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EXCURSIONS

Les environs de Vienne quoique renfermés dans une circonscription de peu d'étendue offrent une telle quantité de beautés pittoresques, tant sous le rapport historique, que sous celui de l'art, qu'il faudrait employer des semaines pour satisfaire sa curiosité. Le but et la disposition de cet ouvrage, nous oblige à nous restreindre dans des bornes aussi étroites que possible, et à faire un choix parmi les nombreuses excursions pour l'effectuation desquelles une demi journée ou une journée entière seront suffisantes.

Schônbrunn et Laxenburg sont des lieux renommés que le voyageur le plus pressé aura toujours le temps de visiter, c'est pourquoi aussi ils sont mis au premier rang, sur la même ligne que ces deux la nous placerons une excursion au Kahlenberg ; qui n'a pas parcouru ces magnifiques montagnes boisées, qui n'a pas joui de la vue qu' offre la ville avec son océan de maisons, le Danube avec ses courbes immenses et ses îles, et dans le lointain, au sud et a l'orient, les chaines élevées des montagnes, s est privé de la vue de ce que Vienne offre de plus beau et de plus impressionnable. Ensuite il faut faire l'excursion au Semmering, maintenant facile à exécuter - dans un jour; et nous terminons en abandonnant au voyageur qui n'est pas trop pressé quelques excursions qui l'indemniseront et au de là de la peine qu'il aura prise. Si les . indications que nous avons données ne devaient pas encore suffire, nous conseillons au voyageur de s'embarquer sur une des routes se dirigeant vers le sud, l'ouest ou le nord-ouest, et il arrivera toujours à un point où il sera amplement dédommagé de la route qu'il aura dû parcourir.

Château de Schônbrunn.

Schônbrunn, résidence impériale d'été, est situe au sud-ouest de Vienne et n'est séparé de la banlieue de la .ville que par un court espace de terrain cultivé en champs. On peut y arriver au moyen du chemin de fer de l'ouest (Westbahn) „i. Station Penzing" ou plus simplement au moyen des omnibus partant de la place St. Etienne ou de la Peters-Platz (i5kr. par personne), ou en profitant du chemin de fer à chevaux depuis la Ringstrasse (20 kr. par personne). 11 est vrai qu' ordinairement le dimanche l'affluence dans ces voitures est considérable ; du reste à pieds la distance à parcourir est de peu d'importance. La route conduit par le faubourg Mariahilf à l'église des Lazaristes et le long du chemin de fer de l'ouest, à travers les villages de la banlieue, Rudolfsheim (où se trouve le grand établissement de Schwender très fréquenté hiver et été), Fûnfhaus et Sechshaus. En arrivant près des dernières maisons, les regards sont frappés par l'aspect du riant et magnifique château appuyé d'un côté à une colline couronnée par une gloriette, et de l'autre bordé par les rives de la Vienne que l'on passe sur un pont décoré de lions et de sphinx. Sur cet emplacement l'Empereur Max II fit élever en 1.570 un château de chasse que l'Empereur Mathias découvreur de la belle source (schôner Brunnen) rit agrandir en jardin, en i683 ravagé par les Turcs. Léopold I fit commencer le nouvel édifice en 1696, d'après les plans grandioses de Fischer von Erlach, mais il ne fut pas achevé ; ce ne fut que sous Marie Thérèse qu'il prit sa forme actuelle. C'est depuis cette Impératrice qu'il est devenu résidence impériale deté. En 1800 l'Archiduc Charles y avait établi son quartier général. En i8o5 et en 180g il fut habité par Napoléon I (c'est dans la cour du château que le 13 Octobre 1809 Frédérich Stapss fut arrêté par le gênerai Rapp), après le détronement de l'Empereur le Roi de Rome l'habita, et c'est de là qu'en 18 15

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'on tenta de l'enlever; c'est aussi dans ce château que ce Prince mourut. Les derniers étrangers de distinction qui séjournèrent à Schônbrunn furent 1864 (après la guerre du Danemark) le Roi Guillaume de Prusse et le ministre Bismarck, 1867 le Sultan à son retour de Paris.

Devant le château, fermée par une grille en fer forgé, est une grande cour avec des obélisques et des bassins. Sous une double rampe d'escalier extérieure est pratiquée l'entrée dans le château, une rampe semblable se trouve aussi du côté du jardin. En sortant du château on a l'aspect du parterre du jardin Jans toute son étendue, d'immenses murailles de verdure, dans les encoignures desquelles sont placées des statues, du pittoresque bassin de Neptune, de la colline verdoyante sur laquelle s'élève la charmante gloriette aérienne; parmi les jardins plantés dans le coût français, celui-ci n'a peut être pas son pareil. Il est incontestable que le jardin de Versailles est loin de produire cette impression. Depuis la gloriette (bâtie par Hohenberg en 1775) la vue s'étend dans un horison circulaire borné par les hautes chaînes de Moravie et de Hongrie, les montagnes de la Leitha, les Alpes de la basse Autriche et le Wiener Wald. Les parties du jardin attenant immédiatement au côté gauche du château (900 toises de longueur sur 63o toises de largeur (sont réservées pour la cour ; dans la partie gauche du jardin ouvert au public se trouvent des ruines romaines artificielles, la belle fontaine ornée d'une Egerie de Bayer et un obélisque. Immédiatement à la sortie du parc du même côte existe - ia métairie de Tivoli avec de magnifiques bêtes a cornes du Tirol. On y trouve de bons et simples rafraîchissements, et l'on jouit depuis l'esplanade devant la métairie d'un magnifique coup d'oeil sur Vienne. A cet établissement touche et dépendante du village de Meidling, la villa bâtie dans le goût de la renaissance française, avec un beau parc, appartenant autrefois au comte Bouquoi et maintenant propriété de M. Zang fondateur de la „Presse«. La partie de

