PIL'S PP. IX
AD PERPETUAM REI MEMORIAM
Auctor noslne fidei et consummator Jésus, qui uimia duclus charitate, natura' mortalis infirniitate assumpta, obtulit se in ara Crucis immaculatum Deo, ut nos a peccati teterrima servitute liberaret, iiihii poilus habuit, quam ut flammam charitatis qua Cor ejus ureretur, in hominum animis modis omnibus exciLaret, quemadniodum suis adseruisse discipulis novimus ex Evangelio. « Ig^nem veni mittere in lerram, et quid volo nisi ut accendatur? » Hune vero charitatis ignem ut magis incenderet, sanctissimi Sui Cordis venerationem cuUuuique institui in Ecclesia voluit, acpromoveri. Ecquis enim tam durus ac ferreus sit quin nioveatur ad redamandum Cor illud suavissimum idcirco translixum ac vulneratum lancea, ut aiiimus ibi noster quoddani quasi latibulum, ac perfugium habeat, que se ab hostium incursione insidiisque recipiat, ac tualur ? Ecquis non provocetur ad prosequendum omni observantia; studio Cor illud sacratissiraum, cujus ex vulnere aqua et sang-uis, fons scilicet nostra,' vitfc ac
blessure a répandu l'eau et le sang, c'est-à-dire la source de notre vie et de notre salut ?
Quand donc notre Sauveur a voulu instituer et répandre au loin parmi les hommes ce culte de piété si salutaire et si bien dû, il a daigné choisir sa vénérable Servante Marguerite-Marie Alacoque, religieuse de l'ordre de la Visitation de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, par l'innocence de sa vie et par l'exercice assidu de toutes les vertus, s'est montrée digne, avec l'aide de la grâce divine, de cet office et de cette mission.
Née d'une famille honnête, dans le village de Lauthecourt, au diocèse d'Autun, en France, elle brilla dès sa première enfance par la docilité de son esprit, la pureté de ses mœurs réglées d'une manière bien supérieure à son âge ; de telle sorte qu'elle faisait augurer à ses parents, par des indices certains, ce qu'elle devrait être un jour.
Encore petite fille, et ne sentant que de l'éloignement pour les réjouissances qui ont coutume de séduire cet âge si tendre, elle cherchait les endroits les plus secrets de la maison pour y recueillir son âme en prière et en adoration devant Dieu.
salutis etHuxit? Jamvero ad tam salutarem ac debitum pietatis cultum instituendum, lateque inter homines propagandum elig-ere Servalor Noster dignatus est Venerabilem Famulam suam Margaritam Mariam de Alacoque, religiosam sororem ex ordine Visitationis Beatae Mariée Virginis, quœ quidem et innocentia vitae et assidua virtutum omnium exercitatione tanto offîcio ac munere, divina adjuvante gratia, se dignam probavit. Hœc enim vero in oppido cui nomen Lauthecourt intra fines Diœcesis Augustodunensis in GalHa honesto génère orla, jam inde a pueritia ingenium docile prae se tulit, moresque probes, et supra œtalem composites, sic ut qualis esset futura, certis indiciis parentes ominarentur. Etenim adhuc puella ab oblectamentis quibus illa setula capi solet, abhorrens, secretiora petebatdomus cubicula, ubi intenta mente Deumcoleret ac venereratur ; adoles-
CAU8K l)K llÉ.VriFU.AllON KT Di: CANONISATION 151
Jeune personne, elle fuyait la conipaj^nie des hommes, n'ayant |)i)inl île plus garanti bonheur (|ue d'être assidûment à l'église, et de prolon<^er ses prières pendant plusieurs heures.
Dès ses premières années elle se consacra à Dieu par le vœu de virj^inité, et commenta à assujettir son corps aux jeûnes, aux disciplines et à d'autres macérations, voulant par là, comme par un buisson d'épines, mettre à l'abri la fleur de sa virji^inité.
