‹ Vies des saints de BretagneChapitre 51 sur 130 · A BATE DE SAINT-JEAN-DBS-PRÉS · texte numérisé non relu

A BATE DE SAINT-JEAN-DBS-PRÉS

CATALOGUE HISTORIQLE DES ABBÉS

Jcd.... est le premier qui soit connu; il fut du nombre des huit abbés qui assistèrent de leurs conseils Jpan de La Grille, évêque de Saint-Malo, et Guillaume de Passavant, évéque du Mans, commis par le pape Adrien IY pour juger le différend que l'évêque de Nantes avait avec les religieux de Tournus.

Gui fut témoin d'une donation faite en 1165 à l'abbaye de Montfort, par un gendarme de Loheac, nommé Pierre; et d'une autre faite au prieuré de la Trinité de Combourg par Albert, évêque de Saint-Malo. On lui donne dans ces actes le titre#d'abbé de Josselin, et non de Saint-Jean-des- Prés; mais, comme i) n'y a pas eu dans cette ville d'autre abbaye que celle de Saint-Jean-des-PYés, on a fort bien pu donner à l'abbé de Saint-Jean le titre d'abbé de Josselin, comme on a donné le nom d'abbé de Montfort à l'abbé de Saint-Jacques, près Montfort. et celui d'abbé de Fougères à l'abbé de Saint-Pierre de Rillé, près Fougères.

A.... est indiqué comme abbé de Saint- Jean -des- Près dans une charte de Painpont, datée de Tan 4499.

Nicolas, abbé de Saint-Jean-des-Prés, mpuru^ le 17 janvier, suivant le nécrologe de Montfort.

Pierre de Bart ou Le Bart porte le titre d'abbé de Saint-Jean dans un ancien acte de cette abbaye, dont la date ne paraît plus, dit le P. Le Large.

Rpbert Lescdier fit bâtir le cloître de sa maison en 1402. Il soutint plusieurs procès pour la défense des droits de son abbaye, et vivait encore en 1447.

Gui de Coetlogon était abbé en 1450, suivant un aveu daté de cette année. Il fut transféré à painpont deux ans après, et mourut abbé de cette maison en 1472, selon le P. Le Large.

Jean de La Bouere fut élu en 1452. il faisait les fonctions de grand vicaire du diocèse de Saint-Malo en 1460, et vivait encore en 1471.

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Robert de Brede succéda au précédent, si l'on s'en rapporte à un ancien acte non daté, vu par le P. Le Large.

Pierre Bihoulier tint l'abbaye depuis l'an 1476 jusqu'en

Matburin de L'Orme fut élu après la mort de Pierre Bihoulier; mais le pape n'agréa pas son élection, et nomma à l'abbaye

Jean Bohier, natif d'Auvergne. Ce dernier, étant déjà abbé de Rhuis, se démit de son droit sur Saint-Jean-des- Prés, en faveur de Gilles de Coetlogon, qui le fit valoir.

Gilles de Coetlogon, chanoine de Saini-Jacques de Montfort et licencié en droit canon, obtint ses bulles du pape Alexandre VI, le 9 novembre 1495. Quoiqu'elles lui accordent tous les droits d'abbé régulier, elles ne lui donnent cependant l'abbaye qu'en commende. Gilles obtint, en 1501, le privilège de bénir et réconcilier les églises, de conférer les ordres mineurs, et d'officier avec la mitre et les ornements pontificaux. Son décès arriva en 1506, selon le P. Le Large.

Guillaume Grimaud, curé de Guegon, obtint l'abbaye en commende en 1507, et la coadjutorerie pour son neveu en 1552. Il fut un des exécuteurs testamentaires de Jacques, vicomte de Rohan, mort en 1527.

Louis Grimaud, neveu du précédent, présenta son placet à la chancellerie en 1533, pour avoir permission de mettre à exécution les bulles de coadjuteur de Saint-Jean-des- Prés, qu'il avait obtenues du pape. Il succéda à son oncle en 1536, et moyrut vers 1540.

Louis de Pommelecc était abbé de Saint-Jean en 1540 et 1541, selon les statuts synodaux de Guillaume Le Gouverneur, évêque de Saint-Malo.

Antoine de Senecterre tenait l'abbaye en 1546, et avait pour grand vicaire Sébastien Thomé, trésorier de l'église de Rennes. Il se démit en faveur de son frère, et mourut en 1592, évêque du Puy-en-Velai^ siège auquel il avait été nommé en 1561.