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l'ouest du jardin de Schônbrunn offre un attrait plus grand encore: c'est là que se trouvent le jardin botanique aussi riche que beau, les serres où sont renfermées les palmes ainsi que d'autres plantes des régions tropicales, et surtout la ménagerie contenant des lions, des éléphants etc. De ce côté aboutit à une petite distance ,,la maison de chasse" où l'on peut se faire servir des rafraîchissements, plus rapproché encore est le village d'Hietzing le plus considérable des endroits favoris des habitants de la ville pour leur séjour d'été, renfermant de nombreuses maisons de campagne et de jardins (la villa Maxing, bâtie par l'Empereur du Mexique, et riche de souvenirs ; la ville du Duc de Braunschweig renfermant de magnifiques serres, et depuis 1866 résidence du "Roi d'Hannovre) les endroits de plaisir très fréquentés : Dommayer — musique militaire, concerts, Schwender ,,Neue Welt" avec théâtre d'été, concert de Strauss, bals etc. Sur la place s'élève en mémoire de l'Empereur Maximilien sa statue en pieds exécutée en bronze par le sculpteur Meixner aux frais d'un comité formé par les habitants d'Hietzing. Un pont jeté sur la Vienne conduit au village de Pen^ing déjà mentionné.

Lorsque la cour est absente, il est permis de voir l'intérieur du château. Parmi les 1441 chambres on remarquera surtout les appartements de l'Impératrice Marie Thérèse et ceux du Duc de Reichstadt, la salle des glaces avec des tableaux de Guglielmi, une seconde salle renfermant des tableaux d'Hamilton, la salle des cérémonies, la chapelle etc. Du côté ouest de l'édifice se trouve une jolie petite salle de spectacle. Pour voir Schônbrunn en se reposant à Hietzing ou à Tivoli, un après midi est parfaitement suffisant. En divisant son temps d'une manière économique, on peut par un jour d'été faire encore une promenade aux villages pittoresques de St. Veit et d'Hacking. La Vienne sépare Hacking d'Hûtteldorf où le regard s étend sur la vallée ravissante de la Vienne et où la brasserie offrant d'excellente bière invite à se

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rafraîchir, depuis là tard dans la soirée on peut profiter du chemin de ter pour retourner en ville.

Château de Laxembourg.

Laxembourg est une des plus anciennes demeures des princes autrichiens. Depuis le milieu du 14. siècle qu'ils en sont en possession, ce château fut l'objet de leurs plus grands soins. L'époque brillante de ce château impérial commence sous Marie Thérèse qui

Château de Laxembourg.

v fit ajouter de nombreux embellissements. Ce château fut aussi le séjour de prédilection de 1 Empereur loseph II et de la seconde épouse de 1 Empereur François I d'après les désirs de laquelle les plantations' existant aujourd'hui furent créées en grande oartie. Les principales parties de Laxembourg sont: e château, le parc et dans celui-ci le Rittergau et le Franzensburg. Le château consiste en deux groupes appartenant à deux différentes époques. Le nouveau

château fut en partie bâti sur la place occupée par la maison bleue „blaues Haus", que le Feldmaréchal Daun possédait auparavant; c'est une bâtisse très simple dont les localités ont également le caractère d'une modeste maison de campagne princière. Dans la bibliothèque et dans la salle de billard sont d'excellents tableaux de Canaletto, il s'y trouve aussi un groupe de marbre représentant Méléagre par W. Beyer. De la chambre de travail on arrive sur une terrasse garnie de fleurs, de laquelle on a la vue sur une partie du parc. A droite du nouveau château se trouve l'ancien fondé en 1377'et qui plus tard changea plusieurs fois de forme. C'est un grand bâtiment irrégulier, avec deux cours; il était autrefois entouré d'un fossé rempli d'eau qui est remplacé aujourd'hui par un jardin planté de fleurs. Le parc qui s'étend sur une superficie de 5oo Joch et consistant en 17 isles grandes et petites offre les jouissances de la plus riche nature. C'était sous l'Empereur Max 1 un parc renfermant des animaux, ses plantations actuelles datent de 1798 sous l'Empereur François I et en grande partie dirigées par le Monarque lui même. Si en sortant de la cour du château neuf on tourne a gauche et qu'on suive la large allée qui se dirige vers le sud, jusqu'à sa sortie on arrive d'abord au pont des lions (Lôwenbrûcke). Sur ce pont se trouve le monument érigé en l'honneur de l'Empereur François, 1837 et exécuté par Marchesi. Suit on la route déviant à gauche immédiatement après le pont et qui ■continue le long du canal, on arrive à la maison de plaisance entourée d'un bosquet de chênes, c'est une salle circulaire de laquelle on a de ravissantes vues sur différentes parties du parc. La route partant de cet endroit (à côté du canal) conduit se dirigeant vers I est, sur un pont au de là du quel est la crypte des chevaliers (Rittergruft)^ c'est une chapelle gothique peu élevée, ayant à l'entrée d'anciennes armoiries austro-espagnoles, et une fenêtre dont les belles peintures sur verre datant du i5. siècle ont été apportées de 1 église paroissiale de la ville de Steyr en haute

