de frère Léon nons eet ainsi parrenne tout entière remaniée par Thomas de Celano, écoartée
et défraîchie, maU encore d'une importance capitale en l'aiMenee de la majeiue partie de l'original.
Les traits poor lesqnds noos possédons les denz épreuves nous permettent de mesurer l'étendue de notre perte* On retronre en effet dans la compilation de Cekao tont ce qu'on s'attendait à tronrer dans les Trois Compagnons : les récits se rapportent surtout aux deux dernières années de la vie de François et beaucoup ont pour théâtre Oreecio ou Tun des ermitages de la vallée de Rieti ' \ frère Léon a été d'après la tradition le héros d'un grand nombre de traits qui 7 sont racontés'^ et toutes les citations que fiut Ubertin de Casai du livre de frère Léon 7 trouvent leurs correspondants ^.
Cette deuxième partie de la Seconde Vie reflète bien les circonstances nouTolles qui Tout vue naître. La question de la Pauvreté jr domine tout^; la lutte entre les
i. Dans le pioU (2 Gel. S praL) Intignia patrum r^uteor parle sa iingiiljer tandis que l'épikettS est écrit de nouTeau au nom d*an groupe de dîMipIsi.
% Greeek), S Gel. S, 5 ; 14; 3, 7 ; iO ; 103. ^ Rieti, 3 GeL S, 10; il; 13; 13; 3, 36; 37; 66; 108.
8. S. Fraoçois lai donne un autographe, 2 Gel. 2, 18. Cf. Fior. 2* eonsid.; sa toniqne S CeL 8. 19; fl hii prédit une funine 8 Gel. 2, 21; Cf. Conform, 486. Fr. Léon malade à Bolo^e8 Gel.3, 5.
4. On trouvera le texte d'Uheiiin de Cas il dans les Archiu. t. III, p. 53, 75, 7G, 85, 168, 178 où le R. P. Ebrie indique le;j | assagcs correspond ci nls de 2 Gel.
5. Elle est le sujet de ti-ente-sept recils ! 2 Gel. 3, 1-37, puis viennent des exemples sur l'esprit d'oraison 2 Gel. 3, 38-4i, les tentations 2 3, 58-6-1, la vraie joie 2 Gel. 3, 6-1-79, rhumiUtc 8 Gel. 3, 79-87, l'obéissance 2 Gel. 3, 88, 91 etc., etc.
LXXVIII VIK Dii b. FttANÇOiS
6UX partis de l'Ordre se révèle à chaque page ; les collaborateurs veulent que chacun des traits racontés soit une leçon indirecte aux relâchésy auxquels ils opposent les Spirituels \ les papes avaient commenté la Règle dans le sens large ; eux^ de leur côté, allaient la-com- ' monter dans le sens tout à la fois littéral et spirituel, par les actions et les paroles de son auteur lui-même, |
L'histoire n'intervient donc guère ici que comme le véhicule d'une thèse, ce qui n'enlève rien à la valeur historique des renseignements répandus au cours de ces pages. Mais tandis que dans la Première Vie de Celaao et dans la Légende des Trois Compagnons les faits se succédaient organiquement , ici ils sont juxtaposés. Aussi, quand on arrive à cette lecture, a*t*on le sentiment d'une chute; même au point do vue littéraire l'infériorité se fait cruellement sentir. Au lieu d'un poème on a devant soi un catalogue, très habilement fait, il est vrai, mais qui ne saurait essayer de nous émouvoir.
Ylll. Indication de quelques documents secondaires, a) Vie de saint Français par Gelano à V usage du chmr.
Thomas de Celano fit aussi une courte légende à
à l'usage du chœur; elle est divisée en neuf leçons et servit pour les bréviaires franciscains jusqu'à ce que saint Bonaventure eût fait sa ïegenda minar.
Celle de Celano se trouve en partie (les trois premières leçons), dans le manuscrit 338 d'Assise fol. 62 a — 53 b; elle y est précédée d'une lettre d'envoi; ^liogasti tm^ frater Bénédicte, ut de legenda B. P. ^. F. quœdam exeiperem eê in nonem Uttimiium seriem ordiiui-
iTDDE CRITIQUE DES SOLUCES LXXIX
rem.,, etc. JB. Franciscus de civitate Assisii ortus a l>ti€riU6ii9 amis f^ittrUus exHiU inaoienier. » Ce travail n'a ancnne importance historique.
b) Vie de saitU Français versifiée.
Au nombre des biographies on a parfois compté un poème en vers hexamètres ^ dont le texte a été édité en 1882 par le regretté Cristofani*.
Ce travail ne fournit pas une seule indication historique nouvelle. C'est la vie de Celano mise en vers et rien de pins; Tauteur n'a voulu que faire œuvre de poète. U est donc superflu de s'y arrêter'.
c) Biograx)hie de saint François par Jean de Ceperano,
' Une des biographies qui ont disparu, sans doute par suite de la décision du chapitre de 1266^, est celle de Jean de Ceperano. La ressemblance de son nom avec celui de Thomas de Celano a provoqué bien des confusions V L'indication la plus précieuse que nous ayons sur lui nous est donnée par Bernard de Besse au commencement de son De laudUms 8. Franeiscii ^Flenam
1. Le Monnier, t. I, p. XI; P. Barnabe, la Portionculc, p. 15. Cf. Annlecta fr,, t. II, p. XXI. Zeitschrifl fur kath, Theol. VII (1883) p. 397.
2. H |»m mUieopoema délia vUa 4i S. Frameico d'Asshi tcritto inansî aXVanno i2SÙ ara par la prima vol ta puhblicaio et ira* dùîto da Antania Criêtofani, Prato, 1882^ 1 vol. 8«, 388 pp.
3. Notons cependant deux articles des Mi8cellanes« l'an sur le nannserit de cette biographie qui se trouve &la bibliothèque de Versailles, t. IV (1889), p. 34 ss.; Tautre snr rautenr du poème,
t. Y (1890), p. 2—4 et 74 ss.