Elle lut aussi un illustre modèle de douceur et d'humilité ; car, ayant perdu son père, et sa mère succombant sous le poids soit des années, soit de la maladie, elle fut traitée avec tant de rigueur et de dureté par ceux qui avaient la gestion des affaires de la maison, qu'elle manquait habituellement du nécessaire dans la nourriture et le vêtement. Cet état de choses aussi pénible qu'injuste fut généreusement accepté par elle, à l'exemple de Jésus-Christ, qu'elle avait toujours devant les yeux.
Elle n'avait que neuf ans quand elle fut admise pour la première fois à recevoir le saint sacrement de l'Eucharistie ; et ce céleste aliment lui inspira une si grande ardeur
centior autem frequentiam hominum devitans, nihil magis habehat in deliciis, quam versari in lempHs assidue, precesque ad plures horas producere. Virg^initatem emisso volo primis ab annis Deo consecravit, atque adeo jejuniis, flagelhs, aliisque asperitatibus adfligere corpus instiluit, ut iisdem quibusdam quasi spinis virg-jnilatis florem septum custodiret. Mansuetudinis porro, atque humihtatis illustre documentum exhibuit. Etenim de mortuo pâtre, matre vero tum œtate, tum gravi morbo confecta, idî iis qui roi domestic» curationem gerebant, sic dure atque aspere habita est, ut rébus eliam ad victum cultumque necessariis plerumque careret. Atqui tantam inclemeutiam atque injuriaiii, proposito sibi Christi patientis exemple, complures annos aîquo aniuio tulit. Novem annos nata ad Sanctissinium EucharisticC Sacramentum suscipieiiduin primmn accessit, atque ex
de charité, que ce feu divin éclatait sur ses lèvres et dans ses veux.
Enflammée pareillement de charité pour le prochain, elle déplorait amèrement la misère d'une multitude d'enfants presque délaissés de leurs parents, grandissant dans le vice et ig-norant les choses les plus essentielles au salut. Elle leur apprenait les mystères de la foi, les formait à la vertu, et elle s'était fait une habitude de se priver d'une bonne part de sa nourriture quotidienne pour les nourrir.
Ayant fixé son choix sur l'Epoux céleste, elle refusa constamment un époux riche et de condition que sa mère voulait lui donner. Et pour garder avec plus de sécurité sa foi à cet Epoux céleste, elle songea à entrer en Religion dans un cloître. C'est pourquoi, après avoir longtemjDS et sérieusement délibéré en elle-même, après avoir par d'abondantes larmes consulté la volonté divine, elle fut reçue, dans la ville de Paray-le-Monial, au diocèse d'Autun, parmi les religieuses de l'ordre de la Visitation de la Bienheureuse Vierge Marie.
Dans son noviciat, s'étant montrée telle que l'avaient fait
cœlesti dape tantum concepit charilalis ardorem, uL ig-nis ille divinus ex ejus ore atque oculis emicaret. Pari erga proximuiu charitate incensa, graviter dolebat miseram puerorum turbani fere a parentibus derelictam vitiis succrescere rerum ad sahitein felernam pertinentium ignaram; idcirco eos patienter erudiebat mysteriis fidei, ad virtutein inforinabat, el vero etiani non modicam quotidiani cibatus partem eisdeni alendis detrahere sibi consueverat. Qiuim cœlesleni sibi Sponsum delegisset, exhibila^ a matre nuptias licet opulenlas atque ilkistres constanler reçusavit, et quo datani cœlesli eidem sponso fideni prœstaret securius, de ingrediendo sacrarum virginuni claustro cogitaviL. Qua. de re posteaquani diu mullumque secum deliberasset, fusisque precibus divinam consuluissel vokmtatem, annum agens ielalis suie vicesimuni terLium in civitate cui nomen Paray-le~Monial^ intra fines Augustodunensis Di(Xicesis religiosis sororibus ex ordine VisitaLionis Beatœ Mariie Virginis adscita est. In tyroci-
CAisi: m: iu-iatification et mi: canomsation 15«I
espérer et son ardeur généreuse pour la vertu et rinnocence de sa vie passée, elle mérita d'otro admise à prononcer les vœux solennels. Mais après sa profession on la vit marcher à pas accélérés dans les voies de la perfection reliti^ieuse^ tant elle otïVait à ses compagnes consacrées à Dieu un éclatant modèle de toutes les vertus.
