I. - SA VIE
Claude Fyot de Vaugimois (i) était fils d'Anselme Bernard Fyot de Vaugimois, Seigneur de Taroiseau, Mcnades, etc., Président aux Requêtes du
(i) Les Dictionnaires historiques ne nous apprennent sur M. Fyot de Vaugimois que fort peu de chose , et encore ce peu est-il mêlé de beaucoup d'inexactitudes. L*abbé Goujet (Supplément de 1749 et Moréri de 17S9, art. Fyot de la Marclx), et après lui le P. Richard (Dict, des sciences ecclésiastiques, même article), le confondent avec son grand-onde, Claude Fyot de La Marche , abbé de TÉglise Saint-Étienne de Dijon. Chaudon et Fellcr, son copiste, le font mourir en 1759. La Biographie universelle de Michaud se borne ù dire qu*il mourut vers 1750, en quoi elle est moins éloignée de la vérité que la Bibliographie catholique, laquelle, dans un article cité plus loin, fixe la mort de M. de Vaugimois au 12 Février 1721, abrégeant ainsi sa vie de plus de 37 ans 1 Presque tout ce que nous rapportons ici est tiré du Journal manuscrit de Lyon, c'est-à-dire de M. de Vaugimois lui-même. Nous n'avons, en effet , rien trouvé d'important sur notre sujet aux Archives départementales du Rhône , où les liasses concernant le Séminaire de Saint-Irénée nous ont été gracieusement communiquées. Semblable infortune nous attendait aux Archives de l'Archevêché de Lyon. Si ceux qui les ont explorées avant nous ont été plus heureux, ils ne voudront certainement pas priver le public de leurs précieuses découvertes. Plus que personne, nous désirons. voir paraître bientôt l'histoire d'une maison à laquelle qous avons voulu en partie payer la reconnaissance que nous lui devons en composant les deux Notices
Parlement de Bourgogne, et d'Anne Philippine Valon de Mimeure (i). H naquit â Dijon , alors du diocèse de Langres, le 31 Août 16S9, dans la paroisse de Saint-Médard et Saint-Éticnne. Ses parents, qui jouissaient d'une fortune proportionnée à leur naissance, l'envoyèrent à Paris pour y £ûre ses études ecclésiastiques.
Le jeune Fyot entra au grand Séminaire de Saint-Sulpice le 26 octobre 17O) , étant déjà clerc tonsuré, fut reçu Licencié de Sorbonne (le 94e sur 118) le 29 février 1716, et prit le bonnet de Docteur, le 22 septembre 1718. Avant cette dernière date, il avait été admis dans la Compagnie de Saint- Sulpice. M. Leschâssier, qui ea était alors le supérieur, l'envoya, au mois de juillet 17 16, professer la Théologie au Séminaire de Saint-Irénée de Lyon, en remplacement de M. Boscher appelé à celui d'Autun. Le nouveau Directeur gagna bientôt l'estime et la bienveillance de l'Archevêque , François Paul de Neuville de Villeroy. Prévoyant que le Séminaire allait bientôt être privé de son supérieur, M. François Rigoley, alors âgé de plus de 80 ans, le Prélat pria M. Leschâssier de désigner M. de Vaugimois pour lui succéder dans le gouvernement de la Maison. M. Rigoley mourut en effet le 1 1 février 1 72 1 . Le 4 mars suivant, Mg»" de Villeroy ayant convoqué à l'Archevêché les quatre Directeurs du Séminaire , leur déclara , en présence de M. de Lacroix, vicaire-général, que lui. Archevêque, se trouvant encore jeune (il avait 44 ans, étant né en 1677), il> voulait un supérieur jeune aussi à la tête du Séminaire, et que, d'accord avec M. Leschâssier, il avait jeté les yeux sur le moins âgé d'entre eux; M. Fyot de Vaugimois, dont il connaissait d'ailleurs la capacité et le mérite.