' Autriche. En suivant depuis la crypte, la route qui continue le long du canal, on arrive à la métairie, groupe de maisons bâties dans le style suisse. Dans la salle de l'étage supérieur se trouvent de très beaux lambris du 16. siècle, provenant du château de Muhlgrub près Hall en haute Autriche, et dans un cabinet cinq fenêtres avec les portraits des Princes de Habsbourg, depuis Rudolph jusqu'à Marie Thérèse, qui sont du temps moderne; dans un second cabinet se trouvent d'anciens meubles, entr' autres une armoire d'ébène et autres pièces intéressantes. Le chemin de l'autre côté de la métairie en se tournant bientôt a droite conduit à la Rittersàule (colonne des chevaliers) signe d'autorité des maîtres du château (Burgherren) laquelle s'élève sur une voûte fermée par des grilles et où sont placés dans des niches les bustes de plusieurs ancêtres de la maison impériale; les deux lions ont été exécutés par le sculpteur Beyer. A une petite distance est la place d'embarquement du grand étang sur l'île du quel s'élève le Franzensburg. l 'aspect en est d'une beauté surprenante. A droite le large miroir des eaux ombragé par de magnifiques groupes d'arbres, à gauche le regard passant sur cette surface polie va se perdre dans la vaste plaine, vis-à-vis la forme et l'aspect pittoresques du Burg. Le Franzens-Burg a été bâti au commencement de ce siècle d'après un plan du capitaine du château v. Riedl et pour le meubler on y a rassemblé d'anciens chefs d'oeuvre provenant de différents châteaux et abbayes de l'Autriche. Passant sous la porte massive d une tour on arrive d'abord dans la cour des écuyers et en - sortant de celle ci à gauche dans la cour du châtelain Sur les remparts sont posés les bustes en pierre des ancêtres des Habsbourg, sans valeur comme objets d'art De la cour du châtelain on entre dans les appartements du Burg proprement dits. Logement du châtelain: anciennes tapisseries en cuir. Long corridor voûté (langer gewôlbter Gang): statue du cher des paysans Fadinger. La sellerie (Sattelkammer) la salle d'armes contenant différentes armures et armes

de diverses époques. La salle de Habsburg: statue des Princes de Habsburg datant du siècle passé, des candélabres en bronze du i5. siècle. La salle de Lorraine renfermant les statues des Princes de Habsburg et Lorraine. Aux fenêtres de la salle des vitraux modernes. Un ancien poêle d'Eger. Salle du couronnement: portraits de l'Empereur François et de l'Impératrice Caroline. Ancien plafond d'Éger. Salle de réception: d'anciennes tapisseries en cuir, de Klosterneuburg et d'anciens lambris. Six portraits de rois de bohème. L'armoire de Wallenstein. Trésor (Schatzkammer), des vases précieux et des sculptures. Salon de compagnie (Gesellschafts-Zimmer): plafond de Rapottenstein. Anciennes et modernes peintures sur verre. Salle à manger ( Speise- Saal ). Parois en marbre de la capella speciosa a Klosterneubun» ; portrait de l'Empereur. Autres curiosités encore. Uiambre a coucher. Magnifique lit de l'Empereur t-redench III. Copie d'après Durer. Chambre à filer (Spinnstube). Ancienne tapisserie en velours. Salle des chevaliers (Ritter-Saal). Sculptures de Klosterneuburg. Ancien et beau plafond de Zwettl. Portrait de I Empereur François et de son fils. La chapelle, composée de différentes parties de la capella speciosa de Klosterneuburg. Ancien tabernacle. Vestibule: portrait de I Empereur Léopold avec Sobieski. L'Empereur Max sur le Martinswand. Du sommet de la tour on a dans un horizon circulaire une belle vue, sur le parc et sur la plaine entre le Kahlenberg et les montagnes de la Leitha. Pour arriver au Franzensoui'g des bateaux sont en permanence à l'embarcadère pour 1 usage desquels il n'est exigé qu'une légère rétribution. Les bonnes mains données aux domestiques du Burg dépendent de la générosité du visiteur. Ln revenant du Franzensburg, il reste encore à voir es curiosités suivantes. Se dirige-t-on en quittant 1 embarcadère, le long du rivage vers le sud, un pont a gauche conduit à la grotte de la vallée de Sophie (Sophien-Thal. et de là par un second pont le chemin vous conduit à la place des tournois. Immé-

"diatement dans le voisinage se trouve une cascade et suivant en aval le cours du canal on rencontre une seconde chute d'eau naturelle. Plus loin en dessous un pont conduit au temple de la concorde (Tempel der Eintracht) et ensuite à la maison du forestier (Forsthaus) de laquelle vers le nord la route nous ramène au château neuf. Nous venons maintenant de parcourir les plus belles parties du parc et les plus dignes d'attirer l'attention du visiteur, mais si Ion veut passer un jour entier à Laxemburg, le mieux sera d'employer l'avant midi à une promenade sur l'étang à une visite au Franzensburg et à l'île de Marianne (Marianen-Insel) dans le pavillon de laquelle a été apportée une mosaïque déterrée a Salzburg, on ira ensuite diner à l'auberge située sur la place du marché, et on emploiera l'après diner à faire des promenades dans le parc. L'étranger arrivant 1 après midi à Laxembourg par le chemin de fer du sud n a que le temps d'aller voir les points principaux que nous avons désignés. On arrive en peu de minutes cfc la place du château à la gare. Dans les derniers mois du printemps l'oeil est ravi par l'aspect des magnifiques roses dont le jardin est rempli, et vers le soir l'air est embaumé par les parfums enivrants des nombreux oliviers et d'autres plantes chargées de fleurs.

Kahlenberg, Leopoldsberg, Klostarneuburg et Gfeifensteln.

