‹ Vie de Zéphirin Verreau [microforme]Chapitre 15 sur 24 · LES · texte numérisé non relu

LES

les rappeler et m'’obtenir la force de les tenir. Mater Dei, Mater mea ! ”

“20 janvier 1890.

Lettre à ses varents. -—“ Lorsque vous allez voir arriver M. pour cause de maladie, et qu'il vous dira qu'au commencement de la semaine dernière il y avait au lit quarante élèves, deux prêtres, trois ecclésiastiques, vous allez croire, je n’en doute pas, que j'étais au milieu de ces malheures victimes de la Grippe. Vous ne vous tromperez pas, seulement je n’y étais pas comme patient, mais comme médecin. Oui, depuis dimanche après-midi jusqu'à mardi soir j'ai été continuellement avec eux, au dortoir, transformé en hopital, avec un confrère, les deux infirmiers ne pouvant suffire. Nous étions sans cesse occupés à donner des bains de pieds, ce que nous avons fait pour trente-six élèves, à appliquer des mouches, à envelopper nos malades de flanelles, à les faire transpirer, à leur donner les mille et une choses qu'ils désiraient, et enfin à satisfaire tous les besoins plus où moins capricieux d’un malade ou mieux de trente-six malades. Mais le plus beau était l'heure des repas: il fallait tout monter de la cuisine au quatrième étage : couteaux, cuillers, aliments, breuvages, ete. ete. ”

“7 juin 1890.

“ Depuis que Mgr Blais est arrivé à Rimouski, j'ai l'honneur de servir sa messe et de lui servir d’écuyer quand il officie le dimanche. ”

19 mai 1891.

“ Je dois remercier le bon Dieu de m'avoir exempté de toute maladie corporelle, car bien que je travaille assez fort, je n’ai pas été une minute à l’infirmerie, si ce n’est pour veiller un confrère malade. J’en rends donc grâce à Dieu, et j'espère que ça continuera ainsi, jusqu'à la fin de l’année, qui maintenant nous apparaît dans un horizon assez rapproché. Qu'il sera doux alors de voir arriver ce beau temps des vacances, où le repos succèdera au travail, la récréation à l’étude.

“ Mais je parais oublier que le pire n’est pas encore passé, puisque nous avons encore un mois de cette vie et à la fin ces trois jours d'angoisse où il nous faudra étaler le fruit de notre travail. Quel résultat obtiendrons-nous ? Dieu le suit. En attendant travaillons avec courage, et surtout avec une intention droite afin que si le succès ne répond pas à nos peines, nous ne perdions pas au moins ces longs jours de travail, ”

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