‹ Vie du pape Pie IXChapitre 20 sur 45 · CHAPITRE XXIIT Le traité du 15 septembre · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIIT Le traité du 15 septembre

Lers septembre 1864, fut signée une convention entre Napoléon III et Victor-Emimanuel. Par le pre emuer article de ce traité le soi-disant roi d'Italie s’enga sent à ne pas attaquer le territoire actuel du Saint-Père, à empêcher, même par la force, toute agression venant du dehors Due ce territoire et: à payer une part proportionnelle de la dette des anciens Etats de l'Eglise. Par le second article, Napoléon s’engageait à retirer ses troupes dans un délai de deux ans. En troisième lieu, par un protocole additionnel, le roi de Piemont s’engageait à transporter sa capitale à Florence avant six mois. Les Piémontais interprétuent cette clause à leur façon : “L'Italie -s’interdit seulement, prét tendaent-ils, d aller à Rome par la force, et non d’y aller par /es moyens moraux.

Nous connaissons aujourd’hui les moyens moraux du Léros de Gaëte et de Castelfidardo.

CETAPITRE XXTV.

Le Syliabus.

L'un des plus. grands actes du glorieux pontificat de Pie IX est sans contredit la publication de lencyclique Qwanta cura, adressée à tous les évêques en communion avec le Saint- Siége et par eux à tous les fidèles du monde. Cette encyclique, publiée le 8 décembre 1864, résume tous les enseignements des prédécesseurs de Pie IX et condamne les erreurs modernes, le naturalisme et l'indifférence religieuse, qui, sous le nom de liberté de conscience, font régner la force à la place du droit, le communisme et le soc ialisme, la séparation de l'Eglise et de PEtat, la subordination de l'Eglise à l'Etat, c’est-à-dire le gallicanisme et le libéralisme. Cette lettre encyclique était accompagnée d'un Sy/abus, ou résumé de quatre- vingts propositions erronées qui.sont condamnées formellement et qu’on ne saurait soutenir sans étre hérétique.

Le Syl/abus à fait peut être plus de bruit Pie le monde Eu aucun autre document émané du Saint-Siége. Les impics,. les révolutionnaires et les catholiques Hhéraitar ou conçiliants en furent scandalisés. [ls accusauent Pie IX d’avoir promulgué. une doctrine nouvelle, d’avoir troublé la paix du monde, d’avoir rendu impossible l'accord entre l’Église et la civilisation moderne qui repose sur les principes condamnés. Les catholiques, au: contraire, voyaient dans cet acte de vigueur le salut futur du monde, s'il entre dans les desseins de la Providence de sauver le monde. Ils voyaient que Pie IX venait de porter un coup terrible au mal en le signalant aux yeux des peuples : ; ils voyaient qu'il n'inventait rien, qu'il ne faisait que développer, pour ainsi dire, le Credo et proclamer la vérité toute pure. Ils voyaient que Pie IX ne btisait pas avec la vraie civilisation, mais qu'il constatait seulement que la fausse civilisation de nos jours, celle qui repose sir des principes erronés, est incompatible avec le

salut des âmes et le bonheur véritable des nations.

Oui, Pie IX a troublé le monde par le Sy//abus, 1 Pa troublé profondément, mais comme la sentinelle, à l’approchs de lennemt, trouble le repos de l’armée qui dort.

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