‹ Vies des saints de BretagneChapitre 112 sur 130 · DE SAINT THOMAS DE VILLENEUVE · texte numérisé non relu

DE SAINT THOMAS DE VILLENEUVE

ont replacé une partie de lu communauté à Tréguier, dans leur ancienne maison qu'elles ont rachetée, et ont ainsi réussi à se rétablir entièrement. Elles s'occupent de l'éducation de la jeunesse de leur sexe, et reçoivent des séculières pour des retraites publiques, œuvre à laquelle cette Société s'est toujours livrée avec zèle.

Mademoiselle Anne-Marie de Budes, de Rennes, d'une des plus illustres familles de Bretagne, petite-nièce du célèbre maréchal de Guébriant, mourut jeune, et laissa par testament les fonds nécessaires pour établir une communauté, destinée surtout à recevoir les filles calvinistes qui, rentrant dans le sein de l'Eglise catholique, avaient besoin d'être instruites des vérités de la religion et de trouver un asile pour se mettre à couvert des persécutions de leurs parents. Sa mère, nommée dame Jeanne Brandin, qui lui survécut, et qui était veuve, remplit ses pieuses intentions, et fonda en 1696, dans la rue de Toussaint à Rennes, cette maison qui fut nommée le séminaire des Filles de la Sainte-Vierge, et autorisées par lettres patentes de Louis XIV, du mois de septembre 1678. 1^ calvinisme ayant heureusement disparu de la Bretagne, les directrices de cette maison, appelées les Dames Budes, du nom de leur fondatrice, se livrèrent à l'éducation de la jeunesse, et entreprirent la bonne œuvre des retraites, qu'elles continuent encore. La ville de Rennes acquit leur maison en 1758, pour motif d'utilité publique, la leur paya, et la fit démolir. Elles s'établirent dans la rue Saint-Helier, où elles sont demeurées jusqu'à la révolution. Leur nouvelle maison fut alors aliénée ; mais, fidèles à leur vocation, les Dames Budes se sont rétablies dans un autre lieu de la ville, et ne cessent pas de se rendre utiles.

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