C'est du village Grinçing qu'on arrive le plus

- commodément sur la chaîne du Kahlenberg, qui a

1 une petite distance de Vienne, borde immédiatement

I la rive droite du Danube, et outre de magnifiques forets

et des prairies , offre des points les plus élevés des

vues très étendues. Des omnibus conduisent a Grm-

zing depuis le Hof (devant l'église.) passant la Schotten-

gasse, Wahringergasse, Nussdorfer Strasse et par le

village d'Ober-Dôbling (séjour d'été très fréquente par

les "ens d'affaires etc.; maison de santé particulière

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pour les personnes atteintes de folie, et dans laquelle I.enau et le comte Stephan Széchényi passèrent les dernières années de leur vie). Au moyen du chemin de fer à chevaux (depuis le commencement de la Wâhringer Strasse) on est transporté jusqu'au Casino de Zogernitz à Dôbling et de là en passant au milieu de villa on arrive au cimetière de Dôbling d'où une allée ombreuse conduit à Grinzing; là on vous offre sur la route des poneys tout équipés pour vous conduire au Krapfenwaldel , au Kahlenberg, à Weidling. Les piétons traversent le village à la fin duquel la route se divise, mais les deux routes soit dans la vallée à gauche en remontant le ruisseau le long des vignes (produisant un bon vin connu sous le nom de Grinzinger) soit par la hauteur à droite offrant un magnifique coup d'oeil en arrière sur la ville et le fleuve, vous conduisent à un petit bois accompagné d'une large prairie en pente: c'est le Krapfenwaldel. De la prairie on voit le magnifique château de Reisenberg au Kobenzl, autrefois habité par le baron Reichenbach auteur „des lettres sur la musique vocale magnétique" ( odisch - magnetische Briefe ) etc. (depuis la métairie à droite du château on a une des plus belles vues sur Vienne). On peut à travers le parc monter au château et de là sur la hauteur aller jusqu'au Himmel au dessus du village de Sievring, et de là retourner à Vienne ou aller à Weidlingbach 'dont nous parlerons plus tard: C'est une promenade agréable et riche en points de vue, cependant on est mieux dédommagé^ de ses peines en montant sur le Kahlenberg qui d'ici se présente d'une manière tout à fait pittoresque. Prenons au lieu de la route à droite destinée aux voitures et aux chevaux, assez rapide et privée d'ombre, le sentier à gauche qui- nous indemnisera amplement d'un léger détour. En peu d'instants on arrive à la forêt que l'on suit jusqu'à ce qu'on atteigne au dos de la montagne et à une clairière d'où part une route à droite que l'on parcourt en suivant toujours à droite le sommet ombragé de la montagne et nous parvenons directement à l'auberge du Kahlenberg.

i 7 7 Un autre chemin, mais en grande partie dépourvu d'ombre conduit de Dôbling" à la „Hohe Warte" (café très fréquenté) et passant devant l'établissement météorologique de l'Empire (Meteorologische Reichsanstalt. à travers Heiligenstadt (ancienne église) et la partie ouest de Nussdorf, ensuite le Nussb ach à gauche (buste de Beethoven qui a composé ici sa symphonie pastorale) et montant toujours, on arrive à une hau- 1 teur au dessus de Nussdorf, où se trouve la „Bockkeller" avec une vue fort étendue.

C'est dans les derniers temps que le Kahlenberg a été ainsi nommé (montagne chauve) et bien a tort sans doute. Il a i356 pieds de haut. Un cloître de l'ordre des Camaldules qui y existait autrefois fut ravagé lors de la seconde invasion des Turcs, et plus tard supprimé par Joseph II il devint maison d'habitation. Mozart doit avoir aussi composé son opéra de la flûte enchantée sur le Kahlenberg. Magnifique vue vers le sud (sur Vienne, le fleuve, Pressbourg et sur les montagnes près de Thebe) depuis les fenêtres et la plateforme de l'auberge, et vers le nord (sur Klosterneuburg, le Danube et sur le Bisamberg de l'autre côté du fleuve) depuis la prairie qui se trouve derrière l'auberge. Un sentier agréable conduit par une descente et" une montée modérées au Leopoldsberg, autrefois et avec raison appelé Kahlenberg, avec une" église sous l'invocation de Maria der Christenhilfe (Marie secours des Chrétiens) que l'Empereur Léopold I fonda en i683, en mémoire de l'arrivée par cette montagne de l'armée Allemande-Polonaise au secours de la ville assiégée. Différentes histoires i et traditions se rattachent à cet endroit. La margrave Agnès fille de Henri IV étant sur le balcon du Burg un coup de vent emporta son voile, et à la place où il fut retrouvé, sur le sommet d'un arbre, son époux St. Léopold fonda l'abbaye de Klosterneuburg comme pénitence pour ses adhérents contre l'Empereur. Du temps des troubadours, l'hospitalité princière du Burg du Kahlenberg était rénommée au loin, dans le village du Kahlenberg (Kahlenbergsdorfel) au pied du

Guide mignoo de Vienne.

Leopoldsberg, florissait le joyeux curé Wigand, le héros du charmant petit poème épique ,,le curé de Kahlenberg" (der Pfaff vom Kahlenberge) par Anastasius Grûn). La vue est ici encore plus diversifiée, le fleuve coulant immédiatement au pied de la montagne. Un sentier descendant rapidement dans la forêt conduit au Weidlingbach. Près de son embouchure dans le Danube se trouve le joli village de Weidling dans le cimetière duquel reposent l'orientaliste Hammer-Purgstall, Nicolas Lenau ainsi que son beaufrère et biographe Antoine Schurz, plus loin en montant, dans la forêt se trouve le hameau pittoresque de Weidlingbach composé du quelques maisons. Derrière Weidling entre les vignes un sentier offrant de nombreux points de vue conduit sur la hauteur où se trouve

