‹ Vies des grand capitaines français du moyen âge (volume 2)Chapitre 10 sur 54 · r.AtciiKn oi: ciiatillon · texte numérisé non relu

r.AtciiKn oi: ciiatillon

Deux hoiiuiios, qui ont laisse cliacun une grande réputation , quoique bien diFféreute, semblables Tuii au génie du mal, l'autre au génie du bien, participèrent à toutes les actions de la vie de Philippe le Bel : ce furent Charles de Valois, son frère, et Gaucher de Chatillon. Le premier croyait se faire absoudre des fautes qu'il commettait, en exécutant avec un rare talent, avec la bravoure la plus remarquable, les entreprises imprudentes dans lesquelles il avait engagé le monarque; le second fut sans cesse occupé à réparer les maux causés par l'imprévoyance de l'autre. Il ne faut point croire cependant que Philippe, placé entre Chatillon et Valois, jouât un rôle entièrement passif : si, par une aveugle confiarfbe, il se laissa eutrauKT dans la querelle avec les Flamands, querelle (jui coûta tant de sang à la France; s'il porta le désordre dans ses finances, en altérant les monnaies; s'il punit d'une manière trop cruelle les Templiers, ce prince eut d'un autre côté le mérite d'abolir le duel en matière civile, de créer des institutions sages qui cliangèrent la face de la société, de contribuer par sa valeur personnelle à réparer les désastres de Courtray. Philippe augmenta considérablement le territoire du royaume, notamment par Tacquisition du comté de Lyon. Les actes nombreux de

suit que cel historien ue mellait aucun scrupule à faire plier les l'uils nu gré de son imagination ; crailleurs il écrivait trois siècles après révéneincnt : Villani, Ventura, Ferreto , le continuateur de Guillaume (le Nangis, auteurs contemporains for^ estimés, Paulus jï^milius, Meyer, assez rapprochés de cette époque , disent que la mort de Philippe le 13el ne lut précédée d*aucun sinistre avanl-coureur, et racontent le tait sans y rien mêler qui tienne du merveilleux.

GAUCHER DK CHATILLON. 9.0. f

son règne, enregistrés dans le Trésor des cliarlres,

attestent l'application qu'il ne cessa d'apporter aux

affaires : en effet, il en examinait une foule de ses

propres yeux, et réprimait des abus devant lesquels

la plupart de ses prédécesseurs avaient reculé.

Philippe ne connut point cette osiveté regardée par beaucoup de princes comme un des apanages de leur x>ndition; ses mœurs demeurèrent toujours pures : )n n'eut jamais à lui reprocher de ces faiblesses qui émissent la vie des rois les plus illustres. Son fils fut 1 preuve d'une vérité depuis longtemps reconnue, 'est qu'un grand monarque laisse rarement pour lui uccéder un prince supérieur. Dans le mois de déembre i3i4, Gaucher de Châtillon quitta l'armée >our se rendre auprès du nouveau roi ; à son arrivée , 1 fut choisi, avec le comte de Poitiers, les seigneurs le Nesle, de Desnoyers, de la Saussaye, de Herpin , omme garants de la parole de Louis X, pour l'exéution du testament de Philippe le Bel.

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