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SUR LE DOUTE

Si, étant constante l'approbation des vertus et des trois miracles, il peut être procédé sûrement à la Béatification solennelle de la Vénérable Servante de Dieu.

Celui qui, élevé sur la Croix, avait résolu de tout tirer à Lui, le Rédempteur du genre humain attira merveilleusement sa vénérable Servante Marguerite-Marie Alacoque, afin que, pénétrant jusque dans son Cœur, elle goûtât à sa source même la douceur de l'infinie Charité, et la répandît parmi les hommes. Aussi les eaux de suavité que la Vénérable Marguerite puisa au côté ouvert du Christ, elle les fit couler comme un fleuve sur la terre entière, n'ayant que cet unique et ardent désir, voir les cœurs des hommes se

in ventriculo; de tertio : Instantaneœ perfectœque sanationis sororis Marîœ Aloisifte Bollani ejusdem ordinis^ a piilmonuni phtisi tuherculari confirniaiael incurabili, gravissimis stipata sy inpto ma tih u s .

Atque hoc Decretum in vulg"us edi et in acta sacrorum RituuirL Congregationis referri jussit. Octavo kalendas Majas anno- MDCCGLXIV.

C, Episcopus Portuen. et S. Rufinôe Gard. Patrizi,. S. R. G. Pnefectus.

Locus -J- signi.

D. Bartolini, s. R. g. Secretarius.

CAUSi: ui: ukatification kt m: canonmsation 145

piirilier dans cet océan (.reaux vives, et dans ces cœurs naître une source jaillissant jusqu'à la vie éternelle.

Mais lorscjue, délivrée du fardeau de la chair, elle eut pris son vol vers les cieux. et mérité de s'enivrer au Cceur DE Jésus d'un torrent de délices, alors aussi elle y puisa dans sa plénitude cette vertu qui lui ferait, à l'iniag-e de son céleste Epoux, secourir les malheureux mortels et guérir leurs langueurs. Aussi la renommée de sa sainteté s'étendit aussi loin qu'elle avait elle-même propagé le culte du divin Cœur. Pour ces causes, on dressa dans la Congrégation des Rites sacrés, d'abord sur l'héroïsme de ses vertus, puis sur les miracles opérés par son intercession, l'enquête

Decrktlm Au^'iistodiineiisis seu .lllduensis Beatilicationis el Canonizationis \'eii. servae Dei sororis Marg-arita* Mariœ Alacoque, Monialis Professée ex ordine Visitationis Beat<c Marise N'irg-inis instiiuti sancti Francisci Salesii.

SUPER DUBIO

An, slante \'^irlutum ac Irium Miraculoruni approbatione, lulo procedi possit ad solemnem V. S. D. Beatificationem ?

Qui in Cnice exal talus humaiii generis Redeniptor omnia ad se trahere disposuerat ita Venerabileni suaiu Famulam MAK- (iAKlTAM-MARlAM ALACOQUE mirabiliter attraxit, ut ad altum Cor suum accedens immensa; Gharitatis dulcedinemin sue foule degustaret, eamque inler homines dilTunderel. Inde quas Venerabilis MARGARITA ex aperlo Christi latere hausil dulcedinis aquas, veluli flumen in universain lerram dillluere fecit, id ununi exoptans, uthominum cordibus in hoc aquaruui viventiuni pelag-o emundalis, fons in eis fieret aqua' in vitani a'ternam salientis.

Cum vero Garnis deposita sarcina ad superos evolans meruit exGORDE JESU torrente voluplatis repleri, luui eam quoque exhausit virlulem, qua ad cœleslis Sponsi simililudinem mortalium succijrreret ;erumnis, eorumque lauguores curarel. Proiude sanctitalis ejus fauia laie diffusa est, proul Divini Gordis cultum i[)sa (lilfuderal. llinc factuiu est ul primum de ejus virtutum Mur (juer Lie- Marie Alacoque. — III. 10

la plus minutieuse, que terminèrent heureusement, au gré de tous, deux décrets promulgués par notre très saint Seigneur Pie IX, pape.