Klosterneuburg avec son magnifique couvent de chanoines de l'ordre de St. Augustin fondée en 1106, le bâtiment actuel commencé en 1730. Il contient une riche bibliothèque et des archives, un trésor ou est déposé le chapeau archiducal autrichien, l'autel de Verdun , chef d'oeuvre de peinture en émail du i3. siècle et beaucoup d'autres souvenirs historiques et d'art, des tableaux, des monnaies, une collection de minéraux; la grande cave du couvent où se trouve une tonne contenant 1000 Eimer; une chambre pour les hôtes et des places pour s'asseoir en plein air. Le vin de Klosterneuburg est excellent, et ce n'est pas seulement pendant la belle saison que les viennois font ici des pèlerinages pour le savourer à sa source, mais surtout à la St. Léopold (i5 Novembre; que de nombreuses compagnies s'acheminant d'abord sur le Leopoldsberg, s'abattent ensuite dans les caves de l'abbaye de Klosterneubourg. Dans la ville se trouve une caserne de pionniers (Pionnier-Kaserne, Schiffbauhof) et la pépinière de vignes (Weinbau-Schulei dirigée par Mr. de Babo. De la place du marché partent toutes les heures des omnibus pour Vienne. Cependant il est prudent les jours de fête de réserver sa place pour une heure

déterminée. Veut on depuis Vienne faire une excursion sur la rive droite du Danube sans toucher au Kahlenberg et au Leopoldsberg, !e chemin de fer Franz Joseph ouvert en 1869 vous en offre les facilités (IX.Alserbachstrasse). Le chemin de fer court parallèlement avec la route à voitures jusqu'à Greifenstein, passant par les stations Nussdorf, Kahlenbergsdôrfel, Klosterneuburg, Kritzendorf, Hôflein et Greifenstein. Vis-à-vis de la station de Klosterneuburg, une route conduit à Weidling. Des omnibus conduisent dans la ville; cependant les piétons arrivent sans peine dans un quart d'heure sur la place de la ville supérieure, où est situé le couvent. Les touristes qui après avoir visité les curiosités de Klosterneubourgveulent continuer leur excursion, n'ont pen de mieux à faire qu'a profiter du plus prochain convoi pour se rendre à Greifenstein et y diner. Greifenstein est un village dominé par une ancienne citatelle où l'on a cru faussement pendant longtemps que le roi d'Angleterre Richard coeur de Lion avait été renfermé comme prisonnier. Dans les chambres du château (appartenant au prince Liechtenstein) se trouvent des armes et des meubles du moyen âge; depuis les tours on a une belle vue sur la vallée du Danube sur les plaines de Tulln et sur les hauteurs voisines. Depuis le château un chemin conduit au village de Hadersfeld situé sur la hauteur. Par un joli sentier ombreux dans la forêt et enfin à travers des prairies et des vergers on arrive de là à Kierling, joli village avec un établissement pour y prendre le petit lait (Molkenanstalt) et ensuite par une route plate dans la vallée on peut revenir à Klosterneubourg; vers le soir, on peut en passant le Kahlenberg aller à Heiligenstadt ou à Grinzing, ou encore retourner directement à Vienne par le chemin de fer. On peut aussi aller à Klosterneuburg et à Greifenstein avec le bateau à vapeur que l'on prend au Franz Joseph-Quai.

Dornbach, Neuwaldegg.

est facile à un bon marcheur de faire da

le courant de l'après-midi une excursion à Dornbach par le chemin de fer ou avec l'omnibus, celui-ci va jusqu'à Neuwaldegg. On peut prendre le chemin de fer de Dornbach sur tous les points de la Ringstrasse, de la Praterstrasse et même de la Mariahilferstrasse. Les omnibus partent du marché neuf (Neumarkt) et de la Judenplatz. Les deux villages sont depuis bien longtemps déjà le séjour d'été des viennois, depuis 20 ans surtout ils ont pris un grand développement. De magnifiques villa couvrent les hauteurs et les parties basses de cette charmante vallée sur une étendue de plus d'une demi lieue. Depuis la place à Dornbach, où se trouve l'auberge ,,à l'Impératrice d'Autriche" (zur Kaiserin von Oesterreich) un sentier h gauche suivant le bord de la forêt conduit au Heuberg qui offre à l'oeil un des plus beaux panorama de Vienne. Du Heuberg, un sentier conduit au „Biegler-Hùtte", restauration très fréquentée se distinguant par la bonne qualité des mets et des boissons. Il vaut la peine en passant par la forêt même de se rendre à la ,,Mars\viese" dans le parc de Neuwaldegg, ce qui demande environ i '/ 2 lieue de marche. Il est cependant préférable de se rendre directement dans le parc de Neuwaldegg où conduit un sentier prenant à gauche à la fin du village de Dornbach. Le château de Neuwaldegg avec un parc fort étendu appartient aujourd'hui à la famille princière de Schwarzenberg. Le château et le parc furent établis par le maréchal Lascy légués à la famille Schwarzenberg sous la condition que cette possession serait ouverte en tout temps au public. Les tombeaux de Lascy et de Browne se trouvent dans le parc. Depuis le château une allée ombreuse conduit à la Marswiese (prairie de^ Mars) d'où l'on peut faire de petites excursions dans différentes directions. En suivant l'allée en ligne directe jusqu'à la sortie du parc, un sentier dans la

forêt hors de la clôture conduit en peu de minutes à la ,,Rohrer-Hûtte", restauration à côté de laquelle se trouve une maison de chasseur avec une laiterie. Un second sentier, dans la forêt, conduit en montant pendant une demi heure, au Hameau ou Hollânderdôrfl composé d'une quantité de petites cabanes revêtues d'écorce, où le fondateur du parc aimait à demeures. On y a un charmant point de vue sur les montagner et la vallée du Danube, il s'y trouve une métairie. De là un sentier escarpé conduit en descendant dans la vallée de Weidling à Weidlingbach. Depuis la Marswiese à gauche le sentier dans la forêt conduit au Heuberg et par le Schotten-Meierhof à Hûtteldorf, à droite dans le village de Neuwaldegg, d'où après une courte promenade passant par les villages de Pôtzleinsdorf ou de Salmansdorf on arrive à Sievring d'où au moyen des omnibus on peut retourner à Vienne.