On voyait luire en elle une merveilleuse humilité et une extraordinaire promptitudes obéir, comme à supporteravec patience tout ce qui pouvait lui faire de la peine, une parfaite observance des points les plus minimes de la règle, une austérité sans relâche dans les macérations corporelles, un amour toujours fervent de la prière, à laquelle elle s'appliquait jour et nuit; et souvent son âme, dégagée des sens, était inondée de l'abondance des dons célestes.
Dans la méditation des douleurs de Notre-Seigneur Jésus- Christ, elle était si sensiblement affectée, et la flamme de son amour était si ardente, que la plupart du temps elle y paraissait languissante et sans vie.
L'éminence de ses vertus ayant Hxé sur elle l'admiration de toutes ses compagnes, elle fut chargée d'exercer et de
nio quurn se talein probasset, qualem et egregia ad virLuteiu indoles, et innocenter acta vita porlenderat, ad solemnia nuncupanda vola adniitti promeruit. Quibus quidem nuncupatis videri cœpit ad religiosae disciplincC perfectioneni concilato cursu contendere, adeo sodalibus suis Deo dicatis virtiituni omnium exemplar enituit. Mira quippe in ipsa elucebat humilitas, singularis el in obtemperando alacrilas, et in quibusvis^ molesliis perferendis palientia, accuratissime le^um vel minimarum observantia, in alllictando corpore assidua austerilas, numquam inlermissum precationis studium, oui dies noctesque quuni instaret, alienato saspe a sensibus animo, divinic gratife donis uberrime perfundebalur. In recolendis autem Ghrisli Domini cruciatibus tanto afiiciebatur doloris sensu, lantaque inardescebat amoris llamma, ul prope exanimis plerumquc lanf^aiescerct. Porro quum ob virtutis prccslanliam omnium sibi sodalium admirationem conciHasscl, puellis qua; in lyrocinio versarentur,
former à la vie religieuse les jeunes demoiselles qui étaient au noviciat. On n'eût pu trouver une personne plus capable de cette charge que la vénérable Marguerite-Marie, qui par son exemple entraînait celles qui entraient dans la voie de la perfection, et soutenait celles qui y couraient déjà.
Un jour qu'elle priait avec plus de ferveur devant le très auguste sacrement de l'Eucharistie, Notre-Seigneur Jésus- Christ lui fît connaître qu'il lui serait très agréable de voir établir le culte de son très sacré Cœur, embrasé d'amour pour le genre humain, et qu'il voulait lui confier à ellemême cette mission. La Vénérable Servante de Dieu, qui était si humble, fut atterrée, s'estimant indigne d'un pareil office. Mais enfm^ pour obéira l'ordre souverain, et conformément au désir qu'elle avait d'exciter le divin amour dans le cœur des hommes, elle fît tous ses efforts, soit auprès des religieuses de son monastère, soit auprès de tous ceux sur lesquels elle pouvait exercer quelque action, pour que ce très sacré Cœur, siège de la divine charité, reçût d'eux toute sorte d'honneurs et d'adorations. La Vénérable Ser-
ad religiosam vitam exercendis, informandisque prœposita fuit, eique muneri nulla potuisset aptior inveniri, quam Venerabilis Margarita Maria, utpoie quœ commissas suae fidei ac magisterio puellas ad ingrediendum atque excurrendum perfectionis iter erigeret, ac confîrmaret exemple suo. Jam vero ante auguslissimum Eucharistige Sacramentum eidem fervidius oranti significatum esta Christo Domino, g-ratissimum sibi fore si cultus institueretur sacratissimi Sui Cordis humanum erga genus charitaLis igné flagrantis, ac velle Se hujus rei curam ipsi demandatam. Qua erat humilitate cohorruit Venerabilis Dei Famula, tanto se oiïicio indignam exisiimans; sed tamen ut supernae obsequeretur voluntati, utque desiderio suo faceret salis divinum amorem in hominum animis excitandi, studiose egit tum apud religiosas sui Gœnobii sorores, tum vero eliam apud omnes, quoad potuit, homines, ut Cor illud Sanctissimum divina^ charilatis sedem omnis honoris significatione colerent ac venerarentur. Multœ idcirco et graves Venerabih Dei Famulfc tolerand;e fuerunt molôs-
vante de Dieu eut à soullVir à oo sujet de grandes peines; elle rencontra de nombreuses diiUcultés. Cependant elle ne perdit jamais courage ; mais s'appuyant sur l'espoir du secours d'en haut, elle travailla avec tant de constance à établir cette dévotion, que, avec l'aide delà grâce divine et au grand profit des âmes, elle prit un très grand accroissement dans l'Eglise.
