THOMAS METAM
Anglais de nation , et issu d une famille honorable , il était très-versé dans les langues grecque et hébraïque, et aussi recommandable par la sainteté de sa vie que par ses connaissances profondes en histoire et en théologie.
Dès les premières années du règne d'Elisabeth, sa fidélité à la religion catholique, et son zèle à combattre les prétentions de cette princesse impie, l'avaient désicrnf^ A ses rîfrné^urs. Con-
APPKNfilCK. 199
f\nâ : de Londros, il
: vs; il lui (.-ii:>uiic iiiiiisi iiH*r60t66
{irisons, et enfin rtiiHni ": celle
de Wisbeach où il mourut ^ de
soixante ans, après dix-sept amiuc» de ^riptivité, en 159^, dans le courant de .iuin. Il avait été reçu dans la Compagnie de Jésus, vers 1583, par le Père r>.j „. î^ersons.
ÎOHN CORNBLIUS.
11 avait été élevé sous les yeux de la pieuse comtesse d'Arundel qui avait pris un soin particulier à former son esprit et son cœur. Après avoir terminé ses études à Rome dans le collège des Anglais, ob il avait été
admis en 1580, il re<jut la preinse en 1583, et revint en Angleterre dans le courant du mois de Septembre de la même année. Eloquent prédicateur, îl y travailla pendant dix années entières, €ft avec fruit, à la propagation de la foi catholique. A son retour, son premier soin fut de chercher sa mère qui devenue veuve, ruinée par les amendes, obligée de fuir, avait eu le malheur de perdre la foi. Il fut assez heureux pour la retrouver, Tinstruire et la faire rentrer dans le giron de TÉglise catholique. Trahi par un de ses serviteurs, il fut jeté dans une des prisons de Londres que Ton nommait Marshalsea. Ce fut là quavec lautorisation du Père Henri Garnet, il prononça ses vœux.
Transféré ensuite à Dorchester, H y fut condamné à mort et coâdutt M
APPBfCDICK. tO\
sapplico le 3 Juillet 1594. I)q baat de rëohafaad, il confessa qa*il était de la Compafniie de Jdsos, dans laquelle il avait toujours ddsirë vivre et mourir.
Il respirait encore lorsqu'on le détacha an gibet, et au moment où le bourreau récartelaft, on le vit porter sa main au front pour faire le signe de la croix.
ROBERT SOUtHWELL.
issu d'une noble famille du comté de Norfolk, il fit ses études à Douai* où il eut pour professeur de philosophie le Père Léonard Lessius. Voyant dans la Compagnie de Jésus un port assuré pour la pureté de ses mœurs, une école où il pourrait acquérir la science, ODS lice où il aurait Tespénuiee de
gagner la couronne du martyre, il se rendit à Rome et demanda à être reçu au noviciat. Pour éprouver sa constance, on n accéda point de suite à ses désirs, et Ton conservait encore au collège des Anglais en 1757, une pièce de vers composée par lui en anglais, dans laquelle il exprimait de la manière la plus touchante la peine qu'il ressentait de ce retard. Enfin il fut admis le 17 Octobre 1578, après avoir soutenu avec un grand éclat la thèse de UNivERSA PHiLosoPHiA. Il n*avait eucorc que dix-sept ans. Il eut d'abord la pensée de solliciter la mission des Indes, espérant qu'il y trouverait roccasion de soufirir le martyre. Mais lorsque la Compagnie eut accepté la mission d'Angleterre, il. se dévoua pour sa patrie; il y fut envoyé en 1586 nvptc.
le Père Hem i « larnri . Après six années consacrées aux travaux de la mission, il fut arrêté dans la maison d'un gentilhomme nommé Bellamy, le 25 Juin 1593. Renfermé d'abord dans la prison de Westminster où H eut i endurer les plus cruelles privations, on le transféra plus tard à la tour de Londres où il subit uner torture plus cruelle que le chevalet et d'invention nouvelle, au rapport de Robert Cécil qui le mit à la question. Au milieu de ses horribles souffrances on n'entendit sortir de sa ()ouche que ces paroles : « Je suis prêtre, ef je le dis avec humilité, je suis membre de la Compagnie de Jésus.
