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Tabernacle. Après avoir reçu les derniers sacrements, il entra tranquillement en agonie, mais une agonie si douce qu'elle lui permit de répondre lui-même aux dernières prières. Enfin il rendit sa belle âme à Dieu, entouré de ses frères qui fondaient en larmes, dans l'hôpital des Mères Ursulines, tout à côté du couvent des Pères, le 21 février 1699, jour de la fête patronale de leur sainte Fondatrice, un samedi, le soir, vers les six heures.
La mort du Juste est donc précieuse aux yeux du Seigneur, Mais qu'il est doux, consolant de voir mourir un saint, d'assister à sa dernière heure ! Les Mères Ursulines dont les premières Religieuses goûtèrent cette douce consolation en parlent ainsi dans le précieux ouvrage qu'elles viennent de publier sur leur célèbre monastère: “Un des plus touchants souvenirs des premiers jours de notre hôpital est le décès d’un saint canadien, le Frère Didace Pelletier, Frère Récollet, ratif de Saintz-.\nne, mort en odeur de sainteté dans notre Hôtel- Dieu, le 21 février 1699, et que Dieu honora du don des miracles...... Le Frère Didace, appelé à la mission des Trois-
Rivières, embaumait la ville du parfum de ses vertus. Un saint, une fleur tombée des jardins du Paradis préoccupe et attire l'attention. Sa vie encourage l’humble chrétien qui se traîne dans les sentiers de la vie ordinaire, ses exemples sont un livre où on aime à lire. Aussi entourait-on le pauvre Religieux d’une vénération profonde.
“Ses confrères ne furent pas les derniers à lui rendre hommage ; emportés par l'admiration, ils bénissaient Dieu de leur avoir donné un tel compagnon et ils le regardaient comme la gloire de leur Ordre. A la mort du Frère Didace, il n'y eut au’une voix pour glorifier le pauvre Frère et lui donner le plus beau titre que l’on puisse donner à un homme, le nom de Sant.
“Les foules accouraient en pèlerinage à son tombeau. Les habitants des Trois-Rivières le regardaient comme leur sauveur ; les malades lui demandaient leur guérison, comme autrefois ceux de la Judée qui venaient des villes et des villages auprès de Jésus. Ils sentaient qu'une vertu sortait de son tombeau, et ces cffluves de la puissance divine étaient le remède dont tous