Enfin, désireuse de mourir pour voler aux célestes noces de l'Agneau (ju'elle convoitait si ardemment, consumée moins par la maladie que par les flammes de la charité, elle arriva au terme de sa vie le 1 G des calendes de novembre, l'an 1690.
L'opinion que l'on avait eue de la sainteté de la vénérable Marguerite-Marie s'accrut davantage après son décès, surtout sur le bruit des miracles que l'on attribuait à l'interrcession de la Vénérable Servante de Dieu. C'est pourquoi, en .71 o, l'Évéque d'Autun s'occupa de faire recueillir, selon les formes ordinaires, des informations sur sa vie et ses lœurs. Mais les révolutions, qui à la fin du xviii*^ siècle ont ►ouleversé presque l'Europe entière, ont empêché que cette
llia-, plurimae superandœ difTicultates ; numquam tameii ipsa lejecit animum, et spe subnixa cœlestis auxiHi tam operose ac îonstanterpromovere institit id genus pietatis, ut, divina favente j^ratia, non signe magno animarum fructu in Ecclesia auctum longe sit ac propagatum. Denique dissolvi cupiens, ut ad cœlestes agni nuptias, quas tantopere deperibat, advolaret, non tam morbo, quam flamma charitatis absumpta, diem obiit supremum decimo sexto kalendas novembris anno MDCLXXXX. Qua) de Venerabilis MargaritcC Marine sanctitate invaluerat opinio percrebuit magis postquam ipsa e vivis excessit, accedente pnesertim prodigiorum celebritate, qua? Venerabili Dei Famula deprecante ferebantur contigisse. Quapropter anno MDCCXV Augustodunensis Autistes de illius vita et moribus opportunas de more tabulas condendas curavit. Verumtameu ue ad Sanctie Sedis judicium deferri causa posset gravissimi rerum pubhcarum motus effecerunt, qui exeunte sœculo decimo octavo universam ïerc
lo6 VIE ET ŒUVRES DE MARGUER1TE-3IARIE ALACOQUE
cause pût être déférée au jugement du Saint-Siège. Toutefois, quand le plus gros de l'orage fut passé, on sollicita le jugement du Siège apostolique, et on porta devant l'assemblée des Cardinaux de la sainte Eglise romaine préposés aux sacrés Rites la cause des vertus dont la pratique avait illustré la Vénérable Marguerite.
Toutes choses longuement et attentivement pesées, Nous avons enfin prononcé que ses vertus avaient atteint le degré héroïque, dans un décret publié le 10 des Calendes de septembre de Fan 1846.
