II. Nature du principe de vie
Les systèmes matérialistes.
a) L'Organicisme mécanique de Descartes n'ex-
plique ni le mouvement de l'organe ni sa formation.
b) UOrganicisme physico-chimique a tort de con-
fondre les forces matérielles et les forces vivantes. — Pour préciser ^a limite un peu confuse qui les sépare, il faut d'abord distinguer avec soin, dans un être vivant, ce qui est vivant de ce qui ne Test pas. — La vie et la chimie diffèrent par la nature de leurs instruments, de leurs procédés et de leurs résultats. — Berthelot et Pasteur.
c) Le Semi-organicisme de l'école de Paris recule la
difficulté sans la résoudre. Si l'organisation est cause de la vie, quelle sera la cause de l'organisation ?
Le spiritualisme exagéré.
a) Le Slahlianisme. — Claude Perrault et Stahl. —
Le principe de vie est-il raisonnable ? h) Le Vitalisme. Le principe de vie est-il spirituel?
Retour à V Animisme modéré de l'école péripatéticienne. Le principe de vie est une forme matérielle, c'està-dire un principe simple inséparable de la matière qu'il informe.
III. Unité de principe dans la vie végétative. ... L'unité est requise pour un acte vital immanent. L'unité fondamentale est prouvée par l'harmonie des
opérations vitales. — Pas d'harmonie préétablie. — Vaines personnifications de la Loi, de Vidée directrice, etc. — La ruche d'abeilles ; la république de citoyens. L'individu n'est donc pas un être collectif, ni un agrégat de cellules, comme le prétendent les modernes.
Objection tirée de la divisibilité des plantes et des zoophytes. — L'objection n'est pas nouvelle
Réponse d'Aristote : « Vita simplex in actu, multiplex in potentia ». — Fausses interprétations de cette formule. — Son véritable sens mis en lumière par les découvertes de la micrographie. — Rôle des cellules issues par multiplication ou par différenciation de la cellule-mère. — Explication des greffes animales et végétales. — Les végétaux et les animaux multiples.
Accord final avec la terminologie moderne.