VOUS ÊTES BÉNIE ENTRE TOUTES LES FEMMES
I. — Je vous salue, Marie, et avec l'Ange je le proclame, vous êtes la créature bénie de Dieu : bénies ont été les pensées de votre
cœur, bénies les paroles de votre bouche, bénies les œuvres de vos mains, bénie votre âme très humble, béni votre sein virginal qui vous a donné le Sauveur, source des bénédictions descendues sur le monde.
C'est vous, divine Marie, qui avez mis fin aux malédictions que notre première Mère avait attirées sur ses fils, par le dérèglement de ses désirs, l'imprudence de ses paroles, le désordre de ses œuvres, l'orgueil de sa résistance à Dieu, et enfin le triste héritage de son propre péché.
II. — Je gémis devant vous, ô Marie, sous le poids de ces malédictions, dans lesquelles j'ai été enfanté : malédictions spirituelles, qui ne m'ont laissé qu'une intelligence pleine de ténèbres, une volonté affaiblie et dépravée, des passions furieuses, des sens portés au mal; malédictions corporelles, qui ont soumis ma chair coupable à la souffrance, à la maladie et à la mort.
III. — Mais vous êtes apparue dans le monde, Vierge bénie, et, par vous, j'espère obtenir du Seigneur toute sorte de bénédictions.
IV. — Béni soit Dieu, qui maintenant par vous, divine Marie, épanche de son sein des flots de bénédictions sur les hommes.
V. — Obtenez-moi, je vous prie, qu'au jour terrible où votre Fils jugera la terre, je sois de ceux à qui il adressera cette consolante parole : Vene\ les bénis démon Père, prendre possession du royaume qui vous a été destiné.