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l'heure d'aller à la mease ^» Que penser de cette autre brebis de la Portioneule, qui accourait au ohœur dAi
qu'elle y entendait la psalmodie des frères, et s'agenouillait dévotement pour l'élévation du Saint-Sacrement*?
Tous ces traits dont on pourrait grossir la liste révèlent le travail de la légende; Baint François devenait un grand thaumaturge, mais sa physionomie y perdait son originalité.
Le plus grand défaut de cette œuvre est en effet ce vague où Ton reste quant au caractère du Saint. Tandis que, dans CelanO| il y a les grandes lignes de l'histoire d'une âme, l'esquisse de ce drame émouvant d'un homme qui arrive à se conquérir lui-même, chez Bonaventure, tout ce travail intérieur disparaît devant les interventions divines; son cœur est pour ainsi dire le lieu géométrique d'un certain nombre de visions; il est un instrument passif dans les mains de Dieu, et on ne voit vraiment pas pourquoi c'est lui qui a été choisi et non un autre.
£t pourtant Bonaventure était italien; II avait vu rOmbrie ; il avMt dû s'agenouiller et célébrer les saints
mystères dans la pauvre chapelle de la Portioncule, berceau de la plus noble réforme religieuse; il avait conversé avec frère Égide et pu retrouver sur ses lèvres un écho des premières ardeurs franciscaines : mais hélas, rien de cet enivrement n'a passé dans son livre, et s'il faut tout dire, je le trouve bien inférieur à des documents tout à fait postérieurs, aux Fioretti par exemple ; car .