ABBAYE DE NOTRE-DAME DE BUZAI
Le duc Conan III et la duchesse Ermengarde, sa mère, fondèrent, suivant la Chronique de Mellerai, cette maison pour six religieux, le 17 juin 1435, dans la paroisse de Rouans, diocèse de Nantes. Mais, soit par négligence, soit par mauvais conseils, le duc n'exécuta point ses promesses, et retira môme aux religieux une partie des fonds qu'il leur avait donnés. Saint Bernard, faisant la visite de ses monastères, trouva celui de Buzai si pauvre et si incommode, qu'il ordonna à ses religieux de retourner à Clairvaux. Avant de sortir de Bretagne, il alla voir le duc et lui fit des reproches très-vifs sur sa conduite à l'égard des religieux de Buzai. Ce prince reconnut sa faute, et rendit à ces religieux tout ce qu'il leur avait ôté. Il leur donna même de nouveaux fonds, tant pour continuer leurs bâtiments, que pour entretenir un nombre suffisant de religieux. La charte de ce prince n'est point datée; mais elle fut souscrite par plusieurs évêques, entre autres par saint Jean de La Grille, alors abbé de Sainte-Croix de Guingamp, et fait ensuite évêque de Saint-Malo en 1144.
L'abbé de Buzai jouissait d'un revenu annuel de trente à quarante mille francs. Le monastère est aujourd'hui entièrement détruit, ainsi que son église, reconstruite en 1755, et dont 11 ne reste plus que la tour.
CATALOGUE HISTORIQUE DES ABBÉS
Pjerre fut choisi par saint Bernard même pour gouverner le nouveau monastère de Buzai; son nom se trouve dans la charte du duc Conan III, dont on vient de parler.
Guillaume était abbé en 1150. Il fit affranchir en 1152 toutes les terres de son monastère sises en Retz, et sous-
* Jbbatia Bealce Mariœ de Buzaio.
ABBAYE DE BUZAI.
crivit une donation faite en 1153 à l'abbaye de Fontevrault, par Hoèl, comte de Nantes. Il mourut ou se démit la même année.
Adam fut gratifié en 1153 par Hoël, comte de Nantes» d'une terre nommée La Villeneuve, qui devint ensuite une abbaye.
David était abbé en 1157, selon un ancien acte de son monastère. Il fut un des arbitres choisis en 1 161 pour juger le différend que les chanoines de Saint-Pierre de Nantes avaient avec les religieux de Quimperlé pour la propriété de l'église de Notre-Dame de Nantes. Suivant une charte de Saint-Florent de Saumur, il vivait encore en 1166.
Pierbe était contemporain de Robert, évêque de Nantes, qui mourut en 1183. Pierre avait été élu en 1170; il fut peu de temps abbé.
Geoffroi transigea en 1175 avec Olivier de Begon pour une portion de l'île de Kyriole en présence de Robert, évêque de Nantes.
Richard fut gratifié en 1177 de La Haye-Durand et d'un quartier de terre contiguë par Silvestre, fils de Rolland, seigneur de Begon. Il vivait encore en 1179.
Main reçut en 1187 une donation faite à son monastère par Raoul de Cheméré, se démit vers l'an 1199, et vivait encore en 1204.
Guillaume Robert fut élu vers l'an 1199, assista à la fondation de l'abbaye de Villeneuve en 1201, et vivait en* core en 1203.
Gautier succéda à Guillaume en 1203, donna quelques vignes à Etienne de Villedieu en 1204, et vivait encore en 1405, selon un acte de son abbaye.
RicnARD reçut en 1207 une saline donnée à son monastère par À., seigneur de Retz, transigea en 1214 avec \ Àimeri, chapelain de Saint-Nicolas, sur la moitié d'une métairie, et vivait encore en 1232.
Mathieu tenait le siège abbatial en 1236, selon une charte de son abbaye.
Barthélemi afferma en 1237 la maison de Moire et ses
dépendances à GeoflYoi de La Vallée, chevalier, et admit en 1240 Geoflroi de Penecé, chevalier, h la participation des prières de sa communauté, en reconnaissance des biens qu'il avait faits à sa maison.