Par son attachement à la doctrine catholique, M. de Vaugimois s'attira la haine des Jansénistes dont le diocèse de Lyon n'était pas exempt à cette époque. Les Missionnaires Joséphites (2) surtout, qui soutenaient les
qui forment ce volume. Que l'aimable et consciencieux auteur qui possède de si intéressants matériaux ne tarde donc pas beaucoup à les mettre en œuvre, et à combler des vœiix qui ne sont pas seulement les nôtres 1 « Qtuè in îucem dabis, lui dirons-nous avec un Théologien, et emam, et kgam, et demirabor » ( Continuatio Pralectionum Thedogicarum Honorati Toumely, sivé Traclatus de Universd Theologid moraJtj aulore Petto Collet,,. Parisiis, 17499 t. VII, p. vit).
(i) Papillon, Bibliothèque des auteurs de Bourgogne, art. Fyot de VatigimaiSi (2) Sur les Joséphites , voir Hélyot, Hist. des Ordres religieux ; Paris, 17 14, tome VIII, page 191. — Vie du vénérable Jacques Crétenet, prestre et instituteur de la Congrég, des *Prestres SXCissionnaires de Saint-Joseph de Lyon.,, par un ecclésiastique (l'abbé Oramme); Lyon, 1680, in-80, — Dictionnaire Encyclopédique de Goschler, art. Joséphites,
erreurs nouvelles , Tattaquèrent avec beaucoup de vivacité. Il parut contre cint divers ouvrageis , mais les prêtres de Saint-Sulpice n'y euretit aucune part (i). Cependant comme il était notoire que le Séminaire et Saint-Joseph étaient divisés sur la doctrine , F Archevêque cita les deux parties à comparaître devant lui le jour de la fête de Saint-Laurent, 10 août 1722. Le Séminaire fut repréisenté par M. de Vaugimois et par M. de Fontenay, Tun dei Directeurs, et les Joséphites par MM. Pichot, RoUin et Cadier. La conférence eut lieu en présence de MM. de Lacroix, vicaire-général, Terrassbn , officiai , Michel et Navarre , promoteurs , et autres personnes qUe l'Archevêque avait invitées à y assister. Loin de dissiper les préventions formées contre eux , les Joséphites ne firent que les fortifier. Néanmoins le Prélat , qui aurait souhaité la disculpation àA% Joséphites , ne sévit point contre eux. Informé des circonstances de la Journée de Saint-Laurent, comme dn l'appela, M. Leschâssier fit écrire à M. de Vaugimois' par M. Guyton en ces termes : « J'ai su ce qui s'est passé entre vous et MM. de Saint-Joseph. Ils se font connaître , malgré qu'ils en aient. Il y a plus de quarante ans qu'on tolère leur révolte contre l'Église et leurs cabales scandaleuses. Dieu leur fasse miséricorde et à nous aussi » (2 sept. 1722) (2). Enfin, le 2 octobre 1729, une lettre de cachet défendit aux' Joséphites de tenir des pensionnaires et d'enseigner soit la Philosophie, soit la Théologie.
Cette mesure dut irriter encore davantage le parti Janséniste contre les Directeurs du Séminaire de Saiht-Irénée. Aussi, à dater de cette époquej les Nouvelles ecclésiastiques ne manquent-elles aucune occasion de lancer contre M. de Vaugimois les traits de leur haine ; tantôt au sujet du prétendu « supplice , plus dur pour bien des gens que la mort même , » infligé par lui à
(i) Il faut sans doute mettre de ce nombre l'ouvrage suivant : Parallèle des erreurs enseignées par les missionnaires de Saint-Joseph de Lyon , surnommés Crétenistes, avec celles de Baius, de Jansènius, de Quesnel et d'autres, condamnées par l'Église; (sans nom de lieu), 1722, in- 12.