La vallée de la Vienne,

ornée de magnifiques forêts ombreuses et de riantes prairies est traversée par le chemin de fer de l'ouest conduisant à Schônbrunn station Penzing, à Hacking, Hûtteldorf, de là à Weidlingau séjour d'été de beaucoup de viennois, avec un beau parc (fermé) appartenant au prince Mensdorf Dietrichstein. Immédiatement devant la station se trouve le village de Mariabrunn avec une académie forestière établie dans un ancien cloître, jusqu' au quel Joseph II accompagna (1782) le pape Pie VI; bientôt après ce cloître fut supprimé. A droite de la station est Hadersdorf et le parc de Loudon, qu'on traverse pour aller à Hainbach, de ravissantes parties de forêts s'étendent à la gauche de Weidlingau, et des deux côtés des stations de Purkersdorf et de Pressbaum. Cependant il ne serait guère prudent de se hasarder dans ces forêts sans être accompagné d'un guide expérimenté, car en premier lieu on y rencontre rarement des poteaux indicateurs et ensuite les nombreuses

vallées courant parallèlement ou se croisant, font qu'il est très difficile de s'orienter. Près de la station de Reckawinkel, le chemin de fer atteint au point le plus élevé du Wiener Wald. Dans le voisinage de l'auberge se trouve une hauteur d'où l'on a une belle vue sur le „Viertel Ober Wiener Wald" (arrondissement administratif de l'Archiduché d'Autriche au dessus de l'Enns) et un chemin bien ombragé. Une excursion à Reckawinkel est commode et agréable. Pour des excursions plus étendues on peut utiliser l'embranchement sud du chemin de fer de l'ouest pour se rendre par Scheibbs sur le Oetscher, par Gaming à Wildalpen., par Waidhofen a. d. Ybbs, 'a Hôllenstein, Gôsling et au lac de Lunz ou à Steyr. Près de St. Valentin se joint au chemin de fer de l'ouest, le Rudolph-Bahn (chemin de fer de Rodolph, qui conduit en Carinthie par la belle vallée de l'Enns. Plusieurs jours sont nécessaires pour une excursion à Linz, Gmunden, Ischl lors même qu'on n'a pas l'intention de faire un voyage à Salzburg et au Salzkammergut.

Le Briihl, Baden, VBslau.

Le chemin de fer du sud offre la facilité de faire quantité d'excursions d'une étendue plus ou moins longues. On passe devant les cimetières catholiques et protestants de Matzleinsdorf, par „Meidling, Hetzendorf' 1 , où le chemin de fer croise la belle avenue de Schônbrunn à Laxembourg, par „Atzgersdorf à la droite duquel se trouve le beau village de Mauer, par „Liesing" renommé par sa grande brasserie; dans le voisinages sont situés k-s villages pittoresques de Kalksbourg où les Jésuites ont une maison d'éducacation, Rodaun, Breitenfurth, Laab, Kaltenleutgeben avec un établissement pour les cures d'eau froide, „Rrunn" d'où l'on peut aller visiter le beau parc de Liechtenstein, immédiatement à Brunn touche Maria En^ersdorf, où Zach. Werner est enterré, „Môd-

ling". Dans ce bourg qui est très ancien s'élèvent l'église gothique d'Othmar avec une crypte, et immédiatement à côté une chapelle baptistère romane digne de curiosité. Dans le voisinage est la vallé de Priessnit^ (Priessnitz-Thal) où l'on trouve un établissement hydropathique; à l'entrée est la vallée rocheuse du Brûhl rappelant le Plauen'schen Grund près de Dresde: l'ancien Burg, résidence du Troubadour Henri de Môdling, la métairie de Liechtenstein, et sur une pointe de montagne, s'apercevant de très loin, le temple des husards, sous lequel sont enterrés quatre soldats tombés à Aspern, le Brûhl postérieur avec le moulin - de Hildric (Hildrichs-Mûhle), de là à droite on peut aller à Sparbach et à Wildegg, charmants points de vue, ou à gauche par Gaden au riche convent d' Heiligenkreuz dans l'église duquel datant du il. siècle se trouve le tombeau du dernier desBabenberg Friedrich des Streitbaren (Frédérich le belliqueux), collections etc. Depuis Heiligenkreuz , on peut en passant par la belle vallée de Ste. Hélène (Helenen- Thal) se rendre à Baden, c'est une course d'environ deux heures à pied. Un après midi suffit pour voir le Brûhl seul, veut on aller à Baden par Heiligenkreuz, un jour entier est nécessaire. Depuis Môdling un embranchement du chemin de fer conduit à Laxenburg. Depuis Môdling continuant à suivre le chemin de fer on rencontre Gumpoldskirchen renommé par son excellent vin, ensuite Baden où sont des sources sulfureuses déjà connues par les romains. Séjour d'été de grand nombre de viennois surtout de gens de bourse. On y trouve de belles promenades. A l'entrée de la vallée de Ste. Hélène ci dessus mentionnée, s'élève le Weilbourg bâti par l'Archiduc Charles, plus loin les ruines de Rauheneck, de Scharfenstein et de Rauhenstein, enfin l'auberge de Krainerhùtten d'où l'on peut monter sur la porte de fer (eisernes Thor) offrant une belle vue. La Station suivante est „Vôslau" qui possède un bain froid d'une eau parfaitement limpide et verdâtre, conservant toujours une température égale de Ci 8° R.), les vins rouges et blancs de

Vôslau sont renommés; depuis là deux lieues de route sans ombrage, par Grossau à „Pottenstein", „Hornstein" et aux ruines de ,,Merkenstein u d'où l'on arrive facilement sur la porte de fer déjà citée, et d'où l'on a un des plus beaux panorama sur les montagnes de la basse Autriche.