Je suis rentré en Angleterre pour prêcher à mes concitoyens la foi catholique et la signer de mon sang. Si vous cherches un prétexte pour me faire mourir.
celui-là vous suffit. Appelez le bourreau et qu'il me frappe : c'est là ce que vous voulez, et c'est aussi ce que je désire. Vous me donnerez la mort, et moi je recevrai la palme du martyre. » Il fut supplicié à Londres, le 3 Mars 1595.
Il fut exécuté à York, le 17 Avril
ROBERT FlLruK.
Après avoir étudié d'abord à Douai, au collège des Anglais, il termina ses études dans celui de Valladolid en Espagne. Devenu prêtre, il repassa en Angleterre et se livra avec sèle à tous
APPftNUKK. 205
l60 travaux de oette pénible nuasion. Il demanda i entrer dans la Compagnie, et ne tarda pas à être pris par les hérétiques . qui lui firent subir plusieurs fois la torture et le mirent à mort. 11 fut supplicié à Londres le 22 ou le 27 Février IGOl.
FRANÇOIS PAOB
Il travaillait à Londres dans Tétude dun jurisconsulte, et se disposait i, faire un mariage opulent. Converti à la foi par sa fiancée qui Tadressa au Père Gérard, il renonça à' toutes les espérances du siècle, passa en Flan* dre pour y faire ses études de théologie, et, après avoir reçu la prêtrise, il revint en Angleterre et y
206 APPENDICR.
travailla à la conversion de ses compatriotes. Un jour de fête, au moment où il venait de célébrer les saints mystères à Londres en présence d*un grand nombre de catholiques , dans la maison d'une noble dame qui lui donnait Thospitalité, les inquisiteurs de la Reine entrèrent à Timproviste et s'emparèrent des vases et des ornements de Tau tel. Page eut pourtant le temps de se dépouiller des vêtements sacrés , et se perdant dans la foule, il put- sortir de la chambre et s'échapper. Peu de temps après, il demanda à entrer dans la Compagnie, et y ftit admis. Mais avant d'avoir pu se rendre dans les Pays-Bas pour y faire son noviciat, il supporta glorieusement les tortures et la mort, à Londres, le 29 Avril 1602.
APPBIVDICK. t07
DOMINIQUE 00U!«8 OQ O'CALAlf .
Irlandais de nation, d'une Camille illustre et catholique, il avait d*abord servi dans les armées espagnoles, et Philippe II, pour récompenser sa valeur, l'avait fait capitaine de cavalerie. Il entra dans la Compagnie de Jésus en 1508, à rage de trente-^eux ans, en qualité de frère ooadjuteur, et fut envoyé quatre ans après dans son pays pour travailler à la conversion des âmes. Au moment de son départ, il disait à ses conArères qull espérait d'avoir beaucoup à souflhr pour le nom de Jésus-Christ, et il ne se trompait pas. Arrivé en Irlande, il se retira au fort de Dumbung occupé par les troupes espagnoles que Philippe II avait fait comme auxiliaires aux Irlan-
dais. Cette citadelle ne tarda point à être cernée par les Anglais et bientôt elle fut forcée de capituler. O'Calan se chargea de traiter avec eux; mais au mépris du droit des gens, les Anglais le retinrent prisonnier et le dirigèrent sur Cork. 11 est mis à la torture, on cherche à le séduire et à leffrayer; ni les tourments, ni les menaces, ni les promesses, ne peuvent ébranler sa foi : il résiste même à la tendresse de sa famille qui l'engage à user au moins de dissimulation. Du haut de Téchafaud, il exhorta ses compatriotes à ne jamais abandonner la religion catholique. « Regardez le ciel, leur dit-il, vous y verrez vos a&cétres qui vous pressent eux-mêmes de garder courageusement votre foi. Ils lont toujours défendue avec constance:
il ne serait pas beau de dégénérer.