(2) Dans le Journal manuscrit de Lyon, M. de Vaugimois raconte tous les détails de la Journée de Saint-Laurent. Toutes choses égales d'ailleurs, cette narration écrite par un témoin oculaire, au lendemain peut-être de révénement, est pour le moins aussi digne de créance que le récit composé vingt-quatre ans plus tard par les Nouvelles Ecclésiastiques, lesquelles ne font pas diflfîculté de donner comme a acteur », et même seul acteur « de 11 part des Sulpiciens », M. Le Clerc qui était alors à Orléans l Aussi, après l'avoir gratifié du don de bilocation , le Journaliste n'éprouve plus aucun embarras à faire parier et agir à sa guise M. Le Qerc. « Celui-ci, dit-il, après avoir préludé i peu près comme l'Avocat des Juifs contre Saint Paul
M. Faure, curé de Botéon (probablement Touibio», à 17 kilomètres de Saint-Étienne) en Forez, exilé au Séminaire pour son Jansénisme opiniâtre, supplice qui amena la « chute , » c'est-à-dire la soumission à TÉglise du curé jusque-là récalcitrant (23 juin 1730, p. 14); — tantôt à propos d'une lettre compromettante écrite par les Joséphites et « livrée à M. de Vaugimois , Supérieur des Sulpiciens , qui saura , dit-on , en faire usage contre MM. de Saint-Joseph pour se 6^yer auprès du Cardinal (de Fleury) le chemin à TÉvèché de Màcon, auquel il se destine » (17 juin 1730, p. 12); — tantôt à l'occasion d'une décision donnée par le Supérieur de SaintJrénée et qualifiée « scandaleuse » par l'édifiant Journal (20 Août 1732, p. 163), ou bien d'un ballot de livres antijansénistes <c découvert par un coup de Providence » dans l'entresol du Séminaire (3 Décembre 1758, p. 196), af&ûre à laquelle le gazetier attache une importance dont nous ne sommes pas surpris , car son langage et ses accusations se trouvent clairement expliquées par ces paroles, qui, cette fois, ne sont pas calomnieuses : « A l'égard de la soumission à la Bulle comme à une règle de foi , on ne prêche autre chose dans ce Séminaire -, et toutes les conversations , ainsi que les Discours publics , tendent à inspirer cîtte soumission aveugle jointe à une grande horreur pour les Jansénistes » (11 juin 1744, p. 96).
M. de Vaugimoîs laissait dire ses anonymes et obscurs hîasphimaUurs , et travaillait à bien faire. Il s'occupait à composer des ouvrages utiles aux ecclésiastiques, et surtout à gouverner sagement le Séminaire dont il avait la conduite , tenant très-régulièrement les assemblées des Direaeurs et ne négligeant rien de tout ce qui pouvait favoriser le progrès des Séminaristes dans la piété et dans la science. Afin d'augmenter la dévotion des jeunes clercs envers Saint Irénée, patron du Séminaire, il présenta, le 12 juillet 1735, à MM. les Comtes ou Chanoines de Saint-Jean, une requête à l'effet d'obtenir une parcelle du chef de ce Saint Évoque , relique conservée dans
au 24« chapitre des Actes, attaqua M. Rollin sur un scandaJe prétendu, dont il avait (disait-il) été témoin dans une voiture publique. Voici de quoi il s'agissait. Le Joséphite , consulté par une dame sur la question de fait par rapport à Jansénius , avait répondu qu'il n'y avait uuIU obligation de croire un fait de cette nature, M. Rollin avoua que telle avait été sa décision, et se mit en devoir d'en administrer les preuves ; mais l'Archevêque et M. Picheret qui étaient là comme juges, l'interrompirent; et sans donner de preuves du contraire , se contentèrent de déclarer que ce n'était pas là leur sentiment » (Nouvelles Ecclésiastiques, 10 juillet 1746, p. iio).
.... Dolus an virtus, quis in hoste requirat?
Arma dabunt ipsi.
(Virgil. £neid. Lib. H, 390, 391).
le trésor du Chapitre cathedra! de Lyon. Le lendemain, 13 juillet, les chanoines décidèrent en chapitre que, pour témoigner au Séminaire leur particulière affection, ils remettraient libéralement entre les mains du Supérieur une portion du chef du Saint Martyr. Ensuite, ils firent apporter avec beaucoup de cérémonie le chef de Saint Irénée, en prirent un fragment considérable, et le déposèrent dans une boite de vermeil pour le donner ensuite au Séminaire.