Si l'on peut disposer d'un jour on ne négligera

pas de faire une excursion sur le

Semmering.

Si l'on n'a que peu de temps à sa disposition, ce qu'il y a de mieux à faire est de prendre le convoi partant de Vienne à 7 heures du matin et qui est de retour à q 3 / 4 d'heure le soir, ou l'on peut se servir d'un des trains de plaisir qui partent et reviennent le même jour, les dimanches et fêtes, les prix en sont très modiques et la distribution du temps fort bien entendue. Outre cela on peut encore se rendre au Semmering avec le train de poste partant de Vienne à io'/ 4 heure et retour à 4 heures 5o min. après midi. Il est impossible, dans un plus court espace de temps et à si peu de frais, de faire dans les hautes montagnes une course qui outre les beautés naturelles qui s'offrent au regard, vous procure la vue des ouvrages admirables exécutés pour l'établissement de ce chemin de fer.

Nous avons déjà décrit plus haut la partie du chemin de fer du sud s'étendant jusqu'à Vôslau, parmi les stations suivantes nous avons à mentionner „Felixdorf" dans le voisinage du quel se trouve le beau village de Gutenstein, où Ferdinand Raimond l'auteur du „Versch\vender" (le dissipateur) et d'autres pièces encore, s'est brûlé la cervelle en i836; et où il est enterré; r Wiener-Neustadt" (ancienne église, académie militaire), embranchement de la ligne du chemin de fer conduisant à Oedenburg; de Neustadt ou de Neunkirchen on peut aller voir les ruines du château de Sebenstein (propriété du Prince Liechten-

stein, intéressante collection d'émaux et autres objets d'art antiques) ainsi que Pitten (propriété du comte Chambord); au de là de Neustadt s'élève à droite la chaine de montagne „hohe Wand" et au dessus de celle ci se montre le sommet neigeux du Schneeberg. Des forêts de pins qui bordent les deux cotés de la voie ferrée on tire du goudron. Ternitz dans le voisinage du quel est le château de.^Stixenstein" devant lequel passe la route conduisant au pittoresque Buchberg au pied du Schneeberg (la plus haute cime dans la basse Autriche (65o6'), c'est de là qu'on y monte le plus ordinairement. Près de Gloggnitz est l'ancien château , autrefois Abbaye de Bénédictins, l'ancienne route impériale conduisant» au Semmering traverse le bourg, la route qui se sépare à gauche au château de kranichberg (possession de l'Archevêque de Vienne) et au bourg de Kircliberg am Wechsel où se trouvent des grottes remarquables de stalactites. A Gloggnitz le chemin de fer commence à monter en décrivant des courbes immenses pour atteindre au sommet du Semmering. 11 fait d'abord un conde à droite au dessus de la fabrique de papier SchlôgelmQhl, précédemment propriété de l'état, et de nombreuses maisons de campagne jusqu'à Payerbach, à l'entrée de la romantique vallée de Reichenau où coule le joli torrent la Schwarzau entre le Schneeberg et la Raxalpe. Comme séjour d'été ces endroits ravissants sont très fréquentés. L'auberge de „-Thalhof" dans une magnifique situation, mais où l'on est très chèrement et sous tout autre rapport à peine recommandable. Etablissement hydropathique appartenant au propriétaire de l'auberge du Thalhof, Waisnix qui ne souffre aucune observation dirigée par ses hôtes contre son établissement. De là on peut faire une charmante excursion au Kaiserbrunnen dont la source est conduite à Vienne au moyen d'un aqueduc; continuant sa route à travers la grande et la petite Hôllenthal (vallée d'enfer) on arrive à l'auberge de „Singerin" et dans la „Nasswald", colonie protestante de bûcherons. Près de Payerbach la voie ferrée se

dirige brusquement à gauche et retourne tellement en arrière qu'on voit de nouveau Gloggnitz gisant à une assez grande profondeur. Depuis là, c'est une suite de tunnels, de viaducs, de galeries qui imposent par leur hardiesse, et conduisent le voyageur aux points de vue les plus magnifiques de la montagne. A gauches les blanches ruines du château de Wartenstein. On passe à côté des puissantes ruines du château de Klam au dessous du quel dans un s?»' étroit défilé s'étend le riant bourg de Schottwien. Tout près au pied du Sonnwendstein ou Gôstrit^ la petite église de Mariaschut^ lieu de pèlerinage que l'on voit de fort loin. Breitenstein, la station de Semmering. Jusqu' ici l'on a passé par i3 tunnels: Pettenbach-Tunnel 95° de long*), Steinbauer-T., Eichberg-T., Clam-T. 77 les trois Tunnels reliés par deux galeries à travers la Weinzettehvand i63, 88 et 68°, avec p° de galeries forment ensemble une longueur de 363°, le Tunnel de Weinzettelfeld a 119 , le Krausel-Klause-T. 7 seulement, le Rotterswand-T. 180°, Weberkogel-T. 200 , le Wolfsberg-T. 140 , le Kastnerkogel-T, 106 . La voie ferrée atteint à son point le plus élevé dans le quatorzième Tunnel, le plus grand de tous, ayant une longueur de 73o° s'ouvrant immédiatement derrière la station de Semmering et f anehissant les frontières de la Styrie. Parmi les viaducs, les plus remarquables sont: le viaduc de Schwarza près de Payerbach, 18 arches, celui de Jâgergraben n arches superposées' en double, celui de Gamperlgraben, 12 arches superposées, ces deux derniers entre Klam et Breitenstein, après la dernière station le viaduc de Krausel-Klausen, 8 arches. Au de là du Semmering-Tunnel suivent les stations de Spital au Zerrwald, et de Mùr^uschlag où s'arrêtent les trains de plaisir. Ceux ci arrivant vers les 1 1 heures et repartant ordinairement entre

') 1" toise, G pieds autrichiens, Ô04 pieds prussiens ou roo mètres. Le Tunnel de Semmering compte par conséquent plus de ' .. de mille géographique.