Plutôt mille morti» .jut .apostasie. » Le bourreau acheva son œuvre; pendant la nuit, les catholiques enlevèrent le corps de ce gënëreux confesseur, et rinhunièrent dans un oratoire situe non loin du lieu du supplice. Dominique 0*Calan consomma son martyre le 31 Octobre 1602.
HENRI OARNBT.
Ne à Nottingham en Angleterre, en 1555, d'une famille illustre, il se rendit jeune encore en Italie et fut reçu dans la Compagnie le 1 1 Septembre 1575. H eut pour maître des novices le pieux et célèbre Père Fabio de Fabiis, et pour professeur de philosophie et de théologie les Pères Clavius, Suarez. Përërat et Bellarmin. Sous ces hommes habiles,
WALTOL. 1«*
il fit de rapides progrès dans la piété et dans la science. Après avoir été à Rome professeur d'hébreu et de philosophie, et après avoir remplacé quelque temps Clavius comme professeur de mathématiques, il demanda la mission d'Angleterre, où il fut envoyé en 1586. A un jugement solide et une rare pénétration, le Père Garnet joignait des mœurs simples et douces, de la candeur, le talent de persuader, et un grand zèle. 11 travaillait depuis dix-huit ans à fortifier les catholiques dans leur foi et à ramener ceux qui Tavaient abjurée, lorsque la conspiration des poudres donna occasion aux ennemis de la religion de se défaire dun athlète aussi redoutable. Ils Taccusèrent d'avoif eu connaissance du complot : il Tavait connu en efiet par la voie de la confession; et il est avéré
APPKNDICB. 211
qui! a employé tous les woynM de persuasion pour détourner les coiyaréi de leur affreux projet. Le ministre Cëoil lui fit faire son procès : on répandit par centaines des libelles, afin de prouver qu'il était coupable; on inventa pour le déshonorer tout ce que peut inventer la malice humaine. Dans llmpossibilité de lui faire confesser un mensonge, on le somma d'expliquer la doctrine de l'ëquivoqur. Il la développa telle quelle est approuvée par TEglise entière, et telle qu'elle est comprise par la jurisprudence elle-même. Ce qui na pas empêché le docteur Lingard, dit M. de Saint- Victor, de faire une réflexion qui prouve à coup sûr quon peut être un grand historien et un très-faible théologien. Le Père Gamet fut pendu et éoartelé le 3 Mai 1606. Une foule im-
mense était accourue pour voir mourir le GRAND JÉSUITE; c était ainsi que le désignaient les protestants eux-mêmes.
Après l'exécution , Jean Vilkinson , désireux d'avoir quelque relique du Père Garnet, s'approcha de Téchafaud fi^us lequel on avait répandu de la paille. Un épi imbibé du sang de l'héroïque confesseur frappa ses regards ; il le recueillit avec empressement. Quelques jours après, on vit avec étonnement qu'il offrait la ressemblance parfaite du visage de Garnet. Il fut remis à l'ambassadeur d'Espagne qui l'envoya au collège anglais de Liège. Feller écrivait en 1797 que cet épi se trouvait entre les mains d'un de ses amis qui le conservait précieusement.
APi^iivîirrK. 813
BDOUARD OLDCORKK.
Né 60 15CI dtms la province dTork, il fit 868 études à Reims et à Rome où il reçut la prêtrise. Admis dans la Compagnie en 1588 et envoyé cette même année en Angleterre, il remplit avec beaucoup de succès, pendant dixsept ans, les fonctions de missionnaire dans la province de Worcester. Il fut arrêté à Toccasion de la conspiration des poudres et appliqué cinq fois à la question. Il protesta toujours quil n*avait pas connu ce complot avant qu'il tdi public, qu*il n'avait jamais approuvé ni défendu les coupables, et on ne put le démentir par aucun témoignage suffisant. Mais cela ne l'empêcha pas d'être condamné au supplice, des traîtres : il
fut exécuté à Worcester le 7 ou le 17 Avril 1G06. Il eut la consolation de réconcilier avec TEglise un criminel qui subit la mort avec lui et qui mourut dans de grands sentiments de foi et de pénitence. Un nommé Littleton demanda publiquement pardon à Dieu et^u Père Oldcorne de l'avoir faussement accusé.
