FILLES DE L'UNION CHRÉTIENNE
protestantes qui revenaient à la foi catholique les moyens de se préparer à leur abjuration, offrir un asile aux personnes de naissance qui étaient sans fortune, et enfin procurer à la jeunesse du sexe une éducation chrétienne. Secondé par une pieuse fille, nommée Anne de La Croze, il ouvrit en 1661, à Gharonne, village très-voisin de la capitale, une maison qui fut le berceau de cet institut, et d'où les Sœurs furent ensuite transférées dans la rue Saint- Denis à Paris. Cette première communauté en forma d'autres, parmi lesquelles il y en eut une a Brest. Nous ne connaissons pas la date de la fondation ; nous savons seulement qu'elle a subsisté dans cette ville jusqu'à la révolution. Les Filles de l'Union chrétienne, qui portaient aussi le nom de Filles du Sacré-Cœur de Jésus, ne faisaient que des vœux simples.