Gilles est indiqué comme abbé dans un acte daté de 1246. Il fît ratifier en 1252 les bulles qu'il avaient obtenues du pape Innocent IV pour la fondation de l'abbaye de Prières, et établit un abbé et des religieux dans ce nouveau monastère. En 1262, il transigea avec Jacques de Guerrande, évèque de Nantes, pour un pré qui avait été donné à son abbaye par Etienne, évêque de Nantes.
Robert succéda à Gilles, et vivait en 1268, suivant le catalogue des abbés de son monastère.
Daniel tenait le siège abbatial en 1276, selon un acte de son abbaye.
Jean était abbé en 1517, et se démit en 1524.
Jean de Metz implora en 1528 la protection du duc contre les violences de Girard, seigneur de Machecoul, et vivait encore en 1551.
Henri approuva en 1559 un bail emphytéotique fait par Guillaume, abbé de Prières.
Denis était abbé en 1566, suivant un acte de son monastère.
Louis succéda à Denis, scion l'auteur du catalogue des abbés de Buzai, et vivait en 1577.
Guillaume Maréchal tenait le siège en 1585, suivant un acte de son abbaye.
Jean Gendron a fut gratifié en 1417 de quelques terres par Rolland de Severac. Il assista au concile de Bâle en qualité de procureur général de son ordre, commission dont il avait été chargé par le chapitre tenu à Cilcaux eu 1450. Le duc de Bretagne le mit aussi au nombre des ambassadeurs qu'il envoya à celte assemblée. Jean accepta le * <5avril 1451 la fondation de la fête solennelle de la Présentation de la sainte Vierge dans son église. Il acquit en 1451
« Martènc, t. k, Jneçdof,, p. 1679; et t. 8, Coll. M., p. 91U
ABBAYE DE BOZAI. 553
quelques terres de Gui de Carné, fils de Payen, seigneur . de Lestier. *
Imbert Boulay, natif de Châteaubriand, était abbé de Buzai et de Prières en 1457. Il prend cette qualité dans un acte de Prières dont il se regardait apparemment comme le premier abbé en qualité de fondateur. Un titre de La Roche-Bernard prouve que cet abbé vivait encore en
Odet de Rivière, abbé de Redon, obtint en commende l'abbaye de Buzai en 1474. Le pape écrivit au duc à ce sujet une lettre datée du i9 juillet 1474. Odet mourut au commencement de Tannée 1492.
Pierre Gigan fut élu en 1492, ou se mit en possession de l'abbaye sans aucune nomination. Le roi, informé de ce qui se passait, donna commission, le 28 mars 1492, à son procureur général de procéder contre cet usurpateur. On ne voit pas quelle fut la fin de cette procédure.
Jean Bohier, archidiacre de Nantes et abbé commendataire de Saint-Gildas- des- Bois, obtint encore celle de Buzai, dont il était paisible possesseur en 1494. 11 mourut en 1508.
Frère Jean, abbé régulier de Buzai, rendit, en 1519, aveu à Christophe de Sévigné, seigneur de Vigneu et de Tréal, pour les terres de son abbaye sises dans la paroisse de Montluc, diocèse de Nantes.
Léon Tissart, chanoine de Nantes, obtint en commende l'abbaye de Buzai en 1524. Le placet qu'il présenta à la chancellerie pour avoir permission de mettre ses bulles en exécution est du 4 mars 1523, avant Pâques. Il fit serment de fidélité au roi en 1536 et 1559, et vivait encore en 1545.
Frère Henri Cladsse fit serment de fidélité au roi dans la chambre des comptes de Nantes en 1564 pour l'abbaye de Buzai.
Henri de Gondy, archevêque de Paris, fil le même serment en 1600, et mourut le 3 août 1622.
554 l'église de Bretagne.
Jean-François-Paul de Gondy, dit le cardinal de Retz, succéda à son oncle, et mourut en 1679.
Jean-François-Paul Le Fèvre de Caumartin fut pourvu de l'abbaye de Buzai, sur la démission du fameux cardinal de Retz, son oncle, et mourut évêque de Blois le 3 août
Louis de Bourron-Condé, comte de Clermont, fut nommé en 1733, et se démit en 1737 pour avoir l'abbaye de Saint- Germain-des-Prés, vacante par la mort du cardinal de Bissy.
