FORME DE TESTAMENT DE M« CLAUDE ALAGOQUE
(père de la bienheureuse)
Au nom de Dieu, Amen. Je, Claude Alacoque, notaire royal de la paroisse de Verosvres, sachant et bien avisé et ayant considéré qu'il faut mourir et que l'heure de notre mort nous est incertaine. Aussi considérant pour n'être prévenu de mort sans disposer des biens qu'il a plu à Dieu me donner, ai fait le présent testament [qui] sera seulement à la forme et manière qui s'ensuit.
Premièrement, j'ai fait le vénérable signe de la Croix sur ma face, disant : In nomine Patris et Filii et Spiritus Sancti. Amen. Suppliant Dieu tout-puissant, lorsque mon âme se départira de mon corps de la recevoir et loger en son royaume éternel avec ses Bienheureux, implorant l'assistance de la glorieuse Vierge et de tous les saints et saintes, à ce que, par leurs intercessions, ils obtiennent pour moi la miséricorde de Dieu et la rémission de mes fautes et péchés. Elisant ma sépulture dans le tombeau de mes prédécesseurs, voulant qu'aux jours de mes enterrement, quarantal et bout de l'an on y assemble tant de prêtres que Ton pourra, lesquels seront payés et nourris ; comme encore l'on donnera à tous les pauvres y assistant, à chacun six deniers et une livre de pain.
1. Indication écrite de la main de M*' Claude Alacoque sur le
revers de la feuille. Nous pensons que ce n'était là qu'un projet de
Il testament. Ce qui le fait croire encore, c'est qu'à la fin de ce frag-
|i ment, fjue nous avons trouvé dans de vieilles liasses délaissées
1' comme insig^nifiantes, le montant des legs est resté en blanc.
Puis, disposant de mes biens, je donne et lègue au sieur curé dudit Verosvres et à ses successeurs la somme de trois livres de rente à la charge et condition de dire tous les dimanches de l'année un Libéra nie sur mon tombeau, avec les suffrages ordinaires et de célébrer annuellement une messe des trépassés, à tel jour que je décéderai et, là où mon décès adviendra un dimanche ou jour de fête, ladite messe célébrera la veille ou le lendemain de mon dit décès. Et demeurera permis à mes héritiers ci après nommés de transférer ladite fondation ailleurs et où bon leur semblera, en cas qu'elle ne soit faite par lesdits sieurs curés. Auxquels mesdits héritiers^... Sera encore loisible à mesdits héritiers d'accepter un fonds au profit desdits sieurs curés, pour assurance de ladite rente ou de leur fournir la somme de quarante huit livres pour la prêter à quelques personnes solvables qui payeront ladite rente de trois livres à leur décharge ; ce que lesdits sieurs curés ne pourront faire qu'en présence desdits héritiers ou des leurs ; et, moyennant le paiement de ladite somme de quarante huit livres ou l'achat d'un fonds, ils demeureront libérés tant desdites prières que de ladite rente ; déclarant que je donne en outre et lègue pour le luminaire, pour réparation de l'église dudit Verosvres la somme de {en blanc) pour une fois.
hem^ je donne et lègue à dame Jeanne de la Roche, ma mère, pour l'honneur et le respect que je lui porte la somme de [en blanc).
Et, en ce, je l'institue mon héritière particulière.
Le reste manque.