Jacques de Senecterre fut pourvu sur la démission de son frère, et fit serment de fidélité au roi dans sa chambre des comptes de Nantes, en 1560. L'abbaye était en régale en 1655.

Martin de Beaune, de la maison de Semblançai, fut nommé en 1565, et se démit vers 1568 en faveur de Pierre FouIIé, qui était son grand vicaire dans l'administration de l'abbaye.

Pierre Focllé, sieur de Marzy, conseiller et aumônier de la reine-mère, fit serment de fidélité au roi pour Saint- Jean-des-Prés le 6 avril 1568; obtint mainlevée de l'abbaye le 7 juillet 1573, et mourut à Paris en 1594. Il fut inhumé dans l'église de Saint-Se vérin.

Samuel Cyrano fut nommé par la reine-mère en 1594, mais il se démit quelques jours après en faveur du suivant.

Pierre Pigrai ou Piguerai, Parisien et agent du clergé, prit possession en 1595, assista aux Etats de Rennes en 1600, et mourut dans son abbaye en 1619.

Claude Blondeau, agent du clergé et aumônier ordinaire du roi, fut nommé en 1619, assista aux Etats de Ploermel en 1626, et mourut en 1648.

Octave de Blanchefort, archidiacre de Sens, reçut l'économat de l'abbaye en 1648, dans l'espérance d'avoir ses bulles de Rome; mais enfin il céda ses droits à son successeur.

Sébastien de Guemadeuc prit possession de l'abbaye en 1650, et en jouit pendant cinquante-deux ans. 11 mourut évêque de Saint-Malo le 7 mars 1702.

Jean Ernest, comte de Lowvensteyn, prince souverain de Chasse-Pierre, neveu du cardinal deFustemberg, grand doyen de la cathédrale de Strasbourg, chanoine de Cologne, et prince abbé de Stavelo, fut nommé le 16 avril 1702 à l'abbaye de Saint-Jean-des-Prés, et en prit possession le 28 novembre 1703. Élevé sur le siège épiscopal de Tournay en 1713, il mourut en 1731.

N. de BrillacûIs de Pierre, premier président au Par-

MO I/ÉGUSE Dl BRtTAGNK.

le ment de Bretagne, fut nommé au mois de novembre 47&1 , ôt posséda l'abbaye jusqu'en 4784. II avait été vicaire général de Poitiers.

N. Jacqdelot du Bois-Rouvray, ecclésiastique breton, trésorier de la Cathédrale de Vannes et ficaire général de ce diocèse, fut nommé à l'abbaye de Saint-Jean en 1784, et en jouit jusqu'en 1790.

ABBAYE de St.. JACQUES DE MONTFORT .

Cette maison, qui se trouve près de la petite ville de Montfort-la-Canne, autrefois du diocèse de Saint-Malo et aujourd'hui de celui de Rennes, était redevable de sa fondation à la pieté de Guillaume, 1er du nom, sire de Montfort et de Gaël. Les religieux de Saint-Melaine approuvèrent son dessein et lui accordèrent, le 1er mai 1152, le terrain où furent jetés les fondements de la nouvelle église. Saini Jean de La Grille, alors évoque de Saint-Malo, la consacra à Dieu sous l'invocation de saint Jacques, apôtre.

Cette abbaye était fondée pour six chanoines réguliers et valait à son abbé deux mille cinq cents francs de revenu annuel. Les bâtiments de cette maison sont aujourd'hui occupés par une communauté d'Ursulines.

CATALOGUE HISTORIQUE DES ABBÉS

Bern ard fut le premier abbé de Saint- Jacques de Montfort. Entre toutes les règles qui lui parurent propres à former les premiers religieux de cette maison, il choisit celle d'Arouaise, abbaye d'Artois, qui était la plus austère de toutes celles qui étaient en usage de-son temps. D. Martène a donné au public cette observance sous le nom de coutumes des chanoines réguliers de Saint-Jacques de Montfort. Bernard, que sa haute piété rendait très-recommandable, travailla utilement en 1168 à réconcilier l'évêque de Rennes

1 Jbbatia Sancti Jacobi Montisfortis.

ABBAYE DE SAINT-JAC0JJES-DE-MONTF0RT. Sil

avec son chapitre. On ne sait pas l'année de sa mon ; le jour en est marqué au 22 septembre dans le nécrologe de l'abbaye.

