‹ Vie du frère Didace récollet [microforme]Chapitre 12 sur 21 · GUÉRISONS MIRACULEUSES ATTRIBUÉES A L'INTERVENTION DU FRÈRE DIDACE · texte numérisé non relu

GUÉRISONS MIRACULEUSES ATTRIBUÉES A L'INTERVENTION DU FRÈRE DIDACE

Les procès-verbaux dont il est fait mention dans le chapitre précédent ont été dressés par Messire Charles Glandelet, prêtre chanoine théologal de la Cathédrale de Québec et Vicaire Général de Mgr de Saint-Vallier, deuxième Evêque du Canada. Ils contiennent une longue liste de miracles attestés sous la foi du serment et attribués à l’intercession du grand Serviteur de Dieu, le Frère Didace. Nous en donnons ici quelques-uns, pour exciter la confiance de nos bonnes populations canadiennes, en cette âme si chérie de Dieu, le bon Frère Didace.

I. —- Au monastère des Ursulines de Québec se trouvait une religieuse, nommée Sœur Rose de Sainte Catherinc,

qui, à l'enquête juridique, fit la déclaration suivante: “A l’âge de huit ans, je fis une chute sur la glace, et je me démis le bras droit dans cette chute. Le malheur me poursuivant, j'eus, l’année suivante, ce même bras encore démis par suite d'un effort imprudent, et depuis lors je m'en suis toujours sentie fort incommodée. Mais depuis un an surtout je souffrais davantage; et l'hiver dernier les douleurs étaient telles que je ne pouvais presque plus m’en servir.” La Sœur Rose de Sainte Catherine avait alors 35 ans. On consulta M. Sarrazin, docteur en médecine, qui, après avoir examiné attentivement les causes et les circonstances du :inal, déclara qu'il serait difficile d'obtenir par des remèdes naturels, la guérison d’un mal si invétéré.

C’est alors qu’une converse, sœur Madeleine de Saint Paul, conseilla à la religieuse infirme d’avoir recours à l’intercession du Frère Didace, Récollet, mort dans leur Hôpital de la ville des Trois- Rivières, le mois de février de cette même année 1699, en réputation d'un grand serviteur de Dieu. Et elle se mit à lui faire le récit de quelques-unes des guérisons opérées, disait-on, depuis sa

mort, par l’invocation de ce saint Religieux. La Sœur Rose ajouta peu de foi aux assertions de la Sœur converse et elle lui déclara franchement qu'elle ne mettait sa confiance que dans les saints déjà canonisés. Entretemps Sœur Rose sentit dans son bras malade des douleurs inaccoutumées et si excessives qu'elle regarda cela comme une punition de son incrédulité. Elle se sentit alors inspirée d’invoquer avec confiance le Frère Didace, et elle proposa la chose au Père Joseph Denis son oncle, pour lors Gardien (supérieur) du couvent des Récollets de Québec, en lui rapportant tout ce qui venait de lui arriver. Le Père lui reprocha son premier manque de confiance et il lui conseilla de réciter pendant quelque temps la prière Obsecro, à la sainte Vierge et que le défunt récitait tous les jours en son honneur. Elle suivit le conseil du Père, et ayant dit cette prière quinze jours durant, elle sentit la douleur de son bras diminuer notablement. Le Père Joseph lui apporta alors un dzaia du chapelet du Frère Didace qu'elle appiiqua à son bras, sur l'endroit où elle sentait le plus de douleur et l’y garda pendant l'espace de quinze autres

jours, pendant lesquels le mal alla toujours s’affaiblissant. Enfin, au bout de cette deuxième quinzainetoute douleur et tout mal avait disparu, tellement que Sœur Rose put se livrer immédiatement aux travaux les plus pénibles de la communauté, comme de faire la lessive et autres travaux semblables avec autant d’aisance que si son bras n'eût jamais été malade. (Québec, 22 octobre 1690.)

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