C'est pourquoi, après avoir accompli exactement tout ce que les Constitutions apostoliques prescrivent d'observer dans ces jugements si graves, on pensa que pour décerner à la Vénérable Marguerite-Marie les honneurs des autels, il ne restait plus qu'à demander, selon la coutume, aux Révérendissimes Cardinaux préposés à la garde des Rites sacrés, et aux Pères consulteurs « si, étant constante l'approbation des vertus et des trois miracles, il pouvait être procédé sûrement à la béatification solennelle de cette Vénérable Servante de Dieu? » Ce doute ayant donc été proposé par le Révérendissime Cardinal Constantin Patrizi, évêque de Porto et de Sainte-Rufine, Préfet de la Congrégation des Rites sacrés, et rapporteur de la Cause, dans une très nombreuse assemblée réunie au Vatican, en présence de notre très saint seigneur Pie IX, ce 18 des calendes de juillet de cette année, tous donnèrent une réponse affirmative.

praestantia, dein de MiracuHs, ipsa intcrveniente patratis, accuratissima pênes Sacrorum Rituuni Gongregationem disquisitio institueretur, quae gemiiio a Sanctissimo Domino Nostro PIO PAPA IX promulgato Decreto optatum attigit exilum.

Quare omnibus rite peractis quae in gravissimis hisce judiciis juxta Apostolicas Constitutiones erant peragenda, nihil aliud superesse videbatur ad clecernendos Venerabih MARGARIT^i MARIiE altarium honores, nisi ut de more Reverendissimi Cardinales Sacris tuendis Ritibus prœpositi, et Patres Consultores interrogarentur — An^ stanle Virlutuni ac Irium iniraculorum approhatione, tato possit procedi ad solemnen Venerahilis hujiis servseDei Beatificationem? — Idcircocumhujusmodiproposuisset Dubium Reverendissimus Cardinalis Coustantinus Patrizi, Episcopus Portuensis et S. Rufmaî Sacrorum Rituum Congregationis Praîfectus, causaeque relator, in frequentissinio coram eodem Sanctissimo Domino Nostro conventu ad Vaticanas œdes collecto

CAUSt: DK HKATIFICATION ET DE CANONISATION 147

Cependant le très saint Père voulut attendre un autre jour pour porter sa sentence apostolique, afin d'avoir quelque temps pour demander et obtenir le secours de Dieu. Kniin il a ju^é à propos de le faire aujourd'hui, où nous célébrons la naissance du Précurseiu' du Seigneur.

C'est pourquoi, après avoir célébré les saints Mystères dans la chapelle du Vatican, le saint Père s'est transporté dans sa première et patriarcale basilique de Latran. Là, entouré de la noble assemblée des Pères Cardinaux, il a assisté à une messe pontificale, puis a appelé près de lui, dans la sacristie la plus voisine de cette même basilique de Latran, le Révérendissime Cardinal Constantin Patrizi, évêque de Porto et de Sainte-Rufine, Préfet de la Conj^régation des Rites sacrés, et rapporteur de la Cause, avec le R. P. Pierre Minetti, coadjuteur du Promoteur de la sainte Foi, et le secrétaire soussigné, et en leur présence a déclaré « qu'il pouvait être procédé sûrement à la Béatification solennelle de la Vénérable Servante de Dieu Marguerite-Marie Alacoque ».

Decimo octavo kalendas Julii vertentis anni hujus, omnes affîrmalivum protulere responsum.

Attamen placuit Beatissimo Patri Apostolicam sententiam suam in aliam diffère diem ut spatium aliquod temporis ad divinani sibi precibus promerendam opem intercederet. Id tandem hacdie fieri censuit qua Natalitia Prœcursoris Domini celebrantur.

Quapropter, Sacris in Pontifîcio Vaticani Palatii Sacello operatis, adhanc Patriarchalem suam Lateranensem Archibasilicam se contulit, ubi, poslquam, nobili Patrum Cardinalium corona circumdatus, Ponlificali Missîe adstitisset, in proximum ipsius Archibasilicie Sacrarium ad se accersivit Reverendissimum Cardinalem Constantinum Patrizi, Episcopum Portuensem etS.Rufinae, Sacrorum Rituum Congregationis Prtcfectum causaîque relatorem, una cum R. P. Petro Minetti, S. Fidei Promotoris Coadjutore, et me infrascripto Secretario, iisque adstantibus pronunciavit : Tulo procedi posse ad solemnem Venerahilis servx Dei MARGARIT.E MARI^ ALACOQUE Beati/icaiionem.

En outre il a ordonné, le 8 des calendes de juillet de l'année 1864, de publier ce décret, de l'insérer dans les actes de la Congrég-ation des Rites sacrés, et d'expédier, sous la forme de bref, des lettres apostoliques sur la cérémonie solennelle de la Béatification devant être célébrée dans la basilique patriarcale du Vatican, le jour qui sera fixé.

Constantin, Evêque de Porto et de Sainte-Rufine, Cardinal Patrizi, Préfet de la Congrégation des Rites sacrés.

Place -|- du sceau.

D. Bartolini, Secrétaire de la Congrégation des Rites sacrés.

10« BREF DE BEATIFICATION

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