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trois Pater et trois Ave, pour obtenir de Dieu, par son intercession, la guérison de son mal. La jeune fille, à ce conseil, sentit naître dans son cœur une grande confiance, et comme elle aperçut au même temps entre les mains de Sœur Madeleine de Saint-Paul, un petit volume de l'/mztation qui avait servi à ce saint Religieux durant plusieurs années, clle la pria de le lui appliquer sur son genou; ce que la dite Sœur n'eut pas plus tôt fait que la déposante n’y sentit plus de mal et fut si parfaitement guérie, que deux heures après elle marchait et se livrait sans gêne ni douleur à ses occupations ordinaires.
III. — Le frère Louis, novice au couvent des Pères Récollets de Québec était retenu à l'infirmerie, depuis dix jours par une doulcur au genou très aiguë et accompagnée de fièvre. Malgré les soins des médecins, l’enflure s’était tellement développée, qu'on avait décidé de lui faire l'opération. Cependant l'infirmier, frère Hyacinthe, lui conseilla de se recommander au Frère Didace et en même temps il lui appliqua sur le genou
un morceau de l’habit qui avait été autrefois à l'usage du Frère Didace pendant sa vie. Il était alors sept heures du soir. Le pauvre frère Louis, au lieu d'éprouver un soulagement, endura jusqu’à minuit un véritable martyre ; mais sa confiance ne diminuant point, il pria avec plusd’ardeur malgréses souffrances.
À minuit, il s'endormit tranquillement jusqu’à cinq heures. A son réveil, il se trouva parfaitement guéri, sans qu’il lui restât aucune douleur ni enflure ni apparence de mal quelconque. Le prodige était si grand, qu'il ne se croyait pas lui-même, et pour se convaincre qu'il n'était pas le jouet d’une illusion, il se mit à marcher à travers le cloître, alla à la cellule de tous les Religieux pour les rendre témoins de cette guérison prodigieuse, et se rendit ensuite au chœur, où il se jeta à genoux et resta dans cette attituide durant une bonne demi-heure.
L'expérience était suffisante, il avait exécuté toutes ces différentes évolutions, avec la même aisance que s'il n'avait jamais éprouvé du mal d'aucune sorte.
{ Québec, 28 mai 1717.)
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IV, — La guérison de Mgr de Saint- V'allier, obtenue sur le tombeau du Frère Didace et rapportée par lui-même.
Nous, Jean, Evêque de Québec, croyant rendre témoignage à la sainteté du Frère Didace, déclarons qu'ayant une fièvre fort opiriâtre, Nous fûmes délivré à la fin d'uneneuvaineque Nouscrûmesêtre obligé de faire dans le lieu de son tombeau qui est la petite ville des Trois- Rivières de notre diocèse. Notre maladie commença dans le mois de septembre 1716, laquelle après avoir été violente dans les commencements, se changea enfin en une fièvre lentequ'aucun remède ne put enlever, ce qui nous détermina à faire un voyage au lieu où son corps réside. Ce ne fut qu’au dernier jour de la neuvaine que Nous fûmes dans l’église où son corps repose, soulagé et guéri.
L "1 voulant apparemment faire connaître à notre diocèse le grand crédit qu'avait ce grand serviteur de Dieu auprès de lui en Nous obligeant de reconnaître que notre mal s’aigrissait plutôt que de diminuer même pendant notre neuvaine. Nous ne pensions devoir notre guérison qu'à la persévérance avec la-
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quelle Nous la demandions à Dieu, par les mérites de son serviteur, c'est le témoignage que nous devons à la vérité que Nous rendons bien volontiers pour lui marquer notre reconnaissance et augmenter dans tous les cœurs la confance qu'on a à ce saint Frère Récollet, dont Nous voudrions bien qu’on imitât les vertus.
Donné à Québec, sous notre seing et celui de notre secrétaire et scellé du | sceau de nos armes. {
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+ JEAN, Evêque de Québec. .
Par Mgr JE LAUZENIER. | |
Que sont devenus ces procès-verbaux, 1.
contenant les guérisons miraculeuses |.
r obtenues par l’intercession du serviteur
de Dieu, le Frère Didace, Récollet, et AE
portés à Roïne par Mgr de Saint-Vallier (f lui-même, dans l’espérance d'obtenir du | Saint Siège l'introduction de la cause ? |
on l'ignore. Depuis cette époque, le
silence s'était fait autour de la tombe
de l’humbie Religieux. Son souvenir
il | | fn] Su | 1 | h | endormi depuis près de deux siècles, 1! s est réveillé dans ces dernières annéss, A | à l'occasion de notre retour au Canada.
|| La confiance au 4on Frère Didace renaît | dans les cœurs et des faveurs nouvelles, nombreuses, éclatantes sont obtenues par son intercession. Celles qui suivent LE sont donc choisies parmi un grand | 4 nombre d’autres et dont les relations . FA sont conservées, au nouveau couvent | | l | Franciscain 1e Montréal, | | 1 ï À | 4 | Î | Î nl nl ———— an | {|