‹ Vie et œuvresChapitre 170 sur 265 · VEUVE DE M'^ FRANÇOIS LAMYN · texte numérisé non relu

VEUVE DE M'^ FRANÇOIS LAMYN

(gRAND'mÈRE MATERNELLE DE LA IUEMIBUKELSE)

28 octobre 1643

Au nom de Notre-Seigneur, amen. L'an de l'Incarnation d'icelui, à tous présents et à venir savoir faisons que

1, L'expédition porte :'' et Dimanche Auclercdulieu des Champs. »

2. Le contrat de mariage dr; Jean Alacoriue et de donation de tous

par devant Pierre Chavot, notaire royal et gardenottes héréditaire, demeurant en la ville de Gharolles, et en présence des témoins ci-après nommés, a comparu en personne dame Philiberte de la Bellière, veuve de M*^ François Lamyn, vivant notaire royal de Saint-Pierre-le-Vieux, étant à présent au lieu de Lhautecour, paroisse de Verosvres, en la maison de M*' Claude Alacoque, son g-endre, laquelle saine d'esprit et entendement, néanmoins indisposée de son corps, considérant la certitude de la mort et l'incertitude d'icelle et désirant éviter procès et débats entre ses enfants. A ces causes et autres à ce la mouvant, elle a fait son testament noncupatif et ordonnance de dernières volontés en la forme suivante : Premièrement, a fait le vénérable signe de la Croix sur sa face, disant : In nomine Patris et hilii et Spiritus Sancti, Amen. En après a recommandé son âme à Dieu, le priant qu'icelle étant séparée de son corps, la vouloir colloquer au rang des Bienheureux, invoquant à cet effet la glorieuse Vierge Marie et tous les saints et saintes de paradis vouloir intercéder pour elle ; élisant sa sépulture en l'église dudit Saint-Pierre^, tombeau dudit feu Lamyn, son mari; voulant qu'à son enterrement, quarantal et au révolu il soit célébré à chaque fois six messes eucharistiales pour le remède et salut de son âme, auquel jour d'enterrement elle veut être fait aumônes, par son héritier ci-après nommé, aux pauvres qui y assisteront, chacun trois deniers tournois et une livre de pain ; et semblablement être payé aux prêtres qui célébreront lesdites

ses biens, par Denis Alacoque, à ses fils Jean et André remonte donc à 1632.

1. Madame de La Bellière mourut à Lhautecour chez son gendre, le 20 février 1654. La clause ci-dessus ne fut pas exécutée. Nous lisons au registre intitulé : « Livre des mortuaires de la paroisse de Verosvres ». Ce très bref acte de sépulture lil)ellé à la manière trop familière de M'" Antoine Alacocjue l'ancien: » La vielle Lamain a esté enterré en l'Eglize de Verosvre le vinct unicsme de Feburier mil six cents cinq'*^ quatre. Requiescat in pace. »

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messes, chacun d'eux et pour chaque fois, dix sols tournois avec leur réfection. Item, donne et lègue au luminaire de l'église dudit Saint-Pierre trois livres tournois qu'elle veut être payées par sondit héritier ci-après nommé, incontinent après son décès. Item, considérant que par le contrat de mariage de dame Philiberte Lamyn, sa fille, passé le quinzième mai mil-six-cent trente-neuf avec M*^ Claude Alaque, notaire royal, elle ne lui a constitué que la somme de deux cents livres pour tous droits, noms et actions qu'elle pourrait prétendre en ses biens ; ce que faisant, elle ne lui constitua pas la légitime qu'elle devait espérer d'icelle, eu égard aux biens qu'elle possédait pour lors et lesquels elle possède encore à présent. Pour cette considération et plusieurs autres la mouvant, elle a donné, lègue et donne a ladite Lamyn, sa fille, la somme de trois cent

soixante

Le reste manque.

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