SCÈNE III
CLAUDE, MARCELLE, SYLVAIN, TIIOMÉ, VINGENETTE.
CLAUDE
Voyez donc Thomé ,votre verre qui pleure!
THOUÉ, prenant «on Terre.
Excu?oz ! m'est avis qu'il gazouille à cette heure! A la vôtre !
CLAUDE
A la vôtre !
A Sylvain.
Allons, trinque, blanc-bec!
Sylvain trinque avec Thomé.
THOMÉ, «près avoir bu.
Par saint Jean, c'est du bon! j'avais le gosier sec ! Ah! vous aurez du grain! la paille est franche d'herbes; Riche moisson !... Je vais sur mes dernières gerbes; Dès ce soir je m'installe à la grange des bois!
CLAUDE
Vous travaillez pour deux !
THOMÉ
ï^aissez! je bois pour trois!
CLAUDE
Croyez-moi bien, Tliomé, c'est un point qui me fâche
De ne pouvoir payer cliacun selon sa tâche I
Mes plus solides gars, vous les avez vaincus !
Et j'ai gagné sur vous pour le moins mille écus I
THOMÉ
Mille pastèques ! Suis-je ou non de la famille Étant depuis vingt ans chez vous?
CLAUDE
Et votre fille?...
N'a-t-elle pas seize ans depuis un mois bientôt?
THOMK.
Eh!
bien?
CLAUDE
Ces mille écus lui feront une
dotl
SYLVAIN
Père?
CLAUDE, durement.
Quoi?
THOMÉ
Dis merci, ma fille, à maître Claude Qu lâche raille écus comme une baguenaude I
VINCENETTE, troublée.
Maître Claude... merci!
CLAUDE
Quand la mariez- vous?
MAltCELLË.
Jean Simon, le faucheur, la voit d'un œil fort doux 1