CONCLUSIONS
I. — L'existence des monstres doubles, dont la classification semble avoir peu été atteinte depuis Geoffroy Saint-Hilaire, si elle n’est pas très fréquente dans l’espèce humaine, atteint cependant près de un monstre double pour cent mille naissances.
IT. — Les monstres doubles viables sont l'extrême rareté. On ne peut guère, dans la littérature, relever plus d’une dizaine de cas ayant dépassé les premières heures de la vie.
III. — Ceux qui survivent peuvent atteindre un âge avancé. Ils peuvent mener une existence normale, compte tenu des nécessités physiologiques et psychologiques inhérentes à leur état.
IV. — Le problème des mariages des monstres bimâles n’est qu’un problème psychologique et moral.
V. — Le problème du mariage des monstres bifemelles se complique dans certains cas de l’unicité des organes génitaux externes. La grossesse d’une des deux moitiés du monstre vient encore compliquer, tant psychologiquement que physiologiquement, la question.
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VI. Dans certains cas, la division opératoire des monstres doubles est possible. Des considérations anatomiques peuvent l'empêcher. Mais plus fréquemment encore, des considérations familiales, d’un ordre financier assez peu estimable, empêchent le chirurgien de procéder à une telle intervention.
Vu : le Doyen de la Faculté, Vu : le Président de thèse, TIFFENEAU. TANON.
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l’Académie de Paris, ROUSSY.