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DE CHAROLLES

29 janvier 1703.

Par devant le notaire royal de la ville de Gharolles soussigné et présents les témoins ci-après nommés, au parloir du couvent des dames religieuses urbanistes Sainte Glaire de ladite ville, a comparu Jacqueline Alacoque, fille de M^ Jean Chrysostome Alacoque, conseiller du roi, maire perpétuel, demeurant au Bois-Sainte-Marie et de feue damoiselle Angelle Aumônier, laquelle de l'autorité et avis dudit sieur i Alacoque, son père, aurait très humblement prié dame Marguerite Dagonneau, supérieure, de la vouloir recevoir au nombre des religieuses dudit couvent pour y vivre et mener une vie spirituelle suivant les statuts qu'elle a dit bien savoir, depuis un an qu'elle est novice audit couvent; à quoi ladite dame Dagonneau, supérieure dudit couvent, aurait incliné et, de l'avis de sœur Anne de Dreuille, vicaire, sœur Hilaire de Molleron, sœur Anne Ghevallier, discrètes,et autres religieuses dudit couvent, ont reçu et reçoivent! ladite Jacqueline Alacoque audit couvent.

1. Ce titre appartient à M. Jean-Marie Sapaly et a été publié par M. Mamessier, dans : « Parenté de la Bienheureuse Marguerite-Marie Alacoque. »

2. Jacqueline Alacoque, née au Bois-Sainte-Marie le 23, et baptisée le 2i avril 1684, était le dixième enfant de M« Chrysostome Ala-. coque et d'Angélique Aumônier. Elle avait 19 ans, moins trois moiS,ij quand elle fit profession chez les Clarisses de CharoUes.

LA FAMILLE KT LK PAYS DE LA lUEMIELREUSE 643

En considération de quoi, ledit sieur Alacoque a payé cidevant trois cents livres et sept cents livres, faisant mil le livres présentement, réellement, comptant en bonne monnaie, pour subvenir aux char<^es de la communauté, et, de plus, a créé et constitué au profit dosdites dames religieuses dudit couvent la rente annuelle et perpétuelle de quatre vingt trois livres six sols, onze deniers, payable par ledit sieur Alacoque ou ses héritiers, annuellement, auxdites religieuses acceptantes, et dont le premier terme paiement commencera se faire dans d'iiui, date de cette, en un an prochain et d'illec en avant, à pareil jour, semblable rente jusques au rachat et effectif remboursement de la somme principale de quinze cents livres, de manière que la constitution de dot de ladite Jacqueline Alacoque est de deux mille cinq cents livres, dont celle de mille livres est payée, comme il est dit ci-dessus, et desquelles mille livres lesdites dames religieuses tiennent quitte ledit sieur Alacoque, lequel pour sûreté du paiement desdits intérêts à écheoir dudit principal de quinze cents livres restantes, a obligé et hypothéqué généralement tous ses biens.

Et pour témoigner à ladite Jacqueline Alacoque la tendresse et l'amitié qu'il a pour elle, lui a encore constitué la rente pension annuelle de vingt livres, pendant sa vie, et que ledit sieur Alacoque payera ou son héritier, annuellement à chaque premier janvier, obligeant aussi à cet effet ledit sieur Alacoque, ses biens.

Et pour plus grande sûreté de paiement, tant dudit principal de quinze cents livres et intérêts qui en écherront que de ladite rente en pension annuelle de vingt livres, s'est présentée damoiselle Mazuyer, à présent femme dudit sieur Alacoque, procédant de l'autorité dudit sieur Alacoque, son

I mari, a soumis, obligé et hypothéqué tous ses biens, meubles, immeubles avec ceux dudit sieur Alacoque et ce, l'un pour l'autre et l'un d'eux seul pour le tout, renonçant

II au bénéfice de division et ordre de discussion ; dont et de

quoi les parties sont contentes. Font au surplus les autres promesses, obligations, renonciations requises et nécessaires.

Fait, lu et passé audit CharoUes, audit parloir, sur l'heure de quatre après midi, le vingt neuvième janvier mil sept cent trois, en présence de M^ Philibert Taboulot, avocat, d'Adam Furtin, praticien, témoins appelés et requis, résidant audit Gharolles, soussignés avec lesdites parties et moi le notaire royal. Les présentes faites encore en présence et de l'avis de Monsieur Girard Pèzerat, écuyer, conseiller au service du roi, lieutenant général civil et criminel, enquêteur et commissaire examinateur au bailliage royal et chancellerie du Gharollais.

La minute est signée : Jacqueline Alacoque, A. Matras^ supérieur; sœur M. Dagonneau, supérieure; sœur Anne de Dreuille, vicaire; sœur de Molleron, sœur Anne Ghevallier^ discrètes, sœur Ph. Dubost, sœur Bénigne Despinay, sœur Glaude de Saint-Julien, sœur Philib. Saulnier, sœur de Ghalanforge, sœur Marie-Anne de Juy, sœur Aymé, sœur Paul Deboissur, sœur Dubost, sœur Elisabeth Deboissur,. sœur de Grosboys, G. Alacoque, Alacoque, curé du Bois- S^^-Marie, Étiennette Mazuyer, G. Pèzerat, Ph. Taboulot^ A. Furtin et G. Rouher, notaire roval.

Gontrollé à Gharolles, le trente et un janvier mil sept cent trois : signé Saulnier de Lanoue, reçu trois livres. — Expédié pour lesdites dames religieuses. — Rouher, notaire royal.

Ajouté à la pièce.

Nous soussignée supérieure des dames urbanistes de la ville de Gharolles, confessons avoir reçu de dame Etiennette Mazuyer, veuve de défunt M^ Ghrysostome Alacoque, maire du Bois-S^'^-Marie, la somme de quinze cent soixante livresen billets de banque royale ; et c'est pour la constitution ' faite à dame Angèle Alacoque, religieuse de notre commu-

LA FAMILLE ET LE PAYS OE LA HIENIIEUREUSE G4o

naiité, par ledit feu Maître Alacoque et ladite damoiselle Mazuyer, de laquelle somme constituée dans le contrat de l'autre part écrit, re^u Houher, notaire royal, nous l'en tenons quitte et promettons l'en faire tenir ([uitte, tant dudit principal que des intérêts, jusqu'à ce jourd'hui, lesquels intérêts se sont trouvés monter et revenir à la somme de cent cinquante livres que ladite damoiselle Alaco(|ue nous a payée. Fait à notre monastère, le 18 juillet 1720. Sœur Françoise Rillot, supérieure ; sœur Grosboys, vicaire ; sœur de Dreuille de Villebarest, sœur du Bost, sœur de Saint-Joseph Villor, sœur de Drée, sœur de Sainte-Rez, toutes discrètes, sœur Angèle Alacoque.

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