‹ Vieux SaxeChapitre 40 sur 64 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

LA DUCHESSE, LE COMTE, puis LA MARQUISE.

LA DUCHESSE

Je vous en supplie. Monsieur, ne rêvez plus à ce duel. Quand je vous dis que j'ai Taveu même du petit Abbé. Son histoire est tout à fait réjouissante. Il était en effet chez la Baronne quand vous y êtes venu ; il s'est caché..,

LE COMTE

Sous la table.

LA DUCHESSE

Non, vous dis-je, dans la chambre de Frontin, où Frontin ne se trouvait pas, mais bien Marton.

LE COMTE

.l'ai besoin de rêver à certains détails dont je ne puis encore me rendre compte.

LA DUCHESSE

Révez-y tant qu'il vous plaira, mais jurez-moi de ne pas vous battre. Avec le Chevalier, à la bonne heure, mais avec un enfant, un petit page espiègle, vous n'y pensez pas !

LA SURPRISE DE L AMOUR 1 47

LE COMTE, souriant.

Eh! Eh! Madame la Duchesse, heureusement que la Baronne , à ce que vous me dites , n'a pas à craindre de rivale...

LA DUCHESSE , rougissant un peu.

Qui, moi? Le petit Abbé?... Extravaguez-vous, Comte?...

LE COMTE

A la place de la Marquise, je ne serais pas rassurée.

(A la Marquise qui vient de rentrer.) N'cSt-CC paS , Marquise? LA MARQUISE.

Que voulez-vous dire?

LE COMTE

Outre les esprits farouches dispos à percer un cœur chéri, il y en a d'autres rien moins que farouches et fort capables de le ravir.

LA DUCHESSE , embarrassée.

Décidément, Comte, vous voulez, à toute force, que je m'écarte... J'entends justement un carrosse et vais recevoir les nouveaux venus. ( Elle sort. )

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