Plus tard, dans la même assemblée de Cardinaux, fut mise à l'ordre du jour la discussion sur les miracles qui devaient fournir la preuve divine de sainteté de la Vénérable Marguerite ; et après qu'à la suite d'un sévère examen les consulteurs et les Cardinaux eurent donné un avis favorable, Nous, les lumières d'en haut invoquées, avons rendu publique notre sentence affirmative sur la vérité de ces miracles, le 8 des Calendes de mai de l'année courante
Il ne restait plus qu'à demander aux mêmes Cardinaux s'ils étaient d'avis qu'on pût procéder avec sécurité à décer-
Europam pertubarunt. Sedata tamen turbulentissima procella temporum postulatum est Apostolicse Sedis judicium, et apud Consilium S. R. Ecclesiœ CardinaHum sacris Ritibus tuendis pPcepositorum instituta de virlutibus quaestione, quibus Venerabilis Marg-arita inclaruisset, rébus omnibus diu multumque ponderatis, nos tandem heroicum illas attigisse gradum ediximus decretoevulg^atodecimo kalendasseplembrisannoMDCCCXLVI. Exinde in eodem Cardinalium Consilio proposita disceptatio est de miraculis, quibus Venerabilis Marg-aritœ sanctitas comprobata divinitus diceretur, ac postquam severo habite examine tum a Gonsultoribus, tum a Cardinalibus illa fuissent probata, Nos implorato antea superni luminis auxibo, de eorumdem miraculorum veritate aiïirmalivam evulgavimus sententiam die octavo kalendas Majas anni vertenLis MDCCGLXIV. Illud unum supererat, ut iidem interrog-arenlur Cardinales num procedi tuto pos-
CAUSE I)K IIKATIFICATION KP \)K CANONISATION I TiT
lUT à la vénérable Marj^uerito los honneurs des Hienheureux. Réunis en Notre présence le 18 des C'.alendes de juillet de la présente année ; ils répondirent d'une voix unanime u (.ju'on pouvait procéder avec sécurité ».
Xous donc, après avoir imploré le secours céleste, ainsi ijue le demandait l'importance de la chose, le 8 des Calendes de juillet de la même année, Nous avons décrété que Ton pouvait avec sécurité, le jour que nous désignerions, rendre à la ^'énérable Servante de Dieu les honneurs de la Béatilication avec tout ce qui s'ensuit, jusqu'à ce que sa solennelle Canonisation soit célébrée.
C'est pourquoi, touché des prières de presque tous les Kvéques de France, et aussi des religieuses de l'ordre de la Visitation de la Bienheureuse Vierge Marie, sur l'avis et avec l'assentiment de nos vénérables frères les Cardinaux de la sainte Église romaine préposés à tout ce qui concerne les Rites sacrés, en vertu de Notre autorité apostolique, Nous permettons que la Vénérable Servante de Dieu Mari^-uerite-Marie Alacoque soit désormais appelée du nom de Bienheureuse, et que son corps et ses reliques, qui ne pour-
set ad Beatorum Gœlituni honores Venerabili i\iargarita3 tribuendos, iidenique coram nobis coacti decimo octavo kalendas Jiilii vertentis anni procedi tuto posse unanimi suffragio responderunl. Nos porro, ut in tanta re, cœlesteni opem adprecati die octavo kalendas Julii anni ejusdem decrevimus deferri tuto posse, quum Nobis visum esset, Venerabili Servie Dei beatorum honores cum omnibus indulti^, donec solemnis ejusdem Ganonizatio celebretur. Nos igitur permoti precibus omnium ferme Sacrorum Galliie Antistitum, nec non religiosarum sororum ordinis Visitationis I^. Mari;i' \'irginis, de consilio et assensu Venerabilium Fratrum Nostrorum S. K. Fcclesice Gardinalium sacris Ritibus co^noscendis praepositorum, auctoritate Nostra Apostolica facultalem impertimur ut eadem Venerabilis Dei Famula Mar^^arita Maria de Alacoque Heata? nomine in posterum nuncupetur, cjusque corpus et reliquia', non lamen in solemnibus supplicationibus deferenda', publicaî fideiium venerationi proponantur.
ront être portés dans les processions solennelles ^, soient exposés à la vénération publique des fidèles.
