‹ Vie du bienheureux - Alphonse RodriguesChapitre 18 sur 149 · QUE SB PRESCRIT ALPHONSE · texte numérisé non relu

QUE SB PRESCRIT ALPHONSE

la voix même de Dieu , et , se jetant à genoux, il adorait profondément les trois augustes personnes de la sainte Trinité , les remerciant de ce qu'elles l'avaient conservé pendant la nuit ; il récitait ensuite l'hymne Te Deum, s'arrètant un peu à ces paroles : « Daignez , Seigneur , nous préserver de tout péché pendant ce jour;» et pour offrir aussi à Marie son tribut d'hommage il disait dévotement ses litanies. Ces prières lui servaient de première préparation à l'oraison ; il la commençait toujours par demander à Dieu la permission de s'entretenir avec lui , et de le conjurer avec instance de lui accorder un ardent amour pour sa souveraine majesté, pour la sainte humanité de Jésus, pour Marie notre Mère, et pour tous les hommes rachetés par le sang du Sauveur : alors son esprit et son cœur se livraient sans réserve à la contemplation et au goût des choses célestes. Après avoir assisté à la sainte messe , qu'il servait ordinairement , il se rendait à son poste pour y remplir les fonctions de portier , et toutes les fois que la cloche, placée à la porte de la maison , l'avertissait d'ouvrir, il se représentait que ce n'était point à un homme qu'il allait rendre ce service , mais à Dieu môme , et , plein de ce sentiment , il se présentait devant les personnes qu'il devait introduire avec

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