CHAPITRE VI
LA PREMIÈRE LETTRE d'hILAIRE A CONSTANCE
Note A. — Très reperiri libellos ab Hilario ad Gonstantium , seu contra Gonstantium scriptes, quorum ille primus habendus, qui mox post exilium Italorum episcoporum, Eusebii Vercellensis et collegarum , ad eumdem Gonstantium scriptus est, ut ex illius contextu facili potest intelligi. (Baron., V, Ann. chr., 360, n. 3.)
L'usurpation de Sylvain, général, qui, envoyé contre les barbares, avait pris la pourpre à Gologne (355), explique peut-être les protestations de fidélité qu'Hilaire fait dans cette lettre au nom de tous les catholiques des Gaules.
V. Ammien-Marcellin, Hist., lib. XV, c. viii. — Aurel. Victor, De Cœsaribus. — D. Goustant. — S. Hilar., opp. (lib. ad Constant. )y n. 3.
Page 12.
Note B. — Jérôme de Prato, de l'oratoire de Vérone, soutient, dans son édition de Sulpice Sévère, que la première partie du premier livre à Constance, jusqu'au numéro 6, n'est autre chose
que la lettre du concile de Poitiers rédigée par saint Hilaire. Le commencement est, en effet, tout à fait différent de la suite à partir du numéro 6. De l'aveu des meilleurs critiques , ce sont même deux fragments de deux ouvrages distincts. La première partie est manifestement une supplique à l'empereur rédigée au nom de plusieurs. La seconde n'est pas moins évidemment tronquée, et de plus l'auteur, cette fois , y parle en son nom et sur le ton d'un historien et d'un polémiste. On y suppose, dès le début, qu'il a été question précédemment de saints personnages (sancti illi viri, n*> 6) qui ont absous saint Athanase, ce qui désigne suffisamment les Pères du concile de Sardique. Plus loin, l'auteur affirme qu'il a déjà parlé du concile de Nicée (n<> 8): toute chose dont il ne reste aucune trace dans la rédaction qui nous est parvenue. Dom Chamard, à qui nous empruntons ces réflexions , partage l'avis de Jérôme de Prato. Nous nous y rangeons pareillement. Il est impossible qu'un lecteur attentif ne remarque pas des lacunes dans cette œuvre d'Hilaire. Il reste bien établi toutefois que cette lettre est tout entière du même rédacteur.