‹ Vie du père Henri WalpoleChapitre 13 sur 14 · MATHIEU GRIMES OU BAZIER · texte numérisé non relu

MATHIEU GRIMES OU BAZIER

Il naquit à Rouen : jeune encore il fut attache à la maison d*un seigneur anglais qui habitait Saint-Omer, ce qui lui donna l'occasion de conndtre la Compagnie. Il fit son noviciat à Watten, et demanda avec instance d'être envoyé en Angleterre. Sa qualité de français l'exposait moins à la rigueur des lois, et il espérait pouvoir y exercer le saint ministère avec moins de dangers. Cependant il fut arrêté et mourut en prison le 11 Août 1650.

PKTKIIS WKIdUT.

Né en Angleterre en 1605, il se fit toujours remarquer par une grande

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iDDOoence de mœors. Pendant sept ans, il travailla dans les missions, en Flandre et en Angleterre, avec an sèle et * des fruits extraordinaires. Il fat condamné à mort en 1661. comme prêtre et Jésuite. Cette sentence lui causa tant de consolation qu il assura n'en avoir jamais éprouvé de plus sensible dans toute sa vie. Au pied de l'échafaud on lui otirit sa grâce, s'il voulait changer de religion ; mais il repoussa cette offre avec indignation, disant que s il avait mille vies il serait heureux de les donner pour la défense de la foi catholique. La fermeté d ame qu'il fit paraître jusqu'au dernier moment, excita un tel sentiment de vénération dans tous les assistants que les hérétiques devinrent ses apologistes et se plaignirent de 09 que sa mort avait été un vrai triomphe

pour FEglise romaine. Elle arriva le 28 Mars 1651. (Menol. S. J.)

JOHN WORTHINOTON.

Anglais de nation, il travailla pendant quarante-six an« avec un zèle infVitigable au salut de sa nation. Il fut pendant vingt ans Recteur du collège de Saint-Louis do Gonzague qu'il était parvenu à fonder dans le pays de Lancastre. Les religieux dont il fut le supérieur admirèrent sa prudence et sa douceur singulières: les hérétiques euxmêmes rendaient hommage à ses vertus. Arrêté en haine de la foi catholique, il mourut en prison le 25 Janvier

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lïln 1678 deux apostats, Titus Oatet, et Quillaume BeMoe ourdirent la fabld du complot connu sous le nom de tomploi jMptfifs. « Leurs impostures, dit Humes lui-même, étaient tellement flagrantes qu'elles auraient ôté tout crédit au récit le plus vraisemblable et au témoignage le plus acceptable. • « Le cnractère des témoins, dit un autre protestant, était tel qu'ils n'auraient mérité aucune confiance dans la cause la plus frivole. Cependant malgré le caractère infime d'Oates et de Beldoê, et malgré l'improbabilité de leurs déposition, le Parlement entama l'examen de cette affaire avec des procédés tellement iniques qu'ils devront toujours, disait Fox au Parlement de 1829, être considérés comme une tache ineffaçable pour la nation anglaise, et huit

jésuites furent condamnés à mort et exécutés; à savoir : les Pères William Greland, Thomas Vitebréard, William Harcourt, John Fenwick, John Gavan, Anthony Turneo, Philip Evan, et Charles Backo. Quatre autres moururent en prison; ce sont : Edward Mico, Thomas Monford, Thomas Senison, Francis Nevill : ce dernier était âgé de 84 ans.

Enfin en 1746, deux autres jésuites, les Pères Gordon et Caméron furent victimes de la persécution qui, après la bataille de CuUoden, sévit en Ecosse contre les catholiques. Ils furent pris et jetés en prison où ils moururent de misère : nous ignorons en quelle année.

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