Pierre-Augustin-Bernardin de Rosset de Flecry fut nommé au mois de juillet 1737 à l'abbaye de Buzai, et depuis à 1 evêché de Chartres. Il mourut le 13 janvier 1780, avec la réputation d'un excellent évêque.
Après la mort de M. de Fleury, les revenus de la mense abbatiale furent appliqués aux économats jusqu'en 1789.
Jean-George Le Franc de Pompignan, évêque du Puy, ensuite archevêque de Vienne, obtint en 1789 l'abbaye de Buzai, lorsqu'il quitta ce dernier siège. Ce prélat, qui défendit la religion avec zèle, édifia la France par ses vertus et l'éclaira par de savants écrits, montra au commencement de la révolution une timidité qui a obscurci sa gloire. Il mourut le 30 décembre 1790.
ABBAYE de NOTRE-DAME DE LANGONET 1 .
Ce monastère fut, suivant l'ancienne charte de Bégar, fondé par le duc Conan III dans la paroisse de Langonet, diocèse de Quimper, le 20 juin 1136. On ne sait ni quel motif porta à faire cette fondation, ni quelles personnes contribuèrent à cette bonne œuvre. Tous les titres de l'abbaye étaient depuis longtemps perdus, et il ne lui restait aucun monument qui pût servir à faire connaître ceux qui
• Abbatia Reatœ Marias de Langonet.
ABBAYE DE LAHGONET.
l'avaient gouvernée. Ainsi nous ne donnons ici que ce qui s'est trouvé dans différents actes de la province.
Cette abbaye avait sept religieux, son abbé jouissait d'un revenu annuel de six mille francs. Cet ancien lieu de prières a été depuis la révolution transformé en haras.
CATALOGUE HISTORIQUE DES ABBÉS
Le premier abbé est inconnu.
Le second est saint Maurice, qui fut un des arbitres établis en 1 161 pour juger le différend que les chanoines de Saint- Pierre de Nantes avaient avec les religieux de Quimperlé, relativement à la propriété de l'église de Notre- Dame dans la ville de Nantes. Il bâtit en 1 1 70 le monastère nommé depuis de Saint-Maurice dans la forêt de Carnoet, avec la permission du duc Conan IV, qui estimait beaucoup sa vertu. Ce prince lui donna le terrain nécessaire pour établir l'abbaye, et dota cette maison. Maurice était originaire de Loudéac, au didcèse de Saint-Brieuc, et avait cultivé les belles-lettres dans sa jeunesse0. Conduit pu. l'esprit de Dieu, il se retira vers l'an H40 dans le monastère de Langonet, dont il fut fait abbé dans la suite. C'est dans ce dernier lieu qu'il mourut en odeur de sainteté en 1194, selon l'auteur de sa Vie. On ne sait s'il se démit du gouvernement de Langonet, lorsqu'il commença à bâtir celle de Carnoet, ou s'il retint l'administration des deux maisons.
Hervé de Caboul succéda à saint Maurice dans le gouvernement des abbayes de Langonet et de Carnoet, et vivait encore en 1220. On ne sait en quel temps les deux maisons se séparèrent.
Guillaume admit en 1307 Hervé de Léon, seigneur de Noyon, à la participation des prières u«î sa communauté. Il ne prend dans cet acte que la qualité d'abbé de Langonet.
Henri de Kergoet était abbé de Langonet en 1477, suivant un acte de l'église de Quimper. 11 assista le 15 octobre
« Voy ez sa fie, Vltê des Saints de Bretagne, t: 2.
556 l'église db bretàgne.
1480 à l'entrée solennelle de Gui, évêque de cette église, et vivait encore en 1482.
Vincent de Kergoet était abbé en 1510 et 1514.
Frère Yves De Bodteville fat maintenu en possession de l'abbaye de Langonet le 13 avril 1518 contre frère Yves de Vaucouleur, qui lui disputait ce siège. Yves de Bouteville mourut en 1536, et son temporel fut mis en régale le 7 avril de la même année.