NICOLAS owEN (appelé aussi petit jean.)
Il avait d abord servi, n étant que séculier, le Père Campian. Il était industrieux à disposer des lieux de retraite pour cacher les prêtres et les objets du culte. Il fut une première fois jeté en prison pour avoir parlé favorablement du Père Campian. II s*ëvada et se mit au service du Père Jean Gérard.
APPBNDICK. 215
Incarcéré de nooTeaa avec lai, il 8*éTacla une seconde fois, et parvint à saoYdr le Pare Jean Gérard lui-même. Le Père Henri Garnet Tadmit comme Frère coadjuteur dans la Compagnie de Jetas, et le prit pour compagnon de ses travaux Arrêté avec le Père Garnet, il mourut en prison le 14 Novembre 1600, des traitements horribles qu'on lui fit subir et que la plume se refuse A retracer.
THOMAS OARNRT.
Né à Londres, neveu d'Henri Garnet, il se rendit en Flandre n'ayant encore que seize ans. Il fit ses premières études au collège de Saint-Omer, étudia la théologie à Valladolid en Espagne, reçut les saints ordres et rAnt dans sa
patrie. Il y exerçait avec fruit depuis six ans le saint ministère, lorsqu'il fut admis dans la Compagnie en 1605 par son oncle Henri Garnet, qui l'envoya au noviciat de Louvain. Il ny resta qu'un an et repassa en Angleterre. Trahi par un apostat au moment où il se disposait à se retirer en Cornouaille, il est arrêté et jeté dans la [prison de Westminster. On lui propose de souscrire au serment déféré à tout catholique anglais : il s'y refuse et s'offre d'en prêter un ainsi conçu : a Je jure devant la cour céleste que j'aurai envers mon roi légitime Jacques, toute la fidélité et l'obéissance qui lui est due selon la loi de la nature, de Dieu, et de la véritable Église de Jésus-Christ. Si ce gage de ma loyauté ne suffit pas, je m'en remets au jugement de Dieu et du monde
APPKNDICI. 217
entier. Aucua roi ne peut demander une plus grande fidélité que celle preeerite par la loi de Dieu, et aucun sujet ne peut promettre et jurer au roi une obéissance plus grande que celle approuvée par TËglise de Jésus-Christ. • On l'acouse alors d*étre prêtre romain, jésuite, séduetenr des catholiques et récusant. « Prêtre romain , jésuite et récusant, je suis tout cela, répond-il, et je m'en glorifie. Mais jamais je n'ai séduit personne, jamais je n'ai donné de conseils opposés A l'obéissance due aux souverains. Je vous défie de prouver le contraire. > Il n'en Ait pas moins condamné et supplicié A Londres le 23 Juin 1608. Avant de mourir il s'écria : « Seigneur, mon Dieu, ne leur imputez pas ce péché. Pardonnez A Row qui m'a trahi. A Crow qui m'a aitété.
à révéque de Londres qui ma chargé de fers, à Wade qui a voulu ma mort, à Montague et aux témoins. Puissé-je les voir tous sauvés, tous avec moi dans le Ciel ! » Et il expira à Tâge de 34 ans.
JOHN OOILBY.
Il fut le premier Jésuite mis à mort en Ecosse pour la foi catholique, comme Edmond Campian fut le premier en Angleterre. Gentilhomme et laîné de sa famille, il renonça à tous les avantages de la naissance pour se consacrer au service de Dieu. Il fit ses premières études à Douai dans le séminaire des Ecossais et fut reçu dans la Compagnie en 1597. On lenvoya en Ecosse lorsqu'il eût terminé ses cours de philo-
•opbie et de théologie. Trompé par les puritaÎDs qui le prièrent de se rendre auprès deux à Glascow pour les instruire et recevoir leur abjuration, il fut livré par eux aux officiers du roi qui le conduisirent à Edimbourg. Là on tente de Tetfrayer par des menaces, on cherche à le séduire par les oARpes les plus brillantes, il demeure inébranlable. « Vous ne consentez donc pas à obéir au roi, lui dit-on? — Je rendrai au roi tout ce qui lui est dû, répond le Père. — Le roi vous défend de dire la messe et vous la célébrez. — Dois-je obéir au roi plutôt qu'à Dieu? — Vous n'auriez pas dû pénétrer dans le royaume contre la volonté du souverain. — Le Souverain, sans motifs légitimes, ne peut m'interdire l'air de ma patrie ; je suis aussi bon citoyen que Jacques
Stuart lui-même. » Les juges Tinterrogèrent ensuite sur la conspiration des poudres; il répondit : « Je n'en loue pas les auteurs, je les ai en abomination.
