‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 41 sur 242 · mars 1222. — Ex parte UnweraUaiiê, Mis · texte numérisé non relu

mars 1222. — Ex parte UnweraUaiiê, Mis

sien donnée aux Dominicains, aux Franciscains et aux frères de la Milice de Saint Jacques à Lisbonne.

Il*"* 11, 12 et 13. 19 septembre 1222. — SacrosanUa

1. Et non pas S9 mars comme le Teut Sbaralea. L'original que j'ai eu sons les yeux aux arebi?es d'Assise porte en tttéii Datum Anaqniê XI Kal, aprll» pontifieaim no»tri anno 9êxlo,

XGIV

VIE DE S. FBANÇOIS

Eonuma, Privilèges pour les monastères (Cl&risses) de Lacques, Sienne et Péronse.

N° 14. 29 novembre 1223. — Sdld annuere. Approbation solennelle de la R^le qui est insérée dans la bulle.

N^" 15. 18 décembre 1223. — FrcUrum Minorum. Concerne les apostats de TOrdre.

N*» 16. 1**^ décembre 1224. — Cum iUorum. Autorisation donnée aux Frères de la Pénitence d'assister aux

offices en temps d'interdit, etc.

N« 17. 3 décembre 1224. — Qttia papiOares iumtUut.

^ Concession de Tautel portatif.

N<» 18. 28 août 1225. — In Mis. Honorius rappelle à

l'évêquo de Paris et à Tarchevêque de Reims le vrai sens des privilèges accordés aux Frères Mineurs.

N** 19. 7 octobre 1225. — Vineae Domini, Cette bulle contient diverses autorisations en faveur des Frères qui ▼ont évangéltser le Maroc.

Cette liste ne renferme que celles des bulles de Sbaralea qui peuvent directement ou indirectement jeter quelque lumière sur la vie de saint François et sa création. La nomenclature de Sbaralea est sûrement incomplète et devra être révisée quand les Registres d'Honorius JLLL auront été publiés intégralement

1. L*abbé Horoy a bien publié en cinq volumes ce qu'il intitule les Opéra omnia d'ilonorius III, mais il néglige, sans mot dire, un grand nombre de lettres dont certaines sont signalées dans le recueil si connu do Potthasl. L'abbé Pielro Pressuti a entrepris de publier le sommaire de toutes les bulles de ce pape d'après les Registres originaux du Vatican: J regeêli del Pontefice Onorio JIL Roma 1. 1, 1884. Le 1. 1» seul a paru jasqulci.

CHRONIQUEURS DE L'ORDRE I. Chronique de frère Jourdain de Giano ■.

Né à Giano en Ombrie, dans la contrée montagneuse qui forme vers le snd l'horizon d'Assise, frère Jourdain

fut en 1221 l'un des vingt-six frères qui, sous la conduite de Céeaire de Spire, partirent pour rAllemagne. D semble être resté attaché jusqu'à sa mort à cette province, alors que la plupart des frères, surtout ceux qui exerçaient des charges, étaient transférés, souvent à quelques mois de distance, d'un bout à l'autre de l'Europe. Il n'est donc pas étonnant qu'on l'ait fréquemment prié de mettre par écrit ses souvenirs. C'est au

1. Chyû7^ica fratris Jordaui a Giano. Le texte en a été publié pour la première fois en 1870 par le D"" G. Voigt sous le titre: tDie Denkwûrdigkeiten des Mirto)^iten Jordanxis von Giano^ dans les Abhandlungen dcr philuloy . histur. CL der konigl. sàchsischen Geseîlschaft der Wissenschaften p. 421-545. Leipzig chez Hirzel, 1870. On n'en connaît qu'un seul manuscrit qui se trouve à la Bibliothèque royale de Berlin (Manuscript. theolog. lat. D. 196, sxc. XIV, folionim 141). Il a servi de base à la seconde édition: Analecta francUeana sive Chroniea aUaque documenta ad hiêtoriam minorum spectantia. Ad Claras Aquas (Quaracchi)

iypitffraphia collegii 8, Bonaventurœ 1885, 1. 1, p. 1-19. Sauf indication eoatraire, je cite toiyours cette édition, où a été conlenrée la division en soixants-trois paragraphes introdaite par le IK Voigt.

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printemps de 1262 qu'il les dicta au frère Baudoin de Brandeboujg. U dut le faire avec joie, s'y étant préparé de longue date. Il raconte avec naT^eté comment, dès 1221| au chapitre générai de la Portiouculei il allait de groupe en groupe, interrogeant les frères qui partaient pour les missions lointaines sur leur nom, leur pays, afin de pouvoir dire plus tard, surtout s'ils venaient à être martyrisés : «Je les ai bien connus I » ^

Sa chronique porte la trace de ces dispositions. Ce qu'il veut raconteri c'est l'introduction et les premiers développements de rOrdre en Allemagne, et il le fait en énumérant| avec une complaisance qui a bien sa coquetteriCi le nom d'une foule de frères ^, et en datant soigneu- * sèment tous les événements. Ces détails fatigants pour un lecteur ordinaire, sont précieux pour l'historien \ il y Yoit la diversité des milieux dans lesquels se recrutaient les frères, et la rapidité avec laquelle une poignée de missionnaires jetés en pays inconnu savaient rayon* ner, fonder de nouvelles stations et, en cinq ans, couvrir le Tyrol, la Saxe, la Bavière, l'Alsace et les provinces voisines d'un réseau de monastères.

Il est bon^ cela va sans dire, de contrôler les indications chronologiques de Jourdain car il débute en priant le lecteur de lui pardonner les erreurs qui ont pu lai échapper de ce chef ; mais un homme qui note ainsi dans sa mémoire ce qu'il veut plus tard raconter ou écrire, n'est pas un témoin ordinaire.

En lisant sa chronique, on croit entendre les souvenirs d'un vieux soldat, où certains détails sans valeur sont saisis et présentés avec une puissance de relief extraordinaire, où le narrateur ne sait pas résister à la

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