BÉNÉDICTINES
Ces religieuses possédaient le prieuré de Loc-Maria, fondé à Quimper ; un autre prieuré de Loc-Maria dans la paroisse de Plumelec, diocèse de Vannes ; le couvent de la Victoire à Saint-Malo, fondé en 1621. Cette maison avait été établie par des religieuses de l'abbaye de Montmartre, près Paris. La maison de Dinan était peut-être de la même époque; mais elle fut incendiée en 1746 ou 1747, et celte communauté n'ayant pas été rétablie, Févêque de Saint-Malo se servit des bâtiments pour y former un collège. Dol avait aussi un couvent de Bénédictines, fondé en 1654 par le comte de Poilley; celui de Clisson avait été établi en 1645. La tempête révolutionnaire a renversé tous ces pieux établissements dont aucun ne s'est relevé.
FONTE VRIS TE S .
L'ordre de Fontevrault, institué dans le xn° siècle par un Breton célèbre, le vénérable Robert d'Arbrissel a, n'avait que deux maisons en Bretagne, l'une et l'autre situées dans le diocèse de Nantes et occupées par des religieuses ; c'étaient celle de La Regripière et celle du Val de Morière. La première, située dans la paroisse de Vallet, fut fondée après la mort de Robert et réformée en 1658 par le vénérable M. Olier, instituteur de la Compagnie de Saint-Sulpice. Le Val de Morière était dans la paroisse de Touvois, et sa fondation était également d'une époque postérieure à la mort du pieux Robert. Ces maisons ne subsistent plus.
<* Voyez sa vie, t. 3 des fies des Saints de Bretagne.
CALTAIRIEKNES. 645
C ALV AIRIENNES .
Antoinette d'Orléans de Longue ville étant devenue veuve en 1597, embrassa l'état religieux dans l'abbaye de l'Encioître, diocèse de Poitiers, et y institua, de concert avec le fameux P. Joseph Du Tremblay, la congrégation du Calvaire, qui est une réforme de l'ordre de Saint-Benoît. Cette nouvelle congrégation ne tarda pas à s'établir en Bretagne. Nantes posséda un monastère du Calvaire dès l'année 1623. Morlaix etSaint-Brieuc en eurent en 1625. Redon en vit un s'établir en 1629; Rennes un autre en 1651, et Quimper eut le sien en 1654. La maison de Saint-Malo fut établie en 1659, une seconde à Rennes en 1659, et une autre à Machecoul en 1675. Cet ordre si austère ne fut pas, dans le xvme siècle, à l'abri de la séduction du jansénisme. Il eut surtout une supérieure générale qui manifesta de la manière la plus déplorable son attachement à l'erreur; elle était Bretonne de naissance et s'appelait Marguerite-Françoise de Coëtquen. Envoyée en exil à cause de son obstination, elle y mourut en 1745, privée des sacrements. Il est juste de dire qu'il n'y eut que quelques religieuses qui s'écartèrent de la voie de la vérité, et que la majeure partie de la congrégation resta soumise à l'Eglise. Presque tous ces pieux asiles de la pénitence et de la piété ont été détruits en Bretagne par la révolution ; les seuls monastères de Quimper, de Morlaix et de Machecoul subsistent encore. Celui de Quimper esl maintenant établi dans l'ancien couvent de Récollets de Landernau.