SA PÉNITENCE
maison avec Juliette et Antoinette , sœurs d'Alphonse , qui firent toutes deux vœu de virginité, et qui parvinrent clans la suite à une sainteté éminente. Pour lui , il se loçea avec son fils dans un autre appartement, et tous, étant ainsi réunies , persévéraient ensemble dans la pratique de toutes les vertus chrétiennes.
Il commença cette vie nouvelle par une confession générale de tous ses pèches, qu'il fit au P. Martinez , religieux de la compagnie de Jésus , avec des gémissements accompagnés d'un torrent de larmes , qui coulèrent presque sans interruption pendant trois années de la plus rigoureuse pénitence. Tout occupé (le satisfaire à la justice divine , il joignait aux sentiments de la componction la plus vive les jeûnes , les haires , les disciplines et toutes les austérités que lui inspirait une sainte indignation contre lui-même ; il s'approchait souvent des sacrements de Pénitence et d'Eucharistie , et il s'y préparait par une prière presque continuelle . qui consistait surtout dans la fervente récitation du rosaire. Ce n'était point pour lui une formule prononcée à la hâte et sans application d'esprit ; il méditait et goûtait dans son cœur les divins mystères de notre foi , objet de cette dévotion , pendant que ses lèvres prononçaient les paroles si admirables de Y oraison dominicale et de la salutation angèhque.