CESSE TT
Re LR HR HUROR H E EE EX
SAINT THOMAS D'AQUIN 17 ————————————__— Mais son occupation premivre, la plus onéreuse du moins, consistait à faire droit aux mille et une consultations qui atuaient vers lui de toutes parts. À chneune, autant que possible, il accordait des réponses minutieusement étudiées, Celles
matieres les plus varices,
#4, parfois de véritables petits traités, portaient sur les
Pendant ee temps-li, il était eg nent chargé de ditté. rentes missions secondaires à travers l'Italie. Su présence est notée de cctte sorte à Orviéto, à Pérouse, à Viterbe, à Bologne et à Anagni. I profitait de ces voyages pour exercer decasionnellement le ministère de ln prédication,
Mais l'œuvre capitale de son séjour à Rome fut In composition de l'office du très saint Sacrement. Le pape, avant
décidé d'établir la solennité de Ja Fe e-Dieu, désirait pour elle des chants dignes de son objet. Dans cette conjoncture il
S'adressa à saint Thomas, I ne pouvait frapper à meilleure
porte, puisque bientôt il en reçut les beaux morceaux, pur quels nous célébrons encore le Dieu de nos tabernacles. Rien de plus pieux comme sentiment, de plus complet comme doctrine. On dirait autant de miracles que de versets. Aussi
ses motcts et ses hymnes sont-ils restés uniques. Nous en entendons une partie à chaque salut du saint Sacrement et ils sont toujours nouveaux.
Le pape, charmé du talent et de In science autant que de la vertu de saint Thomas, voulut à la tin reconnaitre ses mérites d'une manière ostensible, Dans ce but, il lui siuna ses bulles, le nommant archevéque de Naples.
Jamais promotion ne sourit moins à son sujet. Des
dignités, mais il n'en convoitait D En eût-il souhaité, il
n'eût eu qu'à se laisser pousser par sa famille, Réellement, et il la clairement prouvé, il ne nourrissuit pas d'autre ambition que de mourir simple religieux, dans l'obtissance,
ignoré de tous, uni dans le silence à Dieu seul.
Suns sortir des limites du l
dus profond respect, il pur vint à the
ira Volonté du Souverain Pontife ot obtint de retourner à Paris, en 1269.
Dernier stage de atint Thomas à Paris ? son autorité es relations avec les saints qu lui apparaissent : ses ex tie l'approbation divir Conflance du roi saint Louis en saint Thomas, Une distenetions 1241271,
doctrinule,
A Paris, saint Thomas reprit son enseignement, mais
Surtout quand on eut constaté Qu'il était directement assisté d'en haut, ln continnce
avec Un nouveur prestige, COTE parole ne connut plus de bornes, A la tin il sera regardé duns la métropole française comme un véritable oracle, Eprouvait-il quelques ditficuités à comprendre ce qu'il devait expliquer, il recourait aux jeûnes et ù un redouble ment de prières. Et ln lumit
dans son esprit au milieu d'extases où de conversations avec les suints du paradis,
ne tardait pas à se produire
Une nuit, son compagnon de chambre est subitement
éveillé par une discussion animée entre plusieurs personnes.
Qui done est là dans l'obscurité 2 11 écoute,
Mais he peut rien saisir de ce qui se dit,
Le silence rétabli, saint Thomas l'appelle et le requiert
d'écrire sous sa dictée, Longtemps il fournit maticre à son
secrétaire avec li même assurance que S'il avait lu dans un livre ouvert sous ses veux.
Ce qui s'était passé, c'est qu'arrété par un texte de l'Ecriture Sainte le
bienheureux avait employé ses moyens
NAINT THOMAN D'aut IN 19 — ordinaires et que Dieu venait de lui envoyer les saints apôtres Pierre et Paul pour l'échirer.
Dans ses extases, il était enticrement insensible aux souffrances de la terre,
On rapporte qu'un soir il ent ninsi les doigts atfreuse ment brûlés pur une chandelle Qu'il tenait et qui s'était entit. rement este sans Qu'il S'en aperçit,
S'iavait quelqu'opération chirurgiente à subir, il n'avait par ln prière qu'à entrer en extase et il ne ressentait plus aueune douleur, pas plus que sion l'eût endormi avec le chlo-
rolorme. Ce phénomène fut remarqué deux fois.
Encouragé par ces prodiges, on convent volontiers en cas de litige de le choisir conne arbitre, Par charité il aceeptait, mais ce n'était pas sans de continuelles apprébensions d'errer,
La plus grave des discussions soumises à son tribunal improvisé se rapporte aux conditions matérielles de l'existence de Notre-s S'étaient engagés à tenir pour jugerait.
Lorsqu'il eut préparé sa réponse, il alla la dép ser sur
igneur dans lEucharistie. Les deux partis
forme à la foi ce qu'il
l'autel du Saint-Sacrement devant le erucitix Puis il adressn su supplique au Prisonnier du tabermacle. Beaucoup de religieux étaient témoins de cet acte de piété filiale,
Tout à coup ils apercoivent Jésus-Christ se dresser audessus de ses feuillets, et tous l'entendirent distinctement lui disant : * Vous avez bien terit touchant le sacrement de mon COrTS : vous avez fort bien et fort justement résolu la question que lon vous à proposée, autant que Pintelligence humaine peut Ja comprendre sur la terre”, Pendant ce tempslà, notre bienheureux était élevé de deux pieds dans air,
Durant ses séjours à Paris, saint Louis, son cousin, ylo-
rieusement régnant sur la France, lui témoignait la plus pro-