Jean Nicolas était abbé commendataire en 1541.
François de Bonàcourcy 1 fit serment de fidélité au roi en 1549, dans la chambre des comptes de Nantes.
Paul de Bonacourcy fit un pareil serment en 1590, assista aux Etats de Rennes en 1603, et vivait encore en
Isaac de Marbeuf assista aux Etats de Vannes en 1649 en qualité d'abbé de Langonet.
Claude de Marbeuf assista aux Etats de Dinan en 167$ comme abbé de Langonet.
Réné-Auguste de Marbedf, aumônier de la reine, fut nommé en 1725, au mois de mai, et conserva cetle abbaye jusqu'en 1754.
N. de Lesquen, chanoine de Rennes et commissaire provincial de la chambre des décimes, fut nommé abbé de Langonet en 1754, et mourut le 10 novembre 1765.
Toussaint-Frauçois-Réné Conen de Saint- Luc succéda en 1766 à M. de Lesquen dans l'abbaye de Langonet, devint évêque de Quimper en 1773, et se démit de cette abbaye en 1785.
François-Charles Chevreuil, natif du diocèse de Quimper, chanoine, vicaire général, officiai diocésain et chancelier de l'Eglise de Paris, fut le dernier abbé de Langonet. Nommé en 1786, il ne jouit que pendant quatre ans de ce bénéfice.
1 Ce nom ne nous parait guère français ; nous pensons qu'il est italien, et qu'au lieu de Buonacorsi, on a mal écrit Bonacourcy.
ABBAYE DE BOQUEN, 557
ABBAYE DE NOTRE-DAME DE BOQUEN i.
L'auteur de la Chronique de Nantes nous apprend que ce monastère fut fondé le 15 octobre 1157 par Olivier, prince de Dinan, et que Guillaume, évêque de Tréguier, en bénit le premier abbé. Cette maison, située dans la paroisse de Plenée-Jugon , diocèse de Saint-Brieuc, était établie pour quatre religieux. Elle produisait à son abbé un revenu annuel de douze cents francs.
CATALOGUE HISTORIQUE DES ABBÉS
Adonias est le nom du premier abbé de Boquen. La Chronique de Nantes2 assure qu'il était frère de l'évêque de Tréguier, et celle de Lamballe le dit frère du fondateur. Son peu de capacité pour le gouvernement le fit déposer dans la suite, et on mit en sa place :
Guethenoc, homme très-pieux et très-versé dans les sciences divines et humaines.
Kennaroc succéda à Guethenoc. L'époque de sa mort ne nous est pas plus connue que celle de la mort de ses deux prédécesseurs.
Brient souscrivit à une charte de l'abbaye de Saint-Melaine datée du 1er octobre 1202. Il obtint de Juhel de
1 Abbatia Beatœ Mariœ de Doquiano.
Le nom de Boquen s'écrit de plusieurs façons : c'est tantôt Bosquîen, tantôt Boquien, et enfin Boquen. Nous croyons que cette dernière est la meilleure ; car, comme on trouve beaucoup d'autres noms de lieux dans la Haute-Bretagne qui sont évidemment bretons, nous pensons que ce nom vient de la langue bretonne, et que Boquen est composé de deux mots, de bot, qui signifie buisson, et de quen, qui veut dire beau.
* Nous ne savons où D. Morice a trouvé ce fait dans la Chronique de Nantes. Elle ne dit rieu de cette fondation, ni même de lYpoque où elle a été faite
558 l'église de Bretagne.
Mayenne, seigneur de Dinan et sénéchal de Bretagne, une sauvegarde pour son monastère.
Alain est indiqué comme abbé de Boquen dans une charte de Saint-Aubin-des-Bois datée de 1223, et dans une autre de 1238.
Pierre de Paluel, religieux de Saint-Meen, succéda à Alain et mourut au mois d'octobre, suivant le nécrologe de Saint-Meen. [1 est fait mention de cet abbé dans des
actes de Saint-Aubin-des-Bois datés de 1246 et 1253.
Guillaume était abbé de Boquen en 1257, suivant un acte de Bonrepos. Il échangea quelques dîmes avec l'abbé de Saint-Nelaine en 1268.