Jean de Vaunoise était originaire de la paroisse de Humilié près Montfort et d'extraction noble. Ce fut à sa considération que Geoffroi, sire de Montfort, céda à l'abbaye de Saint-Jacques tous les droits seigneuriaux qu'il avait sur la terre de Vaunoise. Son mérite et sa piété le firent élire archevêque de Dol vers 1189; mais H mourut avant son sacre, et fut inhumé dans son abbaye.

Tual, prieur du monastère de Painpont, membre dépendant de l'abbaye de Saint-Meen, fut nommé par le pape Célestin III en la place de Jean de Vaunoise, que le chapitre de Dol avait élu pour son archevêque. Comme il était religieux bénédictin, les chanoines marquèrent une grande répugnance à le recevoir ; mais ils furent obligés de se soumettre à la décision du pape. Devenu paisible possesseur, il reprit le dessein qu'il avait conçu quelques années auparavant de soustraire le monastère de Painpont à celui de Saint-Meen et d'y établir des chanoines réguliers. Le pape Innocent III lui en accorda la permission, ainsi que Pierre Giraud, évêque deSaint-Malo ; mais on ne sait précisément en quelle année fut faite celte érection. L'année de la mort de Tuai n'est pas plus certaine ; le jour en est marqué au 24 février dans les nécrologes de Painpont et de Montfort.

R. fut un des arbitres du différend qire Raoul, sire de Montfort, eut en 1210 avec Eudon et Juhel, ses enfants, pour leur subsistance, suivant une charte da château de Vitré.

Guillaume de Pontoint transigea en 1216 avec l'abbé de Saint-Metaine sur les droits de la chapelle de La Bretonnière située dans la paroisse de Pacé. Il mourut le 26 mars 1217, suivant l'obituaire de son abbaye.

Even ordonna en 1217 qu'on célébrerait tous les ans, le 3 novembre, un anniversaire pour les pères et mères des chanoines de l'abbaye. Il mourut le 12 avril 1219, suivant le même obituaire.

513 l'ÉGLISK DE BRETAGNE.

Robert de Sàint-Gonlai transigea en 1220 avec Jean de Dol, sire de Combourg, fut gratifié en 1224 de l'église de Bourg-de-Comptes par Josselin de Montauban, évêque de Rennes, et donna le 28 août 1227, aux deux chanoines réguliers de l'église de Rennes, les deux tiers des grosses dîmes de la paroisse de Langan. Sa mort est marquée au 27 septembre dans le nécrologe de l'abbaye.

Raoul de Saint-Gonlai succéda à son oncle ; mais on ne sait en quel temps il fut élu, ni en quelle année il mourut.

Geoffroi Le Maiïiard fut le dixième abbé de Montfort, suivant l'auteur du nécrologe, qui met au rang des abbés Bressel et Guillaume de Saint-Maugan. 11 mourut le 21 octobre 1296. On lui attribue quelques règlements faits pour rétablir l'observance dans l'abbaye, en conséquence de la visite que Renaud, archevêque de Tours, y fit en 1293.

Jean de Belleville fut nommé en 1296 arbitre du différend que les chanoines de Saint-Malo avaient avec Guillaume de Saint-Gilles, chevalier. Il mourut le 2 janvier 1528, suivant le nécrologe de son abbaye, qui lui donne le titre de restaurateur de son église, c'est-à-dire du chœur; mais le testament de Raoul, sire de Montfort, prouve la fausseté de cette date.

Raoul Le Molmer, prieur de La Bretonnière, fut un des exécuteurs testamentaires de Raoul, sire de Montfort, décédé en 1314; mais il se démit de cette commission selon un acte du château de Vitré. Il continua l'église commencée par son prédécesseur, et mourut le 13 juin 1332, selon le nécrologe.

Raoul Dolnoir, docteur en décret, afféagea un pré en 1343, et mourut en 13601e 27 juin, selon l'auteur du catalogue des abbés de cette maison.

Raoul Quinod ou Quernou succéda en 1360, selon le même catalogue, et ne tint le siège que quelques mois.

Pierre Adeline fut élu en 1362, et accorda l'année suivante à Raoul de Vaunoise, chevalier, une espèce de juridiction sur quelques vassaux de l'abbaye. Il aflëagea quel-

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