Mémoire sur la dévastation de Saint-Lazare, loc. cit
2. Ils eurent aussi le bonheur de retrouver quelques-uns des meubles et des vêtements qui avaient appartenu à saint Vincent et qui sont conservés aujourd'hui dans la salle des reliques, à la maison mère de la rue de Sèvres. Mémoire sur la dévastation de Saint-Lazare, op. cit., p. 576.
3. Lettres et Conférences de saint Fincen? (jfePawZ (supplément), p.520.
ces épreuves n'avaient altéré en rien son calme et sa sérénité, et il laissait toujours voir cette merveilleuse égalité d'âme qu'on remarquait en lui au temps de la plus grande prospérité de Saint-Lazare. Quelques mois plus tard, dans sa circulaire du i" janvier 1790,11 loue les édifiantes dispositions de ceux qui partagent ses privations et son dénûment et qui ont « perdu sans regret, dit-il, ce qu'ils possédaient sans affection » ; il se réjouit du nouvel aspect de cette maison-mère, « beaucoup diminuée, ajoute-t-il, pour le nombre des sujets, mais singulièrement améliorée pour le spirituel », et plus que jamais, « ce qu'elle doit être, le modèle des autres maisons ^ » .
Toutefois, cet état de choses ne devait pas durer longtemps. Au dehors, les événements se précipitaient. M. Cayla pouvait moins que personne se faire illusion sur l'avenir. Député du clergé de Paris à l'Assemblée nationale ^, il y suivait de près les progrès de ce travail de dissolution qui avait commencé, dès le début de la Constituante, avec les premières motions révolutionnaires et qui allait bientôt déchaîner sur la France toutes les horreurs de la plus effroyable anarchie. [Ses circulaires de cette époque portent l'empreinte de ses trop légitimes alarmes. « Qu'attendez-vous de moi à ce renouvellement d'année, écrivait-il au début de celle du 1" janvier 1790, dont nous venons de citer déjà quelques lignes, et que puis-je pour votre bonheur ? Placé au sein des révolutions les plus désastreuses, témoin