Ce sont pourtant les Jésuites qui ont été leurs maîtres. — Lisez les actes du concile de Constance; ils vous prouveront que ce sont les vôtres qui enseignent ces détestables doctrines , et qu elles sont flétries par les catholiques. Vous-même navez-vous pas cherché à tuer le roi Jacques dans son palais? Le plus fameux de vos prédicateurs, votre Robert Bruce qui vit encore et qui n'est pas loin d'ici, nécrivait-il pas au père du marquis d'Hamilton de venir arracher la couronne à cet indigne roi, fauteur des papistes, et que lui et les siens lui seraient en aide? » Pendant huit jours et huit nuits, on plaça auprès de
lui des bourrr»ii,\. t*t iMuiài avec dat poinçons, tantôt avec des aigoilles quIU lui enfonçaient dans les chairs, ils le privèrent de tout sommeil. Ramené à Olascow, il est traduit devant un jury qui ne se composait que de puritains.
« Si on vous exilait, lui demandent les magistrats, reviendriez-vous en Ecossel — Non, répondit le Père, si j'étais proscrit pour un crime; mais banni pour ma religion, oui, je rentrerais dans mon pays. » On prononça contre lui la peine de mort. Le magistrat lui ayant demandé s*il ne redoutait pas la mort: « La mcrt pour une cause juste, répondit Ogilby, je ne la redoute pas plus que vous les bons morceaux lorsque vous vous mettes A table. » Il fut supplicié à Qlascow, le 10 Mars 1615.
222 APPKNnîrK.
EDMOND ARISMOUTHI.
Né à Lancastre en ir)Sr>, il ne reçut pas seulement au baptême le marne nom que Campian, mais plus tard il se distingua comme lui par son talent, par laménité de son caractère, et par son éloquence à laquelle les hérétiques ne résistaient guère. Sa vie se consuma presque tout entière au service de la mission d'Angleterre ; son zèle était infatigable, les fruits de ses travaux furent proportionnés à lardeur de son zèle et il fut récompensé par le martyre. Les hérétiques eux-mêmes ne purent s'empêcher d'admirer son courage. Déjà sur Téchelle fatale, il rejeta avec indignation la vie qu'on lui offrait encore au prix d'un serment qui répugnait à sa conscience.
Comme Jésus-Christ, il pria pour ses
A l> P ff V 1 1 I I ■ V
bourreaux et eut lu consolation do mourir comme lui dans la compagnie d*an bon larron qu'il avait converti dana la prison et qui refusa la grAce qu'on lui offrait à la condition de retourner à rhërésie. Il fut mis i mort A Lanoastre à rige de quarante-trois ans, le 7 septembre 1628. La plupart des hérétiques qui assistèrent à son supplice, exprimèrent le désir de faire une aussi sainte mort que lui, afin de partager avec lui la gloire éternelle. D. Ambroise Barloe, religieux de Saint-Benott, écrivit de sa prison à son frère qui demeurait i Douai : « Je suis assuré de mourir pour la foi, car la nuit même qui a suivi le martyre d'Edmond Arismouthi, lorsque j'ignorais encore qu'il eût été mis A mort, il se présenta au chevet de mon lit, et me dit : j'ai donné ma vie pour
Jésus-Christ, et le même sort vous est réservé. Soyez sobre de paroles, lorsque vous comparaîtrez devant vos juges : car ils chercheront à vous surprendre dans vos réponses. » L'événement vérifia la prédiction.