‹ Vincent de GournayChapitre 38 sur 90 · Marion, Machan/f d'Arnonville · texte numérisé non relu

Marion, Machan/f d'Arnonville

u J'ai eu hier une conversalioii avec » M.deSéchelles,))note d'Argenson,dans son journal, à la date du 17 août 1755 ; <( je me )) suis réjoui du système où je l'ai vu et où je » l'ai tant excité, depuis qu'il est en place : » c'est do laisser une grande liberté au com- » merce. Il se plaît à entendre discourir >■) M. de Gournay, qui pousse cette idée et l'ap- » plique merveilleusement. M. de Séchelles » dit que M. de (journay ' va jusqu'à lui >•> proposer de rompre les jurandes, c'est-à- I) dire les communautés d'artisans et de » marchands, de façon que les métiers soient » ouverts, ce que j'approuve fort. »

Gournay ne parvint pas à faire aboutir une réforme aussi radicale, mais il réussit, par des décisions d'espèces, à introduire dans l'organisation du travail, un grand nombre d'améliorations.

Il fit admettre qu'un apothicaire, qui avait fait son temps d'apprentissage à Paris, pourrait exercer ailleurs'; qu'un ouvrier en soie, né en Savoie, pourrait, malgré sa qua-

1. De ce passage semblerait résulter que d'Argenson n'avait pas de rapports personnels avec Gournay.

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