De plus, en vertu de la même autorité, Nous permettons qu'on dise en son honneur l'Office et la Messe du Commun des Vierges, avec les Oraisons propres approuvées par Nous, conformément aux rubriques du Missel et du Bréviaire romain.
Mais nous permettons de célébrer cette Messe et de dire cet Office seulement dans le diocèse d'Autun, et dans toutes les églises des Maisons, quelque part qu'elles existent, dans lesquelles se trouve établi l'ordre des religieuses de la Visitation de la Bienheureuse Vierge Marie, le 17 octobre, à tous les fidèles serviteurs de Jésus-Christ, tant séculiers que réguliers, qui sont tenus à la récitation des Heures canoniales, et, pour ce qui est de la Messe, à tous les prêtres qui se rendent à l'église oii la fête est célébrée.
Enfin, Nous permettons que, dans l'année qui commence à la date de cette lettre, la solennité de la Béatification de la Vénérable Servante de Dieu Marguerite-Marie Alacoque
Preeterea eadem auctoritate concedimus, ut de illa recitetur OfTicium et Missa de Communi Virginum cum Orationibus propriis a Nobis approbatis juxta rubricas MissaHs et Breviarii Romani. Ejusmodi vero Missae celebrationem, et OfTicii recitationem fîeri dumtaxat concedimus in Diœcesi Augustodunensi, ac in tempHs omnibus domorum ubicumque existentium, in quibus institutus reperitur rehgiosus ordo moniaUum Visitationis B. Marise Virginis, die XVII octobris ab omnibus christifideUbus tam sœcularibus, quam regularibus, qui horas canonicas recitare teneantur, et quantum ad Missas attinet ab omnibus Sacerdotibus ad templa in quibus festum celebratur, confluentibus. Denique concedimus, ut anno a datis hisce Litteris primo Solemnia beatificationis VenerabiHs servœ Dei Margaritse Marice de Alacoque in Diœ-
1. C'est en vertu d'un induit spécial que la châsse de la Bienheureuse a été portée aux grandes processions de 1865, de 1873 et de 1890.
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soit célébrée dans le diocèse et dans les églises susmentionnés, avec Office et Messe du rite Double-Majeur; mais Nous voulons que ce soit le jour cjui sera désigné par l'Evéque diocésain, et après que cette solennité aura été célébrée dans la basilique vaticane.
Tout ce, nonobstant les Constitutions et ordonnances apostolicpies, ou autres choses contraires.
Or Nous voulons que tous les exemplaires de cette lettre, même imprimés, pourvu qu'ils soient revêtus de la signature du Secrétaire de la susdite Congrégation des sacrés Rites, et munis du sceau du Préfet, obtiennent la même conliance, comme étant l'expression de Notre volonté, que l'on aurait sur l'exhibition de l'original même.
Donné à Castel-Gandolpho, sous l'Anneau du Pêcheur, le 19 du mois d'août de l'an 1864, le 19^ de Notre Pontificat.
N., Card. Paracciani Clarelli.
cesi, atque ia Templis, de quibus habita mentio est, celebrentur cum Officio, et Missis duplicis majoris ritus, idque fieri prœcipimus dieper ordinarios indicenda, ac posteaquam eadem solemnia in Basilica Vaticana celebrata sint. Non obstantibus Constitutionibus, et ordinationibus Apostolicis, cœterisque contrariis quibuscLimque. \^olumus autem ut harum Litterarum exemplis etiam impressis, dummodo manu Secretarii priedicta3 Congregationis sacrorum Rituuni subscripta sint, etsigillo Pnefecti niunita, eadem prorsus fîdes habeatur, quœ Nostree voluntatis sig-nilicationi hisce ostensis Litteris haberetur.
Datum ex Arce Gandulphi, sub annulo Piscatoris, die XIX Mensis Au^usti anno MDCCCLXIV, Pontifîcatus nostri anno decimonono.
N., Card. Paracciani Clarelli.