‹ Vincent de GournayChapitre 3 sur 90 · Morellet, L'Esprit de contradiction · texte numérisé non relu

Morellet, L'Esprit de contradiction

Gournay. Le comte d'Albon dans son Éloge de Quesncnf , Le Mercier de la Rivière, dans une belle défense des économistes, publiée sous le ministère de Turgot', Du Pont de Nemours, dans plusieurs écrits et principalement dans une note étendue de l'édition des Œuvres deTurgot, ont résumé la doctrine de Gournay et l'ont comparée à celle de Quesnay. Mais en leur qualité de Physiocrates, ils avaient une sorte d'intérêt à exalter le mérite de Gournay, afin d'établir qu'il n'y avait pas eu de divergences sérieuses entre lui et Quesnay et de constituer une unité de doctrine économique.

Pour être fixé sur la valeur exacte des services rendus par Gournay, il n'y vivait qu'un moyen, c'était de le connaître par lui-même en mettant la main sur une partie au moins de ce qu'il a écrit.

En dehors d'une mince traduction de deux ouvrages anglais, il n'a rien publié, mais il a composé beaucoup de Mémoires ; Turgot l'atteste : « Il n'est, dit-il, presque aucune question importante de commerce et d'économie politique, sur laquelle il n'ait écrit plu-

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