AUTRE HYMNE
« Je suis indigne de lever vers les saintes étoiles mes yeux infortunés, mes yeux que le poids de tant de crimes abaisse vers la terre. Christ, viens au secours de ma faiblesse.
<r J'ai négligé d'accomplir le bien qui m'était commandé; j'ai commis le mal qui m'était défendu. Je me suis souillé dans la fange du
péché. Christ, épargne les àiiies rachetées de ton sang.
« En l'adressant d'un cœur fidèle cette humble prière, je maudis Arius et Sabellius, les blasphémateurs. Jamais je n'ai prêté l'oreille aux murmures impies de ces nouveaux Simon.
a Pour ton nom, ô Christ, mon cœur est plein d'un respect tendre et jaloux. J'ai sucé dès mon enfance le lait que la catholique Eglise me versa de son sein maternel. Je n'irai jamais boire aux sources empoisonnées de l'erreur ^»
1 Patrol. lat.,t. X, col. S51-S54. L'authenticité de cette hymne est moins certaine que celle de l'autre. (S. Hilar., op., apud Benedict., col 1213-1214.) Dom Fonteneau (t. LXXXII, p. 63) rapporte une inscription qui était gravée à Saint- Hilaire-le- Grand , et qui reproduit peut-être cette seconde hymne perdue. Elle était ainsi conçue :