‹ Villégiature: comédie en un acteChapitre 11 sur 21 · SCÈNE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE CINQUIÈME

Vigny, je deyiendrais amoureux de vous, amoureux tout de iM)n.

LUCIE

Oh?

Vous ne me croyez pas ?

LUCIE

Pourquoi pas, après tout... tout est possible.

Lucie...

Quoi?

Rien.

Ah ! je croyais...

JACQUES

LUCIE

JACQUES

LUCIE

JACQUES

Vous disiez tout à l'heure que pour nous laisser ainsi tous les deux, il fallait que votre mari eût une certaine confiance... vous aviez raison, décidément...

LUCIE, à pvt.

Ah çà! mais il y vient lui-même...

J'ai cru d'abord que j'en étais digne de cette confiance, et que nos deux heures de téte-à-téte se passeraient sans que l'idée me vint de vous adresser une seule parole un peu tendre... j'ai grand peur de m'étre trompé...

LUCIE

Voyez-vous ça...

JACQUES

C'est TOtre faute aussi...

LUCIE

Par exemple...

JACQUES

Vous êtes vraiment trop gentille... Et puis, je ne sais comment vous dire... vous êtes plus gentille encore que vous n'étiez tout à l'heure...

LUCIE, à part, au public.

Le signe...

Vous l'êtes autrement tout au moins... vous l'êtes d'une façon plus...

LUCIE

Plus imposante?...

JACQUES

Non... enfin voilà... J'envoie promener toutes mes bonnes résolutions de tout à l'heure, et je me mets à vous faire la cour... carrément... ça vous va-l-il ?

LUCIK.

Ça me va. Suis-je bien ?

JACQUES

Vous êtes adorable...

LUCIE

Vous n'y êtes pas. Je vous demande s la pose est bonne, si je suis placée copme doit l'être une femme à qui l'on va faire la cour.

JACQUES

Ah ! si vous vous moquez...

w^immÊÊm

Page 1