‹ Vies choisies des principaux saints (volume 4)Chapitre 70 sur 104 · S. PIERRE, ÉVÊQUE · texte numérisé non relu

S. PIERRE, ÉVÊQUE

Malgré le zèle et les soins du saint évêqne d'Alexandrie il se trouva des chrétiens dans lesquels l'amour du monde prévalut, et qui pour échapper aux tourments et à la mort trahirent lâchement leur religion; mais de tous les apostats aucun ne scandalisa plus l'Église que Mélèce de Lycopolis, dans ]a Thébaïde. Quoiqu'il fût déjà coupable de plusieurs crimes on ne pensa pour lors qu'à son apostasie. S. Pierre assembla un concile où Mélèce fut convaincu d'avoir apostasie et d'avoir commis d'autres crimes, et il fut déposé. Le coupable, loin de se soumettre, se mit à la tête d'un parti de mécontents, et pour justifier sa révolte il alFe claungrand zèle pour la discipline. Il publia diverses calomnies contre l'évêque d'Alexandrie et contre son concile; il en vint jusqu'à dire qu'il avait quitté la communion de Pierre pareequ'il était trop indulgent envers ceux qui étaient tombés dans l'apostasie. Toutes ces manœuvres donnèrent naissance à un schisme qui prit le nom de son auteur et qui dura cent cinquante ans. Mélèce tâcha par ses artifices de surprendre notre saint , et s'il ne réussit pas il mit au moins le trouble dans toute l'Église d'Egypte. Il méconnut l'autorité de son métropolitain, ordonna des évoques, et en plaça un dans le diocèse d'Alexandrie. Il ne fut point inquiété pendant un certain temps par rapport à ces usurpations pareeque S. Pierre avait été obligé de se cacher pour se soustraire à la fureur de la persécution.

Arius, alors membre du clergé d'Alexandrie, donna des preuves de son orgueil et de son caractère turbulent en épousant le parti de Mélèce; mais il le quitta quelque temps après, et S. Pierre

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