Cf. Tableau fjénéf'ilof/ique ci-ai)rès
Angélique Aumônier, après une étrange maladie, qui dura treize mois et dont il est question au i^^ et au 2® volume de la présente publication^, mourut au Bois-Sainte-Marie et y fut inhumée le 23 septembre 1690, dans la chapelle du sacré Cœur de l'église de cette paroisse.
Chrjsostome Alacoque épousa en secondes noces, au Bois-Sainte-Marie, le 31 janvier 1694, Étiennette Mazuyer, fille de défunt Claude Mazuyer, en son vivant maitre-chirurgien au Bois-Sainte-Marie. Elle était sœur d'Anne Mazuyer qui, selon les registres du Bois-Sainte-Marie^ avait épousé, le 18 janvier 1682, Barthélémy de la Métherie, maître chirurgien à Paray-le-Monial, fils de Philibert de la Métherie aussi chirurgien 'à Paray. Le mari d'Anne Mazuyer était le cinquième aïeul du cardinal Perraud, évêque d'Autun, comme on le verra plus loin.
Chrysostome fut beaucoup mêlé à l'histoire de sa sainte Sœur. Il nous reste cinq des lettres qu'il reçut d'elle. Il eut le bonheur de paraître comme témoin, en 1715, à la première procédure. Nous avons publié au premier volume sa déposition et le Mémoire qu'il composa sur les vertus de la Bienheureuse. Il mourut le 22 juillet 1719 au Bois- Sainte-Marie et fut inhumé dans la chapelle du sacré Cœur qu'il avait fait construire, à la grande joie de sa sœur, et où sa première femme reposait déjà. Sa seconde femme, lui avait, elle aussi, donné onze enfants. Elle mourut le 4 juin 1738 et fut inhumée dans la même chapelle.
5^ Marguerite. Acte de baptême reproduit textuellement selon l'orthographe du registre :
« Marguerite, fille de M^ Claude Alacoque N'"^ royal [et] de dame, Philiberte Lamain, a esté baptizé par moy soubsigné curé de Verosvres, le jeudy vinct cinquième juillet 1647, et a esté son parrain moy Antoine Alacoque, p'*'*'
1. Cf. t. I, IV'' partie: Mémoire de Clirysosl(3me Alacoque, à la fin; t. II: Lettres 114,117, 120 et 121.
LA FAMILLE ET LE PAYS DE LA lUENHELUEUSE 489
curé diidict lieu (en surcharge : et Toussain Delaroche la porté sur les sacrés fonts baptismaux) et sa marraine Madomoizelle Marguerite de S*-Amour, femme de Mons' de Courcheval. Lesquels se sont souhsignez.
G. DE Fautières,
M. DE S^- Amour Courcheval
Ant. Alacoque. »
(3" Gilberte. Acte de baptême :
<« Cejourd'hui vingt-troisième mai mil six cent quarante neuf, en l'église de Verosvres, par moi M^® Antoine Alacoque prêtre, curé dudit Verosvres soussigné, a été baptisée Gilberte Alacoque, fille de M® Claude Alacoque notaire royal et de dame Philiberte Lamyn, sa femme, paroissiens dudit Verosvres, et a été touchée sur les fonts baptismaux par M^ Jacques de la Bellière, notaire royal, oncle de la dite dame Philiberte Lamyn et damoiselle Gilberte Arleloup, damoiselle et maîtresse de la seigneurie du Terreau.
Diverses signatures et celle d'Ant. Alacoque.
On ne sait rien de cette enfant; mais deux ans et demi plus tard, le 19 novembre 1651, nous voyons M. Jacques de la Bellière être de nouveau parrain de Jacques, le dernier enfant de la famille, ce qui peut donner à croire que Gilberte sa filleule était morte.
1" Jacques. Acte de baptême :
« Jacques, fils de M*^ Claude Alacoque, notaire royal de Verosvres, et de Philiberte Lamyn a été baptisé par moi soussigné, curé de Verosvres, le dimanche 19 novembre mil six cent cinquante et un. A été son parrain M" Jacques de la Bellière et sa marraine, Anne de Saint-Julien, lesquels se sont soussignés avec moi,
Anne de S^-Julien
DE LA Bellière
Ant. Alacoque. »
Jacques fut placé en 1663 chez M. Belot, honnête laïque de Cluny^ pour y commencer ses études dans l'école bénédictine dirigée alors par Dom Thoyot. En 1675 il est clerc tonsuré du diocèse d'Autun, se disposant à recevoir leî> saints ordres. Un acte du 24 août lui avait constitué un titre clérical de 150 livres.
Le 23 avril 1676 il fut parrain d'un fils de son frère Chrysostome et il signa : sous-diacre, comme aussi à Tacte de sépulture de sa mère, le 27 juillet 1676. Dans le registre de catholicité du Bois-Sainte-Marie, au 21 décembre 1677^ il paraît comme curé de l'église paroissiale et archiprieuraie. 11 y signe d'abord comme « bachelier en théologie »^ plus tard il prend les titres de « docteur en droit civil et en droit canon », et enfin il signe: « Docteur en théologie »» comme on le voit dans un acte de décès qu'il signa à Verosvres, en date du 28 août 1688.
Jacques Alacoque intervient à plusieurs reprises dans l'histoire de la Bienheureuse. Nous avons encore sept des lettres qui lui furent écrites par elle. 11 fut curé du Bois-Sainte- Marie jusqu'en 1712 et mourut à la fin de cette même année ou au commencement de 1713. La tradition locale rapporte qu'il fut inhumé comme son frère Chrysostome dans l'église du Bois-Sainte-Marie, à la chapelle du sacré Cœur, bâtie et décorée aux frais de Chrysostome, du vivant de la Bienheureuse. Ledit Jacques Alacoque l'avait dotée d'une fondation perpétuelle d'une messe hebdomadaire, tous les vendredis. Celle du premier vendredi de chaque mois devait être chantée solennellement. On voit que contrairement au proverbe, Marguerite-Marie fut prophète dans son pays et dans sa famille. Nous nous associons au regret exprimé par M. Mamessier [Pareille^ p. 35) « qu'en réparant l'église du Bois-Sainte-Marie, de 1849 à 1854, on ait fait disparaître les derniers vestiges de ce pieux monument (la chapelle du sacré Cœur) qui datait de 1689 ;>.