Luc souscrivit à l'accord fait au mois de juin 1309 entre Geoffroi Tournemine, chevalier, seigneur de La Hunaudaie, et Yves, abbé de Saint-Aubin-des-Bois.
Pierre était abbé en 1354 et 1340, selon deux actes de son monastère.
Guillaume Grignon ratilia le 12 janvier 1390 une donation faite à l'abbaye de Bonrepos par Jean, vicomte de Rohan. 11 est indiqué dans cet acte comme père de Bonrepos, parce que ce monastère était une fille de Boquen. On voyait au château de Blain un aveu de cet abbé, rendu» à la vicomté de Rohan en 1405. Il mourut le 16 avril 1434.
Jean Bonnet ou Bouvet fut élu en 1434. et se démit en
Louis Du Verger fut élu en 1449, et se démit en faveur du suivant, inoyeunant une pension qu'il se réserva.
Nicolas Rabel fut élu en 1462. Vincent, abbé de Bégar, et le pape Pie 11 confirmèrent son élection.
Jean Gonnart fit un arrangement en 1472 pour un trait de dime dans la paroisse du Gourai, rendit aveu à la seigneurie de ïrégouel en 1477, et vivait encore en 1479.
Normand Baudre transigea en 1483 avec Charles Du Parc, seigneur de La Motte, consentit en 1485 au rétablissement d'Olivier, abbé de Saint-Aubin, et vivait encore en 1486.
ABBAYE DE BOQUElf. 559
Christophe de La Moussaie est indiqué comme abbé commendataire dans un acte de Boquen daté de 1495. 11 mourut en 1522, selon l'auteur du catalogue des abbés de celte maison.
Guillaume de Kersal, religieux de Bégar, fut élu le 24 juillet 1522 par quelques religieux de Boquen ; mais leur élection fut rejetée par les autres, qui se déclarèrent pour le suivant.
Jean de La Motte, de la maison de Vauclerc, conseiller au parlement et archidiacre de Nantes, fut pourvu de l'abbaye de Boquen en 1522. 11 fit serment de fidélité au roi le 2 février 1534, en qualité d'abbé commendataire de Saint -Gildas- de- Rhuis et de Boquen, et de coadjuteur perpétuel et irrévocable de Quimper. Son décès arriva en 1537, suivant les registres de la chancellerie.
Guillaume Eder, chantre de l'église de Nantes, fut pourvu en 1537 de l'abbaye de Boquen, et en 1539 de la coadjutorerie de Cornouaille. lUuccéda à Claude de Roban dans cet évèché, et mourut le 22 mai 1546.
Maurice de Commacre, protonotaire du saint Siège, fit serment de fidélité au roi en 1548 pour les abbayes de Landevenec et de Boquen. Il afferma cette dernière neuf cents livres en 1558, et s'en démit en 1571.
Samson Bernabd fit serment de fidélité au roi en 1575 pour l'abbaye de Boquen.
Bertrand Gouyon, seigneur de Penguen, prenait le titre d'abbé de Boquen en 1585 et 1587.
Mathurin Tardiyel était abbé en 1591.
Jean Bocan, seigneur de Saint-Casi et de Dieudy, fit serment de fidélité au roi en 1601 pour l'abbaye de Boquen.
Jean Gillet était abbé en 1607.
Olivier Frotet, chanoine et chantre de Saint-Malo, fit serment de fidélité au roi, et assista aux Etats de Rennes en 1617, en qualité d'abbé de Boquen.
Urbain d'Espinai, de la maison de Vaucouleur, succéda
au sieur Frotet vers 1652, assista aux Etats de Dinan en 1675, et vivait encore en 1678.
Pierre-Jean Le Chapellier, originaire de Mauron, docteur de Sorbonne et proviseur du collège des Quatre-Nations, assista aux Etats de Vitré en 1677, en qualité d'abbé de Boquen.
N. de Duras fut pourvu de l'abbaye de Boquen le 19 octobre 1725 et la conserva jusqu'en 1757.
N. Le Mintier, ecclésiastique du diocèse de Saint-Malo, devint abbé de Boquen en 1757, et jouit de ce bénéfice jusqu'à la révolution. ,