‹ Vie du Père Vincent Huby de la Cie de JésusChapitre 52 sur 54 · LETTRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

LETTRE CINQUIÈME

A la même.

Sur son état de sécheresse et de faiblesse.

Vannes, le 6 mars 1661.

VOus devez vous contenter de l'état où vous êtes, ma chère Sœur, aimer l'abjection et les misères qui l'accompagnent, et vous réjouir d'y voir l'accomplissement de la volonté de Dieu en vous. Je crois qu'en cela on pratique véritablement l'humilité.

Être bien aise d'être misérable, cela n'est pas naturel: voilà la première chose qu'il faut faire. Et puis, dans toutes ces misères, dans ces faiblesses, dans cette pente au péché, il faut avoir une entière confiance en Dieu, tenir ferme pour ne rien faire qui lui soit désagréable, et attendre en paix son retour. Pesez bien tout ceci. Je crois que vous y trouverez ce qu'il vous faut en attendant que nous nous voyions. Ce ne sera pas plutôt qu'à la visite de votre maison, car, à celle du diocèse, je ne pense pas que j'aie le temps de vous parler en particulier, passant par liennebond.

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