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"■— 6 et 7 heures, il reste suffisamment de temps pour faire des promenades le long de la Mûrz jusqu'à Kapellen au pied de la Schneealp et à Altenberg etc. En voiture on peut aller jusqu'à Neuberg (fabriques de fer et vieille église) et Mùrzsteg et de là faire une promenade en remontant la Mûrz. Cette contrée se distingue par la beauté extraordinaire du paysage. Depuis Spital, très ancien village, on peut aller au

^-,Spitaler Alm et au Stuhleck un des points de vue le plus beau et le plus étendu, ou au Kamp-Alm d'un accès plus difficile mais possédant une flore très riche et offrant un très beau coup d'oeil sur toute l'étendue du Schneeberg. Si l'on quitte le convoi à la station de Semmering, on a suffisamment de temps jusqu'à son retour, pour monter au sommet du Semmering (vue étendue au nord et au sud) et ensuite gravir la montagne de Gôstritç ou Sonnwendstein, ou descendre de la station dans les Adlitzgraben, étroite vallée renfermée entre des rochers qui débouche à Schottwien (à Schottwien il ne faut pas aller loger à la Wasserfall, ,, Cascade", mais plutôt chez le boucher Millier). En suivant ce chemin on voit d'en bas les parties les plus grandioses du chemin de fer. Depuis Schottwien on a un quart de lieue jusqu' aux ruines de Clam et à la station, ou une lieue par la grande route jusqu'à Gloggnitz, pour reprendre le convoi. Toutes ces promenades offrent le plus beau coup d'oeil sur la nature alpine. Si l'on a l'intention d'aller faire une excursion au Salzkammergut et ensuite de revenir à Vienne, on peut réunir les deux excursions de la manière la plus profitable. On va par le Semmering et Bruck an der Mur à Leoben, de là par enerz, Hieflau, Gesâus, l'abbaye d'Admont à Aussee dans le Salzkammergut Styrien, à peu de distance de Hallstadt, Ischl etc.

En Hongrie.

Pour jeter un coup d'oeil sur les plaines de la Hongrie, ont peut, sur le chemin de fer de l'état,

faire une course jusqu'à Raab (4 heures de temps). La seconde station est Schwechat renommé par la brasserie de Dreher, la plus grande en Europe. L'établissement de cette brasserie remonte jusqu'à l'année i632. C'est à Antoine Dreher décédé en i8fi3 qu'elle doit son agrandissement et son développement. A la mort de celui-ci elle occupait un emplacement de plus de 6 acres (1 acre autrichien mesure 1600 toises carrées) 9332 toises de caves voûtées, 3i ger- ; moirs, 10 doubles étuves ou tourailles, des greniers pouvant contenir plus de i3o.ooo mesures autrichiennes (Metzen), 3 chandières à vapeur, 1 machines à vapeur, 1 1 caves de dépôt (Lagerkeller) pour 328.000 Eimer et produisait journellement 36oo Eimer de bière. Près de Bruck an der Leitha où pendant l'été on établit un camp pour exercer les troupes (magnifique parc appartenant au comte Harach) la voie ferrée franchit les frontières de la Hongrie. Auparavant on voyait de là le Neusiedler See (lac de Neusiedl) ; il y a environ 6 ans qu'il se dessécha complètement, de sorte qu'on pensait déjà à convertir le terrain en champs, cependant le bassin s'est de nouveau lentement rempli. Près de Wieselburg on voit déjà les plaine de la Hongrie (Puszta) qui s'étendent des deux côtés jusqu'à l'horizon et d'où l'on ne voit surgir que des citernes et les corps des bergers s'élevant comme des tours.

Il vaut la peine de faire une course jusqu'à Pressbourg avec le bateau à vapeur, partant de l'hôtel de la navigation à vapeur situé près du canal, à 7 heures du matin, et revenir avec le chemin de fer par Stadlau. Le bateau passant le long du Prater et à travers les îles du Danube, entre près de Lobau (mémorable par la bataille de Wagram) dans le lit principal du fleuve. On trouve ensuite Deutsch-Altenburg (académie rurale). Petronell capitale de la Pannonie supérieure romaine et où existent de nombreuses antiquités. Hainbourg (grande fabrique de tabac), les ruines du château de Theben situées sur des rochers escarpés. En deux ou trois heures on

arrive à Pressburg: on peut y voir le Schlossberg, la colline du couronnement (Krônungshûgel) sur laquelle le Roi d'Hongrie s'élançant frappe l'air de son glaive aux quatre points cardinaux. En dernier lieu Pest est devenu la ville du couronnement. Ou trouve une bonne table à l'arbre vert (grûner Baum). Le retour peut s'opérer en deux heures depuis Marchegg par le chemin de fer du nord ou par celui de l'état (Nord- ' oder Staatsbahn) cette dernière route est plus intéressante, parceque on a l'occasion de passer près de Stadlau sur le pont du Danube, chef d'oeuvre des constructions modernes de ponts.

Si l'on veut faire une excursion jusqu'à Pest, on doit préférer descendre le Danube et opérer son retour par le chemin de fer. Pour cette excursion deux jours suffisent amplement.

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