Mgr de Rochebonne ayant appris que le reliquaire avait été ouvert, représenta avec raison qu'il appartenait à TËvèque seul de lever la relique pour Tauthentiquer avant qu*elle fût exposée. D*un autre côté, le diapitre, qui la possédait, prétendait avoir seul aussi le droit de la donner. Craignant donc que ce droit fût méconnu si TArchevéque authentiquait la relique, les chanoines la firent incontinent remettre dans le trésor. Lorsque les esprits furent redevenus plus calmes, le Chapitre lui-même imagina un heureux expédient qui sauvegardait les droits des deux parties. Ce fut que MM. les Comtes porteraient eux-mêmes la relique à TArchevêque pour qu'il la scellât de son sceau, qu'ils la reprendraient ensuite, la rapporteraient dans leur trésor et la remettraient eux-mêmes au Séminaire en la manière qui leur plairait , afin que le Chapitre fût réputé Tavoir donnée seul et de son plein gré. La chose eut lieu, en effet, le 13 août 1735, et le 14, qui était un dimanche, on transporta la relique en grande pompe au milieu d'une multitude infinie de fidèles qui se pressaient pour la vénérer. Dans le but de conserver le souvenir de cette cérémonie, l'Archevêque ordonna que, chaque année à perpétuité, le dimanche avant l'Assomption, on ferait dans l'Église du Séminaire l'office solennel de Saint Irénée, avec exposition de la relique. On composa pour ce jour un office particulier, et on inséra dans la IV* leçon le récit succinct de la translation.
En X73€, M. de Vaugimois, jaloux de procurer au Séminaire de Lyon les avantages des diocèses dotés d'une Université, demanda, de concert avec ses confrères de Viviers et du Puy, que les Séminaires de ces trois villes fussent agrégés à l'Université de Valence. Cette Société accorda en effet l'union désirée et déclara , sous le bon plaisir du Roi et du Chancelier de France, que les études faites dans les Séminaires de Lyon, du Puy et de Viviers, à dater de la fête de Saint-Martin de cette même année 1738, seraient regardées comme académiques, et jouiraient des mêmes privilèges dans l'ordre public. Des lettres patentes du Roi, en date du 12 août 1738, confirmèrent en effet cette agrégation. Elles furent adressées au Parlement de Grenoble, avec une lettre de cachet de Sa Majesté, ordonnant d cette Cour de les enregistrer purement et simplement, sans délai ni restriction; ce qui fut exécuté le 22 du même mois. Un peu plus d'un an après, le
i8 septembre 1759 » elles furent pareillement enregistrées au consulat de la ville de Lyon. Plusieurs fois le Parlement de Paris essaya de déclarer nulle cette agrégation, sous prétexte que les lettres patentes n'avaient pas été soumises à son enregistrement (i), mais il ne paraît pas que ses arrêts aient sorti leur effet, car les Almanachs de Lyon pour les années 1786 et 1789, continuent à répéter du Séminaire de Saint-Irénée ce qu'ils disaient déjà en 1742 : « On y fait le Quinquennium comme dans TUniversité même pour obtenir en Théologie les grades nécessaires afin d'acquérir et posséder les bénéfices qu'on ne peut obtenir sans être gradué ».
L'union du Séminaire de Saint-Irénée à l'Université de Valence, et l'établissement âits cours de pliilosophie, qui remonte à l'année 1721, attirèrent à Lyon un grand nombre d'étudiants. M. de Vaugimois songea alors à augmenter les bâtiments du Séminaire qui n'étaient pas encore achevés. On les continua du côté du midi, et le 22 juin 1740, le siège de Lyon étant vacant , Mgr Gaspard Thomas de La Valette , Ëvêque d'Autun , en posa la première pierre.
Le 31 octobre 1758, lendemain de la rentrée des Séminaristes , M. de Vaugimois avait fait la prière du soir comme de coutume et parlé debout  la communauté pendant un demi-quart d'heure ; mais une absence d'esprit, jointe â un embarras dans la parole qu'il éprouva par deux fois, fit craindre une attaque d'apoplexie. Sur la demande du vénéré Supérieur, le saint viatique lui fut porté en cérémonie, le jour de la Toussaint. Comme l'état du malade empirait toujours, on lui administra le saint viatique une seconde fois, le 14 novembre, à dix heures du soir, et le danger devenant de plus en plus pressant , on lui donna l'extréme-onction à deux heures du matin. Dans la journée on fit une assemblée de médecins qui déclarèrent le mal sans remède. Le malade expira en effet dans la nuit du 13 au 16 novembre à l'heure de minuit. L*Évêque d'Égéc (2) fit les
(i) Nouvelles EuUs. du 29 sept. 178$, p. 158-160.
(2) Jean-Baptiste-Marie Bron naquit à Lyon en 171 3. Il était Chanoine de l'insigne église collégiale de Saint -Paul, lorsque le Cardinal de Tencin le choisit pour son sufTragont. Il fut sacré le 21 février 1754, sous le titre d'Évêque d'Egée in partihus. M. Malvin de Montazet, successeur, en 1758, du Cardinal de Tencin, conserva en qualité de suf&agant M. Bron, qui le seconda avec dévouement dans son administration ordinaire, mais ne prit aucune part aux travaux et aux mesures inspirées à ce Prélat par soa goût pour les doctrines ou les tendances Jansénistes. U résulte en particulier de quelques documents que l'intervention habile du suffragant fir échouer le projet formé par l'Archevêque de retirer le grand Séminaire des mains de Messieurs de Saint-Sulpice , qui étaient, dans le diocètie de Lyon, l'appui et le
obsèques et célébra la messe en présence des Séminaires de Saint-Irénée et de Saint-Charles qui y assistèrent en surplis. M. de Vaugimois fut inhumé dans la chapelle du côté de TEpitre, tout proche de la tombe de M. Rigoley son prédécesseur.
Le 14 mai 17 12, il avait été créé Abbé de Notre-Dame du Tronchet au diocèse de Dol en Bretagne (i). Nous savons aussi par son testament, passé devant Philippe Vemon, notaire à Lyon, le 3 septembre 1755, qu'il jouiss^t d'une pension de 1,600 livres sur l'Évéché de Blois. Ces revenus et une partie de son patrimoine, M. de Vaugimois lès employait pour le bien du clergé à la sanctification duquel il s'était dévoué. Dans les années 1747 et 1758, il fonda trois rentes, formant un total de 828 livres, pour trois places i la première pension du Séminaire de Saint-Irénée. Les séminaristes pauvres né furent pas non plus oubliés dans son testament. Outre ces legs et qudques autres de moindre importance , il donna encore au Séminaire de Lyon, dans l'Église duquel il élit sa sépulture, une somme de 400 livres pour' les frais de'son enterrement ; à MM. les Prêtres de Saint-Sulpice demeurant' dans ledit Séminaire, pour l'usage de leur sacristie et de leur bibliothèque de Lyon , tous ses livres et ornements qui ne sont pas l'objet de legs particnliers ; et, enfin, â Marie-Jacques Bessiat, libraire â Lyon, en considération des services qu'il en a reçus , tous les exemplaires en feuilles des livres qu'il a composés, savoir Entretiens abrégés en un ou quatre volumes, Dévotion aux Saints Anges, Journal Chrétien, et Ca9ttiques en quelque nombre qu'ils soient chacun en particulier.
rempart des saines doctrines à cette époque malheureuse. Le parti ne pardonna pas au SufTragant son influence dans cette affaire , et il parut contre lui, en 1765, une brochure intitulée : Les Dénonciateurs secrets dénoncés au public. Cette brochure, de 48 pages in- 12, était si violente, qu'une sentence de la Sénéchaussée de Lyon la condamna à être lacérée et brûlée (Les Èvé^ qtus auxiliaires dans le diocèse de Lyon , par un chanoine de la Primatiale ; Lyon, 1875, p. 28, 29). Les Nouvelles Ecclésiastiques trouvèrent là un nouveau et ample sujet de récriminations contre l'Évêque d'Egée et les Ecoles des Sulpiciens de Lyon. «Le vrai titre qu'on, ne pourrait certainement leur disputer, dit le Journal, ce serait celui d'Ecoles Jésuitiques,,, b consanguinité de doctrine entre eux et la Société est palpable » (31 octobre 1765, p. 179). (i) Callia Christiana, tome XIV, Paris, i8$6, col. 1079. M- Hauréau ajoute : « Obiit anno ijS)» » Peut-être ne faut-